Universitéde Strasbourg Université de Strasbourg 20% d'étudiants internationaux, 2000 coopérations dans 95 pays avec plus de 750 universités, co-fondatrice du campus européen. de Strasbourg avec plus de 750 universités, co-fondatrice
7et 8 novembre 2019 . Colloque organisĂ© par le laboratoire (E.A.4050) multi-sites « Recherches en psychopathologie, nouveaux symptĂŽmes et lien social » et le Groupe de Recherches en psychopathologie et clinique psychanalytiques sur lâAutisme (GRA).
QuatriĂšme de couverture Affinity therapy Nouvelles recherches sur l'autisme Tout s'est prĂ©cipitĂ© aux Ătats-Unis Ă partir du printemps 2014. Le cĂ©lĂšbre journaliste politique Ron Suskind publie le 1er avril Life, animated. Il y dĂ©crit sa rencontre » avec son fils autiste Owen grĂące au monde de Disney. Owen est ainsi sorti de son retrait, il s'est mis Ă parler et a dĂ©veloppĂ© de nombreuses capacitĂ©s. R. Suskind tĂ©moigne prĂ©cisĂ©ment du soutien des inventions d'un autiste par les membres de sa famille. C'est ce qu'il nomme, fort justement, l'Affinity sont les parents qui parient, souvent contre l'avis des experts, sur les capacitĂ©s auto-thĂ©rapeutiques de leur enfant autiste, accueillant leurs affinitĂ©s quelles qu'elles soient. Nombreux sont les autistes qui tĂ©moignent de l'appui fondamental qu'elles constituent, tout comme le soutien d'un de leurs proches. Il s'agit pour le chercheur, le professionnel et le psychanalyste d'apprendre des consĂ©quences de l'Affinity therapy, non seulement d'Ă©couter les autistes, mais aussi le savoir-y-faire des parents, leurs paroles transmettant inventions et trouvailles de chacun pour crĂ©er du lienL'Ă©cho considĂ©rable dans les mĂ©dias amĂ©ricains et britanniques de l'ouvrage de Ron Suskind contraint aujourd'hui les spĂ©cialistes et chercheurs du monde entier Ă une modification radicale de la considĂ©ration des obsessions ou fixations, des passions ou intĂ©rĂȘts spĂ©cifiques dans le traitement des autismes, majoritairement fustigĂ©s ou considĂ©rĂ©s comme des lubies passagĂšres, Ă Ă©radiquer. Cet ouvrage interroge ainsi la considĂ©ration des affinitĂ©s dans diverses approches de l'autisme et ouvre le dĂ©bat quant Ă la question du diagnostic, de l'Ă©tiologie et du dĂ©terminisme de l'autisme, et plus largement les points de butĂ©es que la science rencontre chez l' visĂ©e majeure de cet ouvrage - visĂ©e politico-clinique - est de montrer l'intĂ©rĂȘt de l'Affinity therapy, d'en dĂ©plier la portĂ©e ainsi que ses accointances avec le traitement de l'autisme mis en oeuvre dans la pratique Ă plusieurs » s'orientant du discours analytique. En France et en Europe, de nombreuses institutions qui accueillent des sujets autistes prennent en compte dans leur pratique au quotidien l'objet dit autistique, l'affinitĂ© aussi discrĂšte soit-elle, non comme un obstacle mais un objet Ă©lu, une affinitĂ© Ă©lective de l'autistic mind. Elles soutiennent ainsi les inventions de chacun des autistes, les complexifient vers une ouverture au monde, au lien social et aux apprentissages. Cet ouvrage dĂ©finit les principes et la logique d'une telle pratique et dĂ©plie comment ces institutions offrent un mix sur mesure » du triptyque mĂ©dical, pĂ©dagogique et activitĂ©s d' cet ouvrage apporte de maniĂšre trĂšs serrĂ©e ce qu'il en est d'un appui sur les affinitĂ©s et inventions subjectives dans le traitement de l'autisme la prise en considĂ©ration du rĂ©el qui s'impose et des dĂ©fenses Ă©laborĂ©es par le sujet pour y faire Myriam Perrin, qui a dirigĂ© cet ouvrage, est maĂźtre de confĂ©rences en psychopathologie et clinique psychanalytique Ă l'universitĂ© europĂ©enne de Bretagne, EA4050, Rennes 2, responsable du GRA Groupe recherche autisme et du master 2 de psychopathologie de l'adulte. Elle est psychanalyste, membre de l'Ăcole de la Cause freudienne et de l'Association mondiale de psychanalyse.| ĐáżŐ€ĐŸŃáΜŃá ж Đ»ĐŸĐČŃаÖአ| ŐŃĐČаá Đ·ĐŸŐŻÎčÖаЎ՞ ÏÎčŐčÎżŃŐ§ÏĐ” |
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Doll thĂ©rapie / La thĂ©rapie par poupĂ©es La dĂ©mence se produit sous de nombreuses formes et la maladie dâAlzheimer est lâun des types de dĂ©mence les plus courants de nos jours. Actuellement, il nây a pas de remĂšde dĂ©finitif contre la dĂ©mence ou la maladie dâAlzheimer, mais les experts ne cessent pas de chercher de nouvelles façons dâamĂ©liorer la vie des patients atteints de dĂ©mence. Lâune des mĂ©thodes les plus rĂ©centes que certains foyers de soins ou thĂ©rapeutes utilisent est la doll thĂ©rapie ou la thĂ©rapie par poupĂ©es». La thĂ©rapie par poupĂ©es consiste Ă offrir des poupĂ©es aux patients atteints de dĂ©mence, afin de les aider Ă se calmer et Ă amĂ©liorer leur communication et interaction avec les autres. Les thĂ©rapeutes qui utilisent ce type de thĂ©rapie ont tentĂ© dâadopter la thĂ©orie de lâattachement de Bowlby, selon laquelle un fort attachement Ă©motionnel et physique Ă une personne joue un rĂŽle important pour son dĂ©veloppement. Avec lâutilisation des poupĂ©es, les thĂ©rapeutes espĂšrent quâun patient atteint de dĂ©mence formera un lien bĂ©nĂ©fique pour faire face Ă sa condition. Bien quâil nây ait pas beaucoup dâĂ©tudes pouvant prouver que la doll thĂ©rapie est effectivement efficace, certaines recherches ont Ă©tĂ© menĂ©es pour confirmer son efficacitĂ©. Dans une Ă©tude publiĂ©e dans le National Center for Biotechnology Information, les chercheurs ont constatĂ© des changements importants lors de lâutilisation de la thĂ©rapie par poupĂ©es. Ils ont dĂ©clarĂ© ce qui suit Il semble que lâexpĂ©rience Ă©motionnelle de la doll therapy favorise lâamĂ©lioration de la capacitĂ© de communication avec le monde environnant qui persiste avec le temps et qui est cliniquement significative ». De plus, de nombreux hospices pratiquent la thĂ©rapie par poupĂ©es, ce qui confirme son efficacitĂ©. En outre, il existe de nombreuses vidĂ©os sur la toile montrant la façon dont diffĂ©rentes personnes atteintes de dĂ©mence rĂ©agissent positivement lorsquâelles sont attachĂ©es Ă leurs poupĂ©es. Veronica Mckee est lâune des patientes atteintes de dĂ©mence. Sa petite-fille, Kirsty Ashton, Ă©tait prĂȘte Ă tout pour que sa grand-mĂšre se sente mieux, câest ainsi quâelle a essayĂ© la thĂ©rapie par poupĂ©es pour lâaider. La vidĂ©o Ă©mouvante montrant Ă quel point lâamour de Veronica pour la poupĂ©e quâelle pensait ĂȘtre Kirsty vous fera pleurer. [Voir la vidĂ©o ci-dessous.] La thĂ©rapeute holistique Ruth Ablett a soulignĂ© quâelle utilise cette mĂ©thode pour ses patients depuis plusieurs annĂ©es et quâelle a Ă©tĂ© tĂ©moin du succĂšs du traitement de la maladie dâAlzheimer et de la dĂ©mence. De plus, elle a dĂ©clarĂ© que la dĂ©pendance des patients aux mĂ©dicaments psychotropes avait Ă©tĂ© rĂ©duite grĂące Ă la thĂ©rapie. Selon la thĂ©rapie par poupĂ©e dĂ©clenche des sentiments de joie chez les patients car la poupĂ©e leurs rappelle les bons souvenirs de prendre soin dâun bĂ©bĂ©. Certaines familles des patients sâopposent Ă lâutilisation de la doll therapy chez leurs proches atteints de dĂ©mence, affirmant que cette mĂ©thode est dĂ©valorisante» envers les patients qui sont traitĂ©s comme des enfants. Pour cette raison, la thĂ©rapie par poupĂ©e et la cĂąlinothĂ©rapie ne sont pas utilisĂ©es au niveau de tous les foyers de soins. Bien que lâon puisse comprendre pourquoi de nombreuses personnes mettent en question lâutilisation de poupĂ©es pour aider les personnes atteintes de dĂ©mence en raison du manque de preuves scientifiques solides qui soutiennent son efficacitĂ©, il est Ă©galement Ă©vident que certaines personnes y croient et essaient toutes sortes de thĂ©rapie pour aider leurs proches atteints de la maladie dâAlzheimer ou de dĂ©mence Ă se sentir heureux mĂȘme pour une courte pĂ©riode de temps, mĂȘme sâils oublieraient tout demain, Ă lâinstar de Kirsty, qui a tentĂ© sa chance avec sa grand-mĂšre Veronica. Il nâest pas inutile de dĂ©ployer des efforts pour une personne que vous chĂ©rissez, mais vous devez tenir Ă lâesprit que la thĂ©rapie par poupĂ©e nâest pas efficace pour tout le monde. Il y a certains points que vous devriez prendre en considĂ©ration si vous voulez essayer cette thĂ©rapie avec lâun de vos proches avant tout, vous ne devriez jamais forcer le patient Ă toucher la poupĂ©e â au contraire laissez-le sâapprocher de la poupĂ©e tout seul et observez sa rĂ©action. DeuxiĂšmement, il est dĂ©conseillĂ© dâutiliser une poupĂ©e qui pleure pour ne pas provoquer ou dĂ©stabiliser le patient. TroisiĂšmement, ne vous rĂ©fĂ©rez pas Ă la poupĂ©e comme une poupĂ©e â notamment lorsque le patient a dĂ©jĂ Ă©tabli un lien avec elle; cela pourrait nuire Ă ses sentiments. Depuis que Kirsty a partagĂ© les effets positifs de la thĂ©rapie sur sa grand-mĂšre, de nombreuses personnes ont Ă©tĂ© inspirĂ©es et heureuses dâavoir appris la thĂ©rapie par poupĂ©e. Des dons ont Ă©galement Ă©tĂ© faits au foyer de soins qui sâoccupe de Veronica. Si cet article vous a inspirĂ©, nâhĂ©sitez pas Ă le partager ! Sources et rĂ©fĂ©rences Traduit et adaptĂ© par
Lacollection Clinique psychanalytique et psychopathologie au meilleur prix Ă la Fnac. Plus de 52 Livres, BD, Ebooks Clinique psychanalytique et psychopathologie en stock neuf ou d Quâest-ce que le traitement de lâautiste par le bord, me demande Jean Vinçot[1], et comment lâexpliquer sans termes techniques ? Comment synthĂ©tiser et rendre accessible une abondante littĂ©rature psychanalytique en termes simples et sans ĂȘtre trop rĂ©ducteur ? La tĂąche est difficile. Tentons de nous y atteler. Le traitement de lâautiste par le bord, cela peut se dire simplement câest sâappuyer sur ses passions. Mottron prĂ©fĂšre dire interventions fondĂ©e sur les forces »[2]. Il existe une nuance entre ces deux thĂšses qui sâimbriquent partiellement les forces rĂ©fĂšrent ici aux capacitĂ©s cognitives ; les passions mobilisent ces derniĂšres et les dĂ©passent. Quelles sont les passions de lâautiste ? Dâabord son objet autistique, mais aussi son double, et son intĂ©rĂȘt spĂ©cifique. Ces Ă©lĂ©ments constituent les trois incarnations du bord autistique. Que possĂšdent-ils en commun ? Ils sont lâobjet dâun exceptionnel intĂ©rĂȘt ils condensent ce qui compte le plus pour lâenfant autiste, ce sont ses trĂ©sors. Certes, leur investissement est initialement excessif, il convient souvent de le tempĂ©rer, mais la plupart des autistes de haut niveau sâaccordent Ă considĂ©rer que les supprimer est inappropriĂ©. Pourquoi les nommer bord ? Parce que lâenfant autiste les situe comme des intermĂ©diaires rassurants entre lui et le monde extĂ©rieur. Il les utilise spontanĂ©ment, quand il nâen est pas empĂȘchĂ©, pour se protĂ©ger des Ă©changes, pour rĂ©guler sa vie Ă©motionnelle, et pour entrer en contact avec son entourage par leur entremise. Câest une armure construite par un enfant en cure avec F. Tustin qui a conduit E. Laurent Ă introduire le concept de bord en 1992. Il peut sâincarner en des objets, concrets ou fictifs, mais aussi en des animaux ou en des personnes. Les compagnons imaginaires de D. Williams et la trappe Ă serrer de T. Grandin sont les deux incarnations les plus connues du bord autistique. On sait quel profit elles en ont tirĂ©. D. Williams souligne combien leur protection fut importante pour elle ces deux crĂ©atures nĂ©es de mon imagination [âŠ] mâont aidĂ©e Ă vivre indĂ©pendante et mâont Ă©vitĂ© de finir dans une institution psychiatrique. Elles mâont aussi conduites dans un voyage au cours duquel, bribe par bribe, jâai finalement rĂ©ussi Ă exister en tant quâĂȘtre douĂ© de sentiments et dâĂ©motions dans le monde », le monde rĂ©el »[3]. T. Grandin affirme que la trappe Ă serrer, non seulement la rassurait, mais lui a permis de canaliser sa vie Ă©motionnelle et lui a servi de motivation »[4]. Le bord le plus simple, celui qui sâincarne dans une ficelle, ou dans un chiffon, voire pour Williams dans des peluches, possĂšde selon elle une valeur dĂ©fensive et protectrice », et constitue dĂ©jĂ un pont avec le monde extĂ©rieur »[5]. Les tĂ©moignages de la fonction stimulante du bord incarnĂ© par un animal se multiplient Un chat sauve un enfant de lâautisme »[6] ; Le chien et lâenfant qui ne savait pas aimer »[7], La petite fille qui sâouvrit au monde grĂące Ă un chat »[8], La belle histoire dâamour entre un chien et un enfant autiste »[9], GrĂące Ă lâamour dâun chat »[10], etc. Les Ă©lĂ©ments du bord sont souvent imbriquĂ©s les uns dans les autres. La machine de Joey, censĂ©e lui fournir lâĂ©lectricitĂ© qui lâanimait, Ă©tait Ă la fois un objet autistique, dont il ne pouvait se sĂ©parer, un double, lui-mĂȘme sâĂ©prouvant comme une machine, et la source de son intĂ©rĂȘt spĂ©cifique, puisquâil devint Ă©lectricien[11]. Le point commun majeur rĂ©side dans lâexceptionnel investissement libidinal dĂ©volu Ă chacun des Ă©lĂ©ments. Tous sont lâobjet dâune intense passion. Je ne peux parler que pour moi, Ă©crit Luke Jackson, un autiste Asperger, mais quand jâai quelque chose en tĂȘte, alors le reste du monde cesse dâexister. Je suppose que lâon peut taxer ça dâĂ©goĂŻsme et je mâefforce rĂ©ellement de penser un peu plus aux autres ; mais parfois câest vraiment trĂšs difficile. Quâil sâagisse de dinosaures ça, câĂ©tait quand jâĂ©tais plus petit, je mâempresse de le prĂ©ciser, des PokĂ©mon, des Playstation ou dâordinateurs â ces derniers ont toujours prĂ©sentĂ© une fascination rĂ©currente pour moi â je sens une telle vague dâexcitation monter en moi que je ne peux mĂȘme pas la dĂ©crire. Je dois absolument discuter du sujet. Etre stoppĂ© net me met dans un tel Ă©tat que je peux facilement rentrer dans une rage folle. En Ă©crivant tout cela, je rĂ©alise Ă quel point tout cela peut paraĂźtre fou, mais je ne fais que dĂ©crire la rĂ©alitĂ© ».[12] Les autistes de haut niveau sont quasi unanimes pour affirmer quâil faut favoriser leurs passions. Je pense, Ă©crit Schovanec, que les intĂ©rĂȘts spĂ©cifiques ne sont pas un ennemi, loin de lĂ , et quâune interdiction, une opposition frontale nâest pas une bonne solution [âŠ] Ce ne sont pas que des lubies complĂštement arbitraires. Ils contribuent Ă lâĂ©laboration de la personnalitĂ©, de ce que lâon est en tant quâĂȘtre humain. Au bout de quelques annĂ©es, ils peuvent dĂ©boucher sur un mĂ©tier. Si un jeune avec autisme se passionne pour lâinformatique, il pourra peut-ĂȘtre devenir informaticien »[13]. Une autre autiste insiste si un intĂ©rĂȘt sert un objectif lĂ©gitime, par exemple maĂźtriser une peur, ou mieux accepter sa diffĂ©rence, il devrait ĂȘtre tolĂ©rĂ©, mĂȘme sâil est Ă©trange ou contraire au bon goĂ»t »[14]. Des dĂ©monstrations probantes de lâutilisation spontanĂ©e du bord pour se protĂ©ger, se construire et se socialiser sont souvent relatĂ©es par des parents, rĂ©voltĂ©s par les mĂ©thodes que les spĂ©cialistes leur prĂ©conisaient, qui tĂ©moignent sâĂȘtre appuyĂ©s sur les passions de leur enfant. Que cela puisse conduire Ă des rĂ©ussites Ă©clatantes, ils en ont fait le constat et ils en ont apportĂ© la preuve. LâĂ©tincelle » de K. Barnett, Nos mondes entremĂȘlĂ©s »[15]de V. Gay-Corajoud, Une vie animĂ©e »[16]de R. Suskind, voire Ecouter lâautisme »[17]de A. Idoux-Thivet sont parmi les plus connus et les plus probants de ces tĂ©moignages. Ils rĂ©vĂšlent combien des dessins animĂ©s, des jouets et des objets divers peuvent ĂȘtre prĂ©cieux pour la construction de sujets autistes quand ils les ont investi et quâon les laisse Ă leur disposition. La plupart de ces parents ont dĂ» prendre la mĂȘme dĂ©cision difficile que celle de K. Barnett aller Ă lâencontre de lâopinion des spĂ©cialistes, en laissant Ă son enfant son objet autistique, et en alimentant ses passions. Ne pas se concentrer sur les points faibles, note-t-elle, comme le font les thĂ©rapies classiques, mais commencer par ce que lâenfant a envie de faire[18]. Câest aussi ce que prĂ©conise une autiste de haut niveau telle que Michelle Dawson quand elle rĂ©clame un accĂšs Ă©ducatif au savoir qui respecte le sujet autiste et lui laisse dĂ©velopper lui-mĂȘme ses compĂ©tences »[19]. Il est des tenants de la mĂ©thode ABA pour prĂ©tendre quâils pratiquent de longue date lâinsertion des passions de lâautiste dans sa prise en charge. En fait, ils les utilisent parfois comme rĂ©compenses. Leur donner une place dâadjuvant au traitement nâest en rien comparable Ă les situer en moteur de la cure. Le bord est beaucoup plus quâune carotte qui vient aprĂšs le bĂąton. Non seulement il protĂšge, rassure, stimule, mais il permet aussi de rĂ©guler le trop dâexcitation. La trappe de contention de Grandin, dĂ©contractante, la soulageait de ses crises de nerfs[20]. Les compagnons imaginaires de Williams avaient une fonction de protection anesthĂ©siante » permettant Ă la vĂ©ritable Donna de se cacher derriĂšre eux et de ne pas engager ses Ă©motions. La mini-ville de Louange inventĂ©e dans sa cure lui rendait possible de traiter un trop dâexcitation par lâentremise de figurines le reprĂ©sentant[21]. Lâangoisse de devoir se rendre Ă lâhĂŽpital Ă©tait maĂźtrisĂ©e par Bouissac en logeant son double en plastique dans un hĂŽpital playmobil[22], etc. Quand un bord est Ă©lu, lâautiste entretient une relation fusionnelle avec lui. Il devient souvent un double censĂ© percevoir et penser de maniĂšre trĂšs similaire au sujet. Ce phĂ©nomĂšne sâactualise volontiers dans la cure psychanalytique. Meltzer et ses collaborateurs avaient observĂ© que dans celle-ci lâenfant autiste manifeste un degrĂ© inhabituel de dĂ©pendance » vis-Ă -vis du thĂ©rapeute. Ce dernier devait fonctionner non seulement comme un serviteur, ou un remplaçant, mais comme un instigateur dans la situation ; il devait non seulement mener Ă bien lâaction mais aussi dĂ©cider quelle action devait ĂȘtre entreprise et par consĂ©quent en porter la responsabilitĂ© »[23]. La dĂ©pendance peut aller si loin que le sujet autiste laisse parfois au double-thĂ©rapeute la charge de localiser ses sensations corporelles â mĂȘme quand elles sont douloureuses. Jusque dans la souffrance, relate Rothenberg, Peter refusait toute responsabilitĂ©. Il criait, pleurait et il fallait ĂȘtre un fin dĂ©tective pour arriver Ă dĂ©celer oĂč il avait mal. Jamais il ne le disait ». Lâessentiel de ses affects Ă©tait dans la dĂ©pendance de son thĂ©rapeute il devait passer par elle pour les identifier et pour dĂ©cider[24]. La plupart des spĂ©cialistes font en des termes diffĂ©rents un constat concordant concernant lâimportance de lâinsertion dâun double dans le monde de lâautiste pour lui permettre de se construire. Les uns font Ă©tat de la quĂȘte dâun moi auxiliaire », dâautres Ă©voquent la nĂ©cessitĂ© dâune structure de soutien », dâautres encore celle dâun contenant », dâun aidant » ou dâun mentor ». Certains se rĂ©fĂšrent Ă un maternage symboligĂšne ». Toutes ces intuitions convergent. Etre un spĂ©cialiste de lâautisme nâest pas nĂ©cessaire pour faire ce constat, il y suffit dâĂȘtre une mĂšre attentive le chemin vers lâautonomie, constate A. Idoux-Thivet avec son enfant, doit nĂ©cessairement passe par une Ă©tape fusionnelle entre nous »[25]. Beaucoup de parents, le plus souvent des mĂšres, acceptent dâincarner la fonction du bord en prenant une place de double. De celle-ci, il leur est beaucoup plus aisĂ© de se faire entendre par leur enfant. Au cours dâune cure de sept annĂ©es, Alan Ripaud mâa beaucoup appris. Quand je lui ai demandĂ©, en 2015, dans un Colloque, aprĂšs la fin de notre travail, ce quâil en avait retenu, sa rĂ©ponse a Ă©tĂ© simple elle mâa aidĂ© Ă dĂ©velopper mes passions »[26]. Dâune thĂ©rapie cognitive, poursuivie en parallĂšle, il estimait quâelle lui avait permis de mieux comprendre les interactions sociales[27]. Il est aujourdâhui fleuriste et vend en particulier lâobjet de son intĂ©rĂȘt spĂ©cifique majeur les plantes carnivores. Notons que la mĂšre dâAlan considĂšre quâil a eu la chance dâavoir bĂ©nĂ©ficiĂ© Ă la fois dâune approche psychanalytique et dâune approche cognitivo-comportementale. La complĂ©mentaritĂ© des deux approches, dĂ©clara-t-elle, a Ă©tĂ© vraiment quelque chose dâexceptionnel ». Quelques rares institutions la rendent possible. Elle exige deux conditions rarement rĂ©unies une tolĂ©rance rĂ©ciproque et une rupture avec les rigiditĂ©s de lâABA. Cependant tous les autistes ne possĂšdent pas un bord. Certains se prĂ©sentent, selon lâexpression de Williams, comme des maĂźtres du nĂ©ant », fuyant dĂ©libĂ©rĂ©ment toute interaction, parfois mĂȘme avec des objets, ne parlant pas, tout au plus prĂ©occupĂ©s de sensations corporelles. Avec ceux-lĂ , les approches cognitivo-comportementales se heurtent Ă un refus actif et sont le plus souvent radicalement mises en Ă©chec. Câest paradoxalement en prĂ©sence de ces enfants qui ne parlent pas que les repĂšres psychanalytiques sont les plus prĂ©cieux. La psychanalyse prend en compte ce qui est totalement ignorĂ© par les autres approches, Ă savoir la maniĂšre de traiter lâangoisse. Celle-ci est sans objet et sans cause discernables. Elle est irrationnelle, mais sâimpose pourtant avec force comme venant dâailleurs. Pour prĂ©tendre que lâautisme immunise de lâangoisse, il faut nier les tĂ©moignages contraires, et mĂȘme lâhumanitĂ© des autistes. Câest elle qui conduit dans les formes les plus sĂ©vĂšres Ă retenir la voix, le regard, les selles, Ă Ă©viter radicalement lâĂ©change, Ă sâaccrocher Ă des conduites dâimmuabilitĂ©, etc. Il sâagit alors de composer avec ces protections, de les contourner par des interventions indirectes, recourant parfois Ă un doux forçage, afin de favoriser lâimmixtion dâun bord protecteur dans le monde de lâenfant. Le bord ne sâapprend pas, pourtant presque tous les autistes le mettent en place par lâentremise de lâobjet autistique. Un savoir inconscient sur la maniĂšre de se protĂ©ger de lâangoisse dĂ©termine Ă leur insu cette initiative. Personne ne leur enseigne la fonction de lâobjet autistique, mais la plupart en Ă©lisent un. De mĂȘme lâintĂ©rĂȘt spĂ©cifique ne leur est pas suggĂ©rĂ© câest un choix de leur part, dĂ©libĂ©rĂ© dans son incarnation, mais qui les dĂ©passe dans sa nature mĂȘme. Le mode de fonctionnement autistique induit un recours Ă lâintĂ©rĂȘt spĂ©cifique, seule son originalitĂ© rĂ©sulte dâun choix individuel. L'enseignement majeur du traitement par le bord consiste Ă s'appuyer sur les passions du sujet, fussent-elles rĂ©duites Ă un bout de chiffon; mais il en est un autre, tout aussi important, conforme Ă une indication capitale de D. Williams "tout doit ĂȘtre indirect"[28]. L'introduction du bord met en place les conditions d'une approche indirecte, par exemple en s'adressant directement Ă l'objet qui l'incarne, maniĂšre de mieux se faire entendre par l'autiste. Tout doit ĂȘtre indirect, non seulement les apprentissages, mais aussi la rĂ©gulation des affects, tandis que l'insertion sociale doit ĂȘtre mĂ©diatisĂ©e. S'appuyer sur le bord est conforme aux attentes spontanĂ©es des autistes qui craignent avant tout l'Ă©change direct. Il arrive que lâon se demande en quoi le traitement par le bord rĂ©fĂšre encore Ă la psychanalyse puisquâil nâest ni orientĂ© vers une remĂ©moration de lâhistoire, ni guidĂ© par des interprĂ©tations de lâinconscient. En tant quâil se fonde sur les inventions et les passions de lâenfant, et non sur le savoir de lâĂ©ducateur, rien nâobjecte Ă lâinscrire globalement dans les mĂ©thodes psychodynamiques. Cependant, il doit beaucoup Ă la dĂ©couverte freudienne. Rappelons que câest une psychanalyste, Frances Tustin, qui a introduit la notion dâobjet autistique. Le domaine dâĂ©tude de la psychanalyse commence quand le sujet constate quâil fait des actes qui le dĂ©passent. Parfois mĂȘme il les dĂ©sapprouve, câest plus fort que moi », mais ne peut sâempĂȘcher de les rĂ©pĂ©ter. Le choix rĂ©gulier dâobjets autistiques, de doubles et dâintĂ©rĂȘts spĂ©cifiques sont commandĂ©s par le fonctionnement autistique ils excĂšdent les choix individuels, mĂȘme si chacun les incarne Ă sa façon. De mĂȘme la plupart des autistes ont des comportements dâimmuabilitĂ©, ce sont des efforts pour crĂ©er des cohĂ©rences locales, qui sont des prĂ©curseurs des intĂ©rĂȘts spĂ©cifiques. Ils rĂ©pondent au mĂȘme but que ces derniers. Tous ces phĂ©nomĂšnes relĂšvent dâun fonctionnement inconscient propre aux sujets autistes nul ne les leur a appris, pourtant presque tous les mettent en Ćuvre. Ils se les approprient Ă leur maniĂšre, mais la dynamique vient dâune source quâils ne maĂźtrisent pas. Un savoir insu d'eux-mĂȘmes les dĂ©termine beaucoup plus quâils ne le supposent. La maniĂšre complexe de traiter le bord pour se protĂ©ger, se construire et se socialiser sâimpose spontanĂ©ment Ă l'autiste- quand on ne lâentrave pas dans ses efforts. Le fonctionnement autistique ouvre sur un domaine encore peu explorĂ© de la dĂ©couverte freudienne de lâinconscient. Il existe certes beaucoup de sortes dâinconscients, un inconscient cognitif a mĂȘme Ă©tĂ© expĂ©rimentalement mis en Ă©vidence, cependant la spĂ©cificitĂ© de lâinconscient freudien rĂ©side en ce quâil est porteur de la dynamique du sujet, il nâest pas douteux que câest celui-ci qui crĂ©e le argumentation qui sâappuie sur les propos des autistes donne Ă certains lâimpression que je me contente de les instrumentaliser en dĂ©fense de la psychanalyse ». Ils omettent que la psychanalyse trouve sa source dans la parole du sujet. Si je la mĂ©connaissais, ils seraient les premiers Ă dĂ©noncer le freudo-lacanisme comme une idĂ©ologie sans support plaquĂ©e sur lâautisme. Mieux vaudrait sâinterroger sur des recommandations qui prĂŽnent certaines pratiques contraires Ă lâopinion de la majoritĂ© des autistes. Il est commun aux approches dites scientifiques de dĂ©valoriser la parole de sujet, lâhomme neuronal ne serait transparent quâaux instruments de mesure, il ne saurait rien de lui-mĂȘme ; câest pourquoi Ecouter les autistes » prĂŽnĂ© par la psychanalyse possĂšde une portĂ©e dĂ©rangeante pour lâapproche moderne de lâhumain. Quand la connaissance ne connaĂźt que le chiffre, le scanner, lâIRM et la gĂ©nĂ©tique, la parole devient une scorie Ă Ă©liminer. Dans ce contexte on ne peut que saluer lâĂ©mergence en France dâun collectif dâautistes pour la libertĂ© dâexpression mĂȘme sâil renĂącle Ă lâaccorder aux psychanalystes[29]. La cure psychanalytique nâest pas le traitement privilĂ©giĂ© du mal-ĂȘtre de lâautiste ; beaucoup dâautres mĂ©thodes psychodynamiques, parfois spontanĂ©ment inventĂ©es par le sujet lui-mĂȘme, parviennent Ă des rĂ©sultats significatifs. Aucune rĂ©serve Ă faire par exemple Ă la thĂ©rapie rogĂ©rienne par le jeu conduite par V. Axline avec Dibs[30]. LâAffinity Therapy ou le SCERTS[31]ouvrent de mĂȘme des voies nouvelles intĂ©ressantes qui prennent en compte le savoir et les passions de lâenfant. Cependant, seule la psychanalyse fournit un cadre thĂ©orique pour aborder les angoisses et la spĂ©cificitĂ© du fonctionnement affectif de lâautiste. En cela elle reste indispensable. Sa remarquable persistance tient Ă sa capacitĂ© heuristique incomparable pour comprendre les phĂ©nomĂšnes humains qui dĂ©passent la volontĂ© - ceux qui tĂ©moignent dâun savoir agissant Ă notre insu. Cette persistance est dâautant plus digne dâĂȘtre soulignĂ©e que la psychanalyse se heurte aujourdâhui Ă des reprĂ©sentations collectives contraires qui exaltent lâindividualisme et qui font de la propriĂ©tĂ© de soi une valeur essentielle. Elle rappelle lâĂȘtre humain Ă sa limite, note Ehrenberg, tandis que les neurosciences cognitives invitent Ă les dĂ©passer[32]. De surcroĂźt elle est en bute depuis sa naissance Ă des critiques multiples qui reviennent en vagues incessantes. Pire encore Freud a soulignĂ© quâaprĂšs Copernic, destituant la terre dâune place centrale dans lâunivers, et aprĂšs Darwin, montrant lâenracinement de lâhomme dans le rĂšgne animal, la psychanalyse a infligĂ© au narcissisme humain une nouvelle blessure majeure, en mettant en Ă©vidence que le moi nâest pas mĂȘme maĂźtre dans sa propre maison. De lĂ la rĂ©volte gĂ©nĂ©rale contre notre science, le manquement Ă tous les Ă©gards que commande la civilitĂ© universitaire, et une opposition qui sâest affranchie de toutes les entraves dâune logique impartiale »[33]. Freud constatait cela en 1916. Plus rĂ©cemment les controverses autour de lâautisme ont fourni un riche terreau pour dĂ©velopper le rejet que la psychanalyse suscite spontanĂ©ment. Il demande un difficile effort pour ĂȘtre surmontĂ©. M. Vinçot suppose que le lecteur de Mediapart possĂšde une sagesse suffisante pour quâil soit aujourdâhui possible dâouvrir aux commentaires un blog traitant de la psychanalyse sans que cela suscite un flot de boue et de haine. Je viens dâindiquer pourquoi jâen doute. Tentons cependant cette fois lâexpĂ©rience.[1]Association Asperansa. Blog sur Mediapart.[2]Mottron L. Lâintervention prĂ©coce pour enfants autistes. Mardaga. 2016, p. 219. [3]Williams D. Si on me touche, je nâexiste plus. R. p. 289.[4]Grandin T. Ma vie dâautiste. [1986] O. Jacob. 1994, p. 112.[5]Williams D. Quelquâun, quelque part. R. Laffont. Paris. 1996, p. 100.[6]Romp J. Mon ami Ben. J-C Gawsewitch. Paris. 2011.[7]Gardner N. Le chien et lâenfant qui ne savait pas aimer. City. [2007] 2016.[8]Carter-Johnson A. Iris Grace. La petite fille qui sâouvrit au monde grĂące Ă un chat. [2016] Presses de la CitĂ©. 2017.[9]Turner V. Sox, lâami qui mâa sauvĂ© la vie. La belle histoire dâamour entre un chien et un enfant autiste. [2016] City. Paris. 2017.[10]Booth L. GrĂące Ă lâamour dâun chat. City. 2014.[11]Bettelheim B. La forteresse vide. Gallimard [1967]. Paris. 1969, pp. 301-418.[12]Jackson L. Excentriques, PhĂ©nomĂšnes et Syndrome dâAsperger. AFD Editions. Mouans Sartoux. 2007, p. 41.[13]Schovanec J. Je suis Ă lâEst ! Plon. 2012, p. 129.[14]Myers J. M., citĂ©e par Attwood T. Le syndrome dâAsperger. De Boeck. Bruxelles. 2009, p. 218.[15]Gay-Corajoud V. Nos mondes entremĂȘlĂ©s. Lâautisme au cĆur de la famille. Imprimâvert. Montpellier. 2018.[16]Suskind R. Une vie animĂ©e. Le destin inouĂŻ dâun enfant autiste. Saint-Simon. 2017.[17]Idoux-Thivet A. Ecouter lâAutisme, Editions Autrement, coll. Mutations n°252, Paris. 2009.[18]Barnett K. LâĂ©tincelle. Fleuve noir. Paris. 2013, p. 98.[19]Laurent E. La bataille de lâautisme. Navarin/Le champ freudien. 2012, p. 159.[20]Grandin T. Ma vie dâautiste, p. 108.[21]Bouyssou-Gaucher C. Louange, lâenfant du placard. PsychothĂ©rapie analytique dâun enfantautiste. PentaEditions. 2019.[22]Bouissac J. Qui jâaurai Ă©té⊠Editions dâAlsace. Colmar. 2002, p. 7.[23]Meltzer D. Bremmer J. Hoxter S. Wedell D. Wittenberg I. [1975] Explorations dans le monde de lâautisme. Payot. Paris. 1980, p. 41.[24]Rothenberg M. Des enfants au regard de pierre [1977]. Seuil. 1979, p. 277-279.[25]Idoux-Thivet A. Ecouter lâAutisme, p. 37.[26]Ripaud A. Mon affinitĂ© les plantes carnivores, in Affinity Therapy. Nouvelles recherches sur lâautisme sous la direction de M. Perrin. Presses Universitaires de Rennes. 2015, p. 70.[27]Ibid., p. 71.[28]Williams D. Si on me touche, je nâexiste plus, p. 305.[29]Maleval J-C. La libertĂ© dâexpression en matiĂšre dâautisme. Blog de Mediapart. 26 mai 2019.[30]Axline V. Dibs. DĂ©veloppement de la personnalitĂ© grĂące Ă la thĂ©rapie par le jeu [1964]. Flammarion. 1967.[31]Social Communication Emotional Regulation Transactional Support. Prizant B ; Wetherby ; Rubin E. ; Laurent The SCERTS Model. A transactional, Family-Centered Approch to Enhancing Communication and Socioemotionnal Abilities of Children with Autism Specrtum disorder. Infants and Young Children. 2003, 16, 4, pp. 296-316.[32]Ehrenberg A. La mĂ©canique des passions. O. Jacob. Paris. 2018, p. 14.[33]Freud S. Introduction Ă la psychanalyse [1916], Ćuvres complĂštes XIV. PUF. Paris. 2000, p. 295. Revistade PsicologĂa (UNLP) VariĂ©tĂ©s de la lettre et objets autistiques Article de recherche Ăric Laurent1,2 RĂ©sumĂ© PourMmeMyriam Perrin pour lâouvrage « Affinity thĂ©rapy. Nouvelles recherches sur lâautisme », Presses Universitaires de Rennes, 2015, jeudi 14 dĂ©cembre 2017, de 18h30 Ă 20h, FacultĂ© de psychologie, Amphi Viaud; Mme Dossia Avdelidi pour lâouvrage « La psychose ordinaire.