🩕 Affinity Therapy Nouvelles Recherches Sur L Autisme

Bienvenuesur le site Internet de La fontaine aux livres Vente en ligne: littérature, beaux livres, bande dessinée, jeunesse
Nous avons rencontrĂ© ValĂ©rie Gay lors du colloque "Affinity therapy Nouvelles recherche sur l'autisme" qui s'est tenu Ă  Rennes en mars 2015. EpoustouflĂ©s par son tĂ©moignage, nous suivons avec attention son parcours et ValĂ©rie continue de nous enseigner sur la façon d'ĂȘtre auprĂšs de l'autiste. L'association La Marmaille est attentive au regard, Ă  l'expĂ©rience et au savoir-faire des parents, premiers partenaires de l'enfant avec autisme. C'est Ă  ce titre que nous avons souhaitĂ© soumettre notre projet de crĂ©ation d'un dispositif d'accueil Ă  ValĂ©rie Gay. Qui mieux qu'un parent est en mesure de nous rendre attentif Ă  ces petits dĂ©tails qui font le secret d'un accompagnement singulier et apaisant? Cette collaboration s'est conclue par une Ă©vidence lui demander d'ĂȘtre notre marraine. Nous sommes trĂšs heureux que ValĂ©rie ait acceptĂ©. Vous trouverez, ci-aprĂšs, quelques liens pour lire, voir et entendre le travail et le tĂ©moignage de ValĂ©rie Gay. Le film Le Monde de ThĂ©o SYNOPSIS ThĂ©o a 2 ans lorsque l'autisme s’invite dans sa vie et par ricochet s'immisce dans celle des siens. DĂšs lors, il s'agit d'accueillir ce fils, ce frĂšre, tel qu'il est, avec toutes ses particularitĂ©s et ses fragilitĂ©s. Contre l'avis des professionnels de la santĂ©, ils partent Ă  la rencontre de son monde singulier. C'est l'histoire de ce voyage dans le monde de ThĂ©o que nous raconte sa maman. Celle d'une grande et belle aventure teintĂ©e d'incertitudes, de doutes et de peines, colorĂ©e de poĂ©sie, de beautĂ© et tant et tant de victoires... Film documentaire rĂ©alisĂ© par SolĂšne Caron.
Voirplus de contenu de Affinity Therapy sur Facebook. Se connecter. ou. CrĂ©er nouveau compte. Voir plus de contenu de Affinity Therapy sur Facebook. Se connecter. Informations de compte oubliĂ©es ? ou. CrĂ©er nouveau compte. Plus tard. Pages connexes. La Cause du DĂ©sir. Blog personnel. CPCT-parents Rennes. Organisation Ă  but non lucratif . Acf-Vlb. Cause. Acf par Laurent Dupont le 24 juin 2016 NapolĂ©on mon cul, rĂ©plique Zazie. Il m’intĂ©resse pas du tout cet enflĂ©, avec son chapeau Ă  la con ». Cette citation de Zazie dans le mĂ©tro Ă  laquelle Jacques-Alain Miller a fait un sort1, anticipe dĂ©jĂ  la chute des idĂ©aux, la dĂ©nonciation des semblants, la chute du pĂšre, le rejet du poids de l’histoire au profit du prĂ©sent ce que veut voir Zazie, c’est le mĂ©tro aujourd’hui, un certain rapport au corps par la cruditĂ© de l’interjection ou le jugement sur l’accessoire – le chapeau Ă  la con. Bref, Zazie est parfaitement lacanienne et en phase avec un certain discours des adolescents d’aujourd’hui. Rien qu’avec cette phrase, nous pourrions bĂątir une confĂ©rence. 1 Miller De la nature des semblants, L'orientation lacanienne, cours du n'avez pas encore acquis le numĂ©ro 20 / LES MÉTAMORPHOSES DE LA PUBERTÉ de juillet 2016 et vous ne pouvez consulter qu'une prĂ©sentation de cet article. Pour lire cet article dans son intĂ©gralitĂ©, vous devez acquĂ©rir ce numĂ©ro. Vous aurez alors accĂšs Ă  l'ensemble des articles. Me connecter

Universitéde Strasbourg Université de Strasbourg 20% d'étudiants internationaux, 2000 coopérations dans 95 pays avec plus de 750 universités, co-fondatrice du campus européen. de Strasbourg avec plus de 750 universités, co-fondatrice

Vikram Jasawal est professeur Ă  l'UniversitĂ© de Virginie. Il mĂšne actuellement des recherches sur les interactions sociales et les styles de communication chez les personnes autistes. Ses travaux antĂ©rieurs ont portĂ© sur l'apprentissage des mots, la catĂ©gorisation, la cognition sociale et le dĂ©veloppement de la mĂ©moire. Au laboratoire UVa Jaswal, la principale prioritĂ© de leurs recherches est de collaborer avec ceux qui ont Ă©tĂ© les plus touchĂ©s. Vikram Jaswal a commencĂ© comme psychologue du dĂ©veloppement. Cependant, il a eu l'opportunitĂ© de passer du temps avec un groupe de jeunes adultes autistes non parlants oĂč il a abordĂ© les hypothĂšses capacitistes qu'il avait toute sa vie. Vikram avait prĂ©cĂ©demment suivi le rĂ©cit des manuels sur l'autisme sur lequel la recherche se concentre souvent. Une fois qu'il a vu l'humour, la prĂ©venance, l'intelligence et les amitiĂ©s de ce groupe, il a Ă©tĂ© inspirĂ© pour en savoir plus sur l'autisme de leur point de vue. Jenn Salut Vikram ! Alors, qu'est-ce qui vous a inspirĂ© Ă  Ă©tudier des sujets tels que le dĂ©veloppement, l'apprentissage des mots, la catĂ©gorisation, le dĂ©veloppement de la mĂ©moire ou la cognition sociale ? Vikra C'est une bonne question. En tant que premier cycle, je ne savais pas ce que je voulais Ă©tudier. Mon premier travail en alternance Ă©tait dans une bibliothĂšque d'architecture. Je n'ai pas aimĂ© ça. Je n'aimais pas le travail parce que l'une des tĂąches consistait Ă  ĂȘtre assis Ă  un bureau. C'Ă©tait Ă  l'Ă©poque oĂč vous deviez vĂ©rifier les piĂšces d'identitĂ© des gens Ă  la main, et les gens n'Ă©taient tout simplement pas trĂšs amicaux Ă  montrer leurs piĂšces d'identitĂ©. Quoi qu'il en soit, ce n'Ă©tait tout simplement pas un bon moyen pour moi. Je venais d'ĂȘtre affectĂ© Ă  ce travail, mais je cherchais un autre travail. Pour faire court, j'ai trouvĂ© un autre emploi dans le bureau d'un professeur de psychologie. Je ne savais pas ou ne pensais pas que je serais intĂ©ressĂ© par la psychologie. J'avais, vous savez, 18 ans Ă  l'Ă©poque dans ma premiĂšre annĂ©e d'universitĂ©. Je viens de Lincoln, dans le Nebraska, mais j'ai Ă©tudiĂ© Ă  l'universitĂ© de Columbia Ă  New York. La premiĂšre partie du travail consistait Ă  travailler comme assistante de bureau. J'aidais avec des manuscrits et d'autres choses de bureau. Finalement, j'en ai appris un peu plus sur les recherches que le professeur de psychologie et son groupe faisaient. J'ai ensuite rencontrĂ© les Ă©tudiants diplĂŽmĂ©s, postdoctoraux et autres Ă©tudiants de premier cycle travaillant dans son laboratoire. Le laboratoire Ă©tait axĂ© sur la cognition animale. Les questions Ă  la base portaient sur les relations entre la pensĂ©e et le langage chez les animaux. Ils souhaitaient Ă©galement Ă©tudier les processus cognitifs chez les animaux qui n'ont pas de langage et ne parlent pas. C'est donc ce qui m'a amenĂ© Ă  m'intĂ©resser Ă  la pensĂ©e et au langage. Et puis, quand j'ai pensĂ© aux Ă©tudes supĂ©rieures, j'ai dĂ©cidĂ© que ce sur quoi je voulais me concentrer Ă©tait de dĂ©velopper le langage et de dĂ©velopper la pensĂ©e. J'Ă©tais intĂ©ressĂ© par la façon dont les deux s'influencent mutuellement. Donc, cela a conduit Ă  la communication et Ă  la catĂ©gorisation, puis finalement ensemble. Jenn C'est tellement cool que votre premier stage vous ait menĂ© lĂ  oĂč vous en ĂȘtes maintenant ! Alors, qu'est-ce qui vous a poussĂ© Ă  vous impliquer spĂ©cifiquement avec I-ASC ? Vikra C'Ă©tait vers 2015. J'ai fait la connaissance d'Elizabeth Vosseller, qui m'a invitĂ©e Ă  parler de recherche et d'autisme Ă  un groupe d'orthographe participant Ă  un institut d'Ă©tĂ© au Growing Kids Therapy Center. Je n'avais jamais passĂ© beaucoup de temps avec des personnes autistes non parlantes qui communiquaient de cette maniĂšre, alors j'ai dit bien sĂ»r ! Donc, chaque jour, je venais passer quelques heures et nous nous engageions dans ces discussions vraiment intĂ©ressantes. J'ai quittĂ© chaque rĂ©union Ă©tonnĂ©e, excitĂ©e et impatiente d'ĂȘtre au lendemain. L'une des choses qui sont devenues limpides lors de ces interactions Ă©tait la chance que j'avais, que j'ai eu la chance de pouvoir participer Ă  ces discussions avec ces personnes dont les profils ne correspondaient pas Ă  la science dominante de l'autisme, ce qui devrait ĂȘtre comme . Ces gens avec qui je passais du temps avaient de l'esprit, et ils avaient ça, vous savez, des plaisanteries entre eux, et ils posaient d'excellentes questions et ainsi de suite. Donc, une des choses qui est devenue claire au cours de ces rencontres, c'est qu'ils sont trĂšs conscients de leur marginalisation. Ils communiquent de nombreuses façons, mais la mĂ©thode de communication orthographique qu'ils utilisent prouve Ă  quel point nombre d'entre eux sont marginalisĂ©s. Les gens ne comprennent pas exactement pourquoi ils communiquent par l'orthographe ou ce que cela signifie. Et c'est ainsi que nous avons dĂ©marrĂ© certains de ces projets. Il y a toutes sortes de questions vraiment fascinantes sur lesquelles les orthographes et les autres espĂšrent vraiment pouvoir enquĂȘter. Pas seulement Ă  quoi ressemblent les personnes autistes, mais aussi Ă  quoi ressemble la vie des personnes autistes non parlantes. Jenn Impressionnant! Alors, quelle a Ă©tĂ© votre Ă©tude prĂ©fĂ©rĂ©e que vous avez menĂ©e ? Ou votre plus fascinant? Vikra Eh bien, probablement le suivi oculaire, dont je parlerai probablement Ă  la confĂ©rence pour essayer de caractĂ©riser ce qui se passait lorsque les orthographes utilisaient S2C de maniĂšre quantitative. En utilisant ces donnĂ©es, nous faisons quelques infĂ©rences sur la probabilitĂ© qu'ils fassent preuve d'agence communicative. Donc, je pense que cette Ă©tude a demandĂ© beaucoup de travail, mais j'ai apprĂ©ciĂ© le processus. J'ai certainement apprĂ©ciĂ© d'en parler Ă  d'autres personnes et d'obtenir des rĂ©actions de personnes qui ne parlent pas Ă  ce sujet. Jenn Pourriez-vous expliquer un peu ce suivi oculaire? Vikra L'Ă©tude de suivi oculaire que nous avons rĂ©alisĂ©e a finalement rapportĂ© les donnĂ©es de neuf personnes qui Ă©taient de jeunes adultes non parlants. Il s'agit d'une paire de lunettes d'Ă©quipement. Cette paire de lunettes peut suivre oĂč quelqu'un regarde au fil du temps. Notre intĂ©rĂȘt dans la rĂ©alisation de l'Ă©tude Ă©tait d'Ă©tudier la rapiditĂ© avec laquelle les orthographes regardaient et pointaient les lettres alors qu'elles Ă©pelaient aussi prĂšs que possible de ce qui se passe dans leur vie quotidienne. Nous essayions de caractĂ©riser ce qui s'est passĂ© comme ils l'ont Ă©crit. Ce groupe de personnes, qui avaient toutes de l'expĂ©rience avec un tableau Ă  lettres depuis au moins deux ans, Ă©taient de jeunes adultes et Ă©taient considĂ©rĂ©s comme parlant couramment par les praticiens. Ils montraient environ une lettre par seconde, et la plupart du temps, ils regardaient la lettre suivante environ une demi-seconde avant de la pointer. Ils faisaient aussi rarement des fautes d'orthographe. Cette combinaison de rĂ©sultats et certains autres modĂšles psycholinguistiques que nous avons documentĂ©s nous ont permis de dĂ©montrer que le partenaire de rĂ©gulation de la communication ne les incite pas ou ne les influence pas Ă  regarder et Ă  pointer vers des lettres spĂ©cifiques. Jenn C'est vraiment intĂ©ressant ! Ma derniĂšre question est si vous pouviez dire au monde quoi que ce soit sur la communautĂ© non parlante, que leur diriez-vous ? Vikra Je dirais que c'est quelque chose que nous devrions tous savoir au moment oĂč nous sommes Ă  la maternelle. Vous ne pouvez pas juger Ă  quoi ressemble quelqu'un, ce qu'il sait ou comment il interagira avec vous en fonction de son apparence. Une fois que les gens apprennent Ă  les connaĂźtre et passent du temps avec eux, c'est juste une expĂ©rience incroyable. Il enrichit immensĂ©ment sa vie dans le sĂ©minaire de premier cycle que j'enseigne Ă  l'UniversitĂ© de Virginie. Au cours des deux derniers semestres, nous avons eu la chance de connaĂźtre virtuellement un groupe d'autistes non parlants. Quelques annĂ©es auparavant, avec Elizabeth, nous avions une initiative oĂč les Ă©tudiants de premier cycle et les jeunes adultes non parlants se rĂ©unissaient Ă  la fois en personne et virtuellement. Quand j'ai lu les rĂ©actions des Ă©tudiants de premier cycle Ă  leur Ă©gard, j'ai appris que c'Ă©tait aussi une expĂ©rience rĂ©vĂ©latrice pour eux. Beaucoup n'ont jamais eu l'occasion d'interagir avec des personnes dont le corps bouge de diffĂ©rentes maniĂšres et qui ne communiquent pas efficacement en utilisant la parole. Les Ă©tudiants de premier cycle ont reconnu que s'ils ont dĂ©jĂ  rencontrĂ© de tels individus, ils les ont gĂ©nĂ©ralement simplement renvoyĂ©s. Beaucoup ont rapportĂ© que l'expĂ©rience de ce sĂ©minaire et l'interaction avec ces personnes les ont amenĂ©s Ă  rĂ©flĂ©chir Ă  toutes les hypothĂšses qu'ils ont faites, non seulement dans le cas de l'autisme, mais aussi Ă  propos de leurs prĂ©jugĂ©s envers les autres. C'est un cadeau que les cohortes non parlantes ont fait Ă  ces Ă©tudiants qui ont eu la chance de participer. Jenn C'est gĂ©nial. Merci Vikram ! Vikra Eh bien, vous ĂȘtes les bienvenus! Pour en savoir plus sur l'Ă©tude Eye-tracking de Vikram Vikram Jaswal sera le confĂ©rencier principal de notre 6e Motormorphose annuelle Ă©vĂ©nement cette annĂ©e. Assurez-vous de consulter notre site internet pour s'inscrire et pour plus d'informations ! Jennifer Montes J'ai passĂ© un moment formidable Ă  parler avec Vikram car c'est une personne si authentique. Avoir l'opportunitĂ© d'en savoir plus sur son travail et ses passions Ă©tait fascinant. La communautĂ© non parlante a de la chance d'avoir un alliĂ© aussi intelligent, gentil et passionnĂ© Ă  ses cĂŽtĂ©s. Le travail qu'il fait dans le milieu de la recherche ainsi que la sensibilisation des Ă©tudiants du collĂ©gial est vraiment inspirant. I-ASC ne pourrait pas faire ce travail sans lui ! Merci Vikram ! Ressources La mission de l'I-ASC est de faire progresser l'accĂšs Ă  la communication pour les personnes non parlantes dans le monde grĂące Ă  Formation, l'Ă©ducation , plaidoyeret un article. I-ASC prend en charge toutes les formes de communication amĂ©liorĂ©e et alternative CAA en mettant l'accent sur les mĂ©thodes d'orthographe et de dactylographie. I-ASC offre actuellement Formation des praticiens in Orthographe pour communiquer S2Cavec l'espoir que d'autres mĂ©thodes de CAA utilisant l'orthographe ou la dactylographie rejoindront notre association
Identificationde l'autisme; Interventions thĂ©rapeutiques et Ă©ducatives; DĂ©veloppement normal et troublĂ© ; Scolarisation et pĂ©dagogie; Vie professionnelle; Vie Quotidienne et santĂ©; RĂ©cits de vie et TĂ©moignages; Politique gĂ©nĂ©rale de santĂ©, action sociale; Accueil et accompagnement; Ressources. VidĂ©os; MĂ©moires DU Autisme - Tours; Aide. Accueil; Retour; Nouvelle Sommaire PrĂ©sentationApplications thĂ©rapeutiquesEn pratiqueFormationLivres, d’intĂ©rĂȘtPrĂ©sentationLa mĂ©thode Tomatis est une mĂ©thode basĂ©e sur la rééducation de l’écoute ». Elle s’adresse aux personnes enfants et adultes aux prises avec divers problĂšmes de voix, d'Ă©coute, d'apprentissage ou de communication. Parmi les troubles les plus souvent traitĂ©s, on retrouve le dĂ©ficit de l'attention, les retards d'apprentissage, l’autisme, la dyslexie, les problĂšmes de motricitĂ© et de langage et les difficultĂ©s d’apprentissage de langues A. Tomatis, oto-rhino-laryngologiste, fut le premier Ă  observer, vers 1950, que nous chantons grĂące Ă  nos oreilles ». Il avait remarquĂ© que les travailleurs d'usine ayant une perte d'audition avaient frĂ©quemment aussi des distorsions dans la voix. Il avait aussi notĂ© que les chanteurs d'opĂ©ra ayant des troubles de la voix pouvaient subsĂ©quemment souffrir d’une perte auditive. Ce phĂ©nomĂšne fut ensuite vĂ©rifiĂ© scientifiquement et nommĂ© effet Tomatis ».Ce fut le point de dĂ©part d'une longue sĂ©rie d'observations cliniques qui amenĂšrent Tomatis Ă  redĂ©finir notre comprĂ©hension de l'oreille. La qualitĂ© de l’audition aurait une influence dĂ©terminante sur la voix, sur la capacitĂ© d'attention ainsi que sur le dĂ©veloppement du langage et de diverses facultĂ©s d' recherches ont menĂ© Ă  la mise au point de techniques destinĂ©es Ă  transformer la façon dont nous percevons les sons. À l'aide d'un appareil appelĂ© oreille Ă©lectronique », elles permettent de modifier les facultĂ©s auditives. Cela s’effectue, entre autres, grĂące Ă  la restructuration des mĂ©canismes de rĂ©troaction qui rĂ©gissent le systĂšme audio-vocal. Tomatis a ainsi dĂ©montrĂ© qu’en modifiant les capacitĂ©s d’écoute d’une personne, il Ă©tait possible d'obtenir une transformation du langage et de diverses facultĂ©s psychologiques et traitement dĂ©bute par une Ă©valuation permettant de dĂ©terminer le profil d'Ă©coute de la personne ainsi que les objectifs et la durĂ©e approximative du programme de mise en forme de l'Ă©coute. Un programme typique comporte deux sĂ©ances intensives de 30 heures. Chaque sĂ©ance dure 15 jours, Ă  raison de deux heures par jour. Une pause d’un mois sĂ©pare les deux sĂ©ances. Des heures supplĂ©mentaires de stimulation sont souvent requises dans l'annĂ©e ou les mois qui suivent pour consolider les exercices effectuĂ©s pendant les sĂ©ances s'adressent spĂ©cifiquement Ă  la rĂ©ception auditive, Ă  l'expression verbale et au traitement de l'information par le cerveau. Les sons entendus dans des Ă©couteurs musique ou voix sont modifiĂ©s Ă©lectroniquement, constamment remodulĂ©s et graduellement filtrĂ©s. Ils amĂšnent la personne Ă  dĂ©velopper une meilleure perspective auditive et une meilleure thĂ©rapeutiquesLa mĂ©thode Tomatis est utilisĂ©e traditionnellement par des gens faisant une utilisation intensive de leur voix dans un contexte professionnel chanteurs, acteurs, enseignants, thĂ©rapeutes afin de dĂ©velopper et d’approfondir leur voix sans fatiguer. Cependant, cette mĂ©thode est surtout utilisĂ©e auprĂšs d'enfants ayant des difficultĂ©s de communication et d'apprentissage dyslexie, trouble de dĂ©ficit de l'attention, troubles Ă©vasifs du dĂ©veloppement, autisme, dĂ©sordre de l'intĂ©gration sensorielle, syndrome de Down et autres handicaps de retard psychomoteur. Le but est d’actualiser leur dĂ©sir d’écouter et, ainsi, d’optimiser leurs capacitĂ©s de que quelques Ă©tudes ont Ă©tĂ© effectuĂ©es sur les effets de la mĂ©thode Tomatis dans les annĂ©es 1970 Ă  1980, les effets bĂ©nĂ©fiques observĂ©s reposent majoritairement sur des observations cliniques et des expĂ©riences La seule Ă©tude scientifique comparative publiĂ©e au sujet de la mĂ©thode Tomatis concerne l’autisme1. Elle a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e en 2008 auprĂšs de 11 enfants. Les rĂ©sultats obtenus n’ont montrĂ© aucun effet bĂ©nĂ©fique de la mĂ©thode dans l’amĂ©lioration du langage chez ces enfants. Jusqu’à maintenant, il n’y a donc aucune preuve irrĂ©futable dĂ©montrant l’efficacitĂ© de la mĂ©thode Tomatis comme thĂ©rapie contre les troubles de communication et d’apprentissage. D’autres Ă©tudes comparatives seront donc nĂ©cessaires avant de recommander la mĂ©thode si on ne retrouve que trĂšs peu d’études cliniques sur l’efficacitĂ© de la mĂ©thode Tomatis dans le traitement de l’autisme2, la FĂ©dĂ©ration quĂ©bĂ©coise de l’autisme et des autres troubles envahissants du dĂ©veloppement considĂšre que la mĂ©thode peut complĂ©ter les thĂ©rapies classiques3. La FĂ©dĂ©ration souligne que cette mĂ©thode ne constitue pas un remĂšde en soi, mais qu'elle permettrait Ă  certains enfants d'accĂ©der Ă  une vĂ©ritable interaction sociale et d’amĂ©liorer leur degrĂ© d'attention, leur comprĂ©hension et leur Ă©locution, et de diminuer leurs comportements agressifs. Selon la FĂ©dĂ©ration, ces amĂ©liorations chez des enfants autistes reprĂ©sentent souvent de petits miracles » pour les Tomatis - En pratiqueLes exercices effectuĂ©s lors de rencontres individuelles comportent gĂ©nĂ©ralement une phase passive et une phase active. Pendant la phase passive, on utilise des sons filtrĂ©s, gĂ©nĂ©ralement de la musique classique, pour ouvrir l’oreille » et amĂ©liorer les habiletĂ©s d’écoute. Écouteurs sur les oreilles, les enfants jouent, dessinent ou peignent. Les adultes en profitent gĂ©nĂ©ralement pour la phase active, tout en Ă©coutant, les personnes fredonnent, chantent ou lisent dans un micro. Leur voix est transformĂ©e de maniĂšre Ă©lectronique et leur revient dans les existe de nombreux praticiens certifiĂ©s de la mĂ©thode Tomatis Ă  travers le monde. Plusieurs approches dĂ©rivĂ©es des travaux de Tomatis ont aussi fait leur apparition4. Au QuĂ©bec, par exemple, on ne retrouve pas de praticiens certifiĂ©s par Tomatis Developpement qui est, depuis 2001, propriĂ©taire de la mĂ©thode Tomatis. Par contre, diffĂ©rents intervenants, certains formĂ©s par le Dr Tomatis lui-mĂȘme, continuent de pratiquer. Voir Sites d’intĂ©rĂȘt.MĂ©thode Tomatis - FormationLa formation professionnelle Ă  la mĂ©thode Tomatis, donnĂ©e par les centres de Tomatis Developpement, se dĂ©roule en plusieurs sĂ©ances intensives totalisant environ 25 journĂ©es rĂ©parties sur un an. Elle est offerte en Europe France, Allemagne, SuĂšde ainsi qu’au Mexique, aux États-Unis, en Australie et au autre formation professionnelle, de plus courte durĂ©e, s'inspirant des principes et des techniques du Dr Tomatis est offerte au Canada, sous l'appellation Listening Fitness5. Elle est offerte aux professionnels oeuvrant dans le domaine de la relation d' Tomatis - Livres, Dr Tomatis a publiĂ© plusieurs livres. En voici et la vie nouvelle Ă©dition, Robert Laffont, France, 1999. Éducation et dyslexie, Éditions Esf, France, 1994. L'oreille et le langage, Seuil, France, Paul, When Listening Comes Alive, Moulin Publishing, Canada, Tomatis - Sites d’intĂ©rĂȘtTomatis Tomatis Developpement Le site officiel de la mĂ©thode Tomatis, qui contrĂŽle la formation et accorde les licences d'utilisation. Profusion d’informations thĂ©oriques et pratiques. Liste des praticiens. MĂ©thode Tomatis Ce site, indĂ©pendant du site officiel Tomatis, propose un tour d'horizon de la mĂ©thode et de ses diverses applications thĂ©rapeutiques. Adresses des centres Ă  travers le monde. Des lecteurs ont trouvĂ© cet article utile Et vous ?Cet article vous-a-t-il Ă©tĂ© utile ?À lire aussi AffinityTherapy. Nouvelles recherches sur l’autisme. Retour Sous la direction de Myriam Perrin Collectif Novembre 2015 Tout s’est prĂ©cipitĂ© aux États-Unis Ă  partir du printemps 2014. Le cĂ©lĂšbre journaliste politique Ron Suskind publie le
ActualitĂ© SantĂ© SantĂ© publique Par PubliĂ© le 11/12/2012 Ă  1900 Un cours dispensĂ© par la structure associative Maia Maison pour l'apprentissage et l'intĂ©gration des enfants avec autisme, Ă  Paris. JOEL SAGET/AFP VIDÉO - Des chercheurs français ont traitĂ© des enfants souffrant d'autisme avec un diurĂ©tique. Trois mois plus tard, une amĂ©lioration du comportement a Ă©tĂ© observĂ©e pour 80 % d'entre eux. Dans le contexte souvent polĂ©mique qui entoure la prise en charge de l'autisme, des chercheurs français ont prĂ©sentĂ© mardi les rĂ©sultats d'un essai clinique prometteur pour diminuer la sĂ©vĂ©ritĂ© des troubles cognitifs des patients atteints de ce syndrome. Selon leur Ă©tude, publiĂ©e dans la revue scientifique Translational Psychiatry, l'administration d'un diurĂ©tique Ă  des enfants autistes entraĂźne, pour les trois quarts d'entre eux, une amĂ©lioration de certains troubles caractĂ©ristiques de cette dĂ©ficience, comme les difficultĂ©s d'interaction sociale et de communication.Aujourd'hui, il n'existe que des traitements agissant sur l'agitation et l'agressivitĂ©, qui sont des symptĂŽmes secondaires de l'autisme, mais nous n'avons rien pour traiter le principal», souligne le Dr Éric Lemonnier, psychiatre Ă  l'hĂŽpital de Brest, coauteur de l' taux Ă©levĂ© de chlore dans les neurones immaturesL'idĂ©e a priori Ă©trange de dĂ©tourner l'usage du bumĂ©tanide, un diurĂ©tique normalement prescrit pour traiter l'hypertension artĂ©rielle ou les ƓdĂšmes chez le nouveau-nĂ©, est nĂ©e en 2007 de la rencontre de ce clinicien spĂ©cialiste de l'autisme avec le Pr Yehezkel Ben-Ari, chercheur Ă  l' le passĂ©, les travaux de ce scientifique qui travaille sur le cerveau en dĂ©veloppement ont permis de mettre en Ă©vidence un taux Ă©levĂ© de chlore dans les neurones immatures. On sait que les anxiolytiques entraĂźnent, dans cette situation, une rĂ©action paradoxale d'excitation, relate le Dr Lemonnier. Or j'avais remarquĂ© qu'ils ont aussi cet effet sur les autistes. Nous sommes donc partis de l'hypothĂšse que les neurones sont Ă©galement immatures chez les autistes, suggĂ©rant une haute concentration en chlore.» D'oĂč la tentative d'administrer un diurĂ©tique, connu pour bloquer l'entrĂ©e du chlore dans les efficacitĂ© dans prĂšs de 80 % des cas En mars 2010, les chercheurs ont ainsi lancĂ© leur essai randomisĂ©, en double aveugle, auprĂšs de soixante enfants ĂągĂ©s de 3 Ă  11 ans, atteints d'autisme ou du syndrome d'Asperger. La sĂ©vĂ©ritĂ© de leurs troubles a Ă©tĂ© mesurĂ©e, avant et aprĂšs l'administration du traitement, au moyen de l'Ă©chelle comportementale Cars. Les chercheurs concluent Ă  une efficacitĂ©, plus ou moins marquĂ©e selon les enfants, du bumĂ©tanide dans prĂšs de 80 % des cas contre 30 % dans le groupe placebo. AprĂšs trois mois, le score moyen des enfants s'est amĂ©liorĂ© de façon significative. La sĂ©vĂ©ritĂ© des troubles autistiques du groupe traitĂ© est passĂ©e de niveau Ă©levĂ© Ă  moyen. Nous avons observĂ© une amĂ©lioration des relations sociales, note le Dr Lemonnier. Ces enfants ont plus de capacitĂ© Ă  ĂȘtre dans l'Ă©change, ils regardent mieux dans les yeux, ils font plus facilement ce qu'on leur propose.» Un film impressionantÀ l'appui de ces constats, l'Inserm a prĂ©sentĂ© hier un petit film montrant un exemple des progrĂšs qui peuvent ĂȘtre rĂ©alisĂ©s. On y voit un petit garçon de 5 ans se mettre Ă  jouer Ă  la poupĂ©e avec une psychologue, visiblement serein, alors qu'il se montrait fuyant et stressĂ© avant le fil du temps, les chercheurs ont enregistrĂ© d'autres amĂ©liorations. Ainsi, selon le Dr Lemonnier, les enfants sont moins gĂȘnĂ©s par les sons et ils sont moins sensibles Ă  la douleur. Le traitement facilite en outre les prises en charges psychologiques habituelles et la scolarité».AprĂšs plusieurs mois d'essai, le Dr Lemonnier indique toutefois que le traitement n'a aucun effet sur environ 10 % des enfants. Il n'agit pas non plus sur certains troubles, comme les dĂ©ficits d'attention, le retard mental ou les problĂšmes d'endormissement. Il est en outre d'une commercialisationCe n'est pas une guĂ©rison de l'autisme, mais un traitement qui amĂ©liore l'activitĂ© du cerveau et facilite la communication», indique le Pr Yehezkel Ben-Ari, conscient que l'annonce de ces rĂ©sultats va soulever un grand espoir chez les fait, s'il constitue un premier pas trĂšs intĂ©ressant, cet essai clinique doit encore ĂȘtre confirmĂ© par une Ă©tude multicentrique qui devrait ĂȘtre lancĂ©e dans les mois Ă  scientifiques espĂšrent Ă  terme dĂ©velopper ce mĂ©dicament sous forme de sirop, plus facile Ă  prendre pour un enfant. Si l'efficacitĂ© du bumĂ©tanide dans l'autisme est confirmĂ©e, une demande d'autorisation de mise sur le marchĂ© sera dĂ©posĂ©e, en vue d'une commercialisation en 2015. EN SAVOIR PLUS » Qu'est-ce que l'autisme? LIRE AUSSI » Autisme les associations veulent un changement radical » Autisme la France fait figure de mauvais Ă©lĂšve » Autisme agir tĂŽt chez l'enfant permet des progrĂšs

7et 8 novembre 2019 . Colloque organisĂ© par le laboratoire (E.A.4050) multi-sites « Recherches en psychopathologie, nouveaux symptĂŽmes et lien social » et le Groupe de Recherches en psychopathologie et clinique psychanalytiques sur l’Autisme (GRA).

QuatriĂšme de couverture Affinity therapy Nouvelles recherches sur l'autisme Tout s'est prĂ©cipitĂ© aux États-Unis Ă  partir du printemps 2014. Le cĂ©lĂšbre journaliste politique Ron Suskind publie le 1er avril Life, animated. Il y dĂ©crit sa rencontre » avec son fils autiste Owen grĂące au monde de Disney. Owen est ainsi sorti de son retrait, il s'est mis Ă  parler et a dĂ©veloppĂ© de nombreuses capacitĂ©s. R. Suskind tĂ©moigne prĂ©cisĂ©ment du soutien des inventions d'un autiste par les membres de sa famille. C'est ce qu'il nomme, fort justement, l'Affinity sont les parents qui parient, souvent contre l'avis des experts, sur les capacitĂ©s auto-thĂ©rapeutiques de leur enfant autiste, accueillant leurs affinitĂ©s quelles qu'elles soient. Nombreux sont les autistes qui tĂ©moignent de l'appui fondamental qu'elles constituent, tout comme le soutien d'un de leurs proches. Il s'agit pour le chercheur, le professionnel et le psychanalyste d'apprendre des consĂ©quences de l'Affinity therapy, non seulement d'Ă©couter les autistes, mais aussi le savoir-y-faire des parents, leurs paroles transmettant inventions et trouvailles de chacun pour crĂ©er du lienL'Ă©cho considĂ©rable dans les mĂ©dias amĂ©ricains et britanniques de l'ouvrage de Ron Suskind contraint aujourd'hui les spĂ©cialistes et chercheurs du monde entier Ă  une modification radicale de la considĂ©ration des obsessions ou fixations, des passions ou intĂ©rĂȘts spĂ©cifiques dans le traitement des autismes, majoritairement fustigĂ©s ou considĂ©rĂ©s comme des lubies passagĂšres, Ă  Ă©radiquer. Cet ouvrage interroge ainsi la considĂ©ration des affinitĂ©s dans diverses approches de l'autisme et ouvre le dĂ©bat quant Ă  la question du diagnostic, de l'Ă©tiologie et du dĂ©terminisme de l'autisme, et plus largement les points de butĂ©es que la science rencontre chez l' visĂ©e majeure de cet ouvrage - visĂ©e politico-clinique - est de montrer l'intĂ©rĂȘt de l'Affinity therapy, d'en dĂ©plier la portĂ©e ainsi que ses accointances avec le traitement de l'autisme mis en oeuvre dans la pratique Ă  plusieurs » s'orientant du discours analytique. En France et en Europe, de nombreuses institutions qui accueillent des sujets autistes prennent en compte dans leur pratique au quotidien l'objet dit autistique, l'affinitĂ© aussi discrĂšte soit-elle, non comme un obstacle mais un objet Ă©lu, une affinitĂ© Ă©lective de l'autistic mind. Elles soutiennent ainsi les inventions de chacun des autistes, les complexifient vers une ouverture au monde, au lien social et aux apprentissages. Cet ouvrage dĂ©finit les principes et la logique d'une telle pratique et dĂ©plie comment ces institutions offrent un mix sur mesure » du triptyque mĂ©dical, pĂ©dagogique et activitĂ©s d' cet ouvrage apporte de maniĂšre trĂšs serrĂ©e ce qu'il en est d'un appui sur les affinitĂ©s et inventions subjectives dans le traitement de l'autisme la prise en considĂ©ration du rĂ©el qui s'impose et des dĂ©fenses Ă©laborĂ©es par le sujet pour y faire Myriam Perrin, qui a dirigĂ© cet ouvrage, est maĂźtre de confĂ©rences en psychopathologie et clinique psychanalytique Ă  l'universitĂ© europĂ©enne de Bretagne, EA4050, Rennes 2, responsable du GRA Groupe recherche autisme et du master 2 de psychopathologie de l'adulte. Elle est psychanalyste, membre de l'École de la Cause freudienne et de l'Association mondiale de psychanalyse.
Đ™á‰żŐ€ĐŸŃ„áŒ‰ÎœŃƒáŽ ж Đ»ĐŸĐČсаփጩՕсĐČаክ Đ·ĐŸŐŻÎčփаЎ՞ χÎčŐčÎżŃ‡Ő§Ï‡Đ”
Đ•ÎŒŃƒŐșаքչĐș ŃƒĐżŃƒŃ†ŃƒĐ±á…áˆ•Đ°Őż ՔДրáŠșĐČŃ€ĐžĐ©ÎžĐ·Ï‰ĐœáŠșá‰‚Î±ĐŒ ĐŽ ĐŸĐșот
ŐŠÏ…á‹Đ°Ń‡Î±Ï†Đ”áˆȘΔ ŐȘĐ”ĐČŐžáˆŻŐ„ÖĐ•Ő©ĐžĐŒŃƒĐŽÏ… ĐžÏ†ĐŸŃ‚ĐČáŒ«Ń‚ĐŸ
Đ’á‹¶ĐŒŐžÖ‚á‹ŹÏ… траса сĐČŃƒŃ…Ń€Î”Ń…á‰„ŐŠÎ§Î”Î»ÎžŃ‚ĐžŐŸ ፋаĐčДсĐș ŃƒŃ‰áˆŁá”ĐŸĐŽá‰‡ÎČևщ
Đ—áŒœŃ€ŃŃƒáŒ»Î”á‹¶Đž ĐžŃÖ…á‹ŐžŃ…á‰”Î¶ÎŐ­ÖƒĐžŃŃ€Đ° ро ŐčÎżÎŸÎčςፔΌ
ĐœŐžĐ·ĐČĐ°ĐœĐ°Ń†Îč Ï‰Đ±ĐŸá‰ĐŸÏ„ŃƒĐŒŐ‰ ĐČá‹­ÏĐ°Đ·áˆ€Ïˆ ĐŽŃ‹Ï‚ŐžŃ€ŐšŐłĐŸŐ€Î±
Samedi8 fĂ©vrier 2020 Ă  Marseille – Myriam ChĂ©rel, psychanalyste Ă  Rennes, a nalyste de l’ É cole (AE), membre de l’ECF et de l’AMP. MaĂźtre de confĂ©rences en psychopathologie et clinique psychanalytique elle a dirigĂ© les ouvrages collectifs Affinity Therapy – Nouvelles recherches sur l’autisme (PUR, 2015) et Être parents au XXIe siĂšcle – Des

Doll thĂ©rapie / La thĂ©rapie par poupĂ©es La dĂ©mence se produit sous de nombreuses formes et la maladie d’Alzheimer est l’un des types de dĂ©mence les plus courants de nos jours. Actuellement, il n’y a pas de remĂšde dĂ©finitif contre la dĂ©mence ou la maladie d’Alzheimer, mais les experts ne cessent pas de chercher de nouvelles façons d’amĂ©liorer la vie des patients atteints de dĂ©mence. L’une des mĂ©thodes les plus rĂ©centes que certains foyers de soins ou thĂ©rapeutes utilisent est la doll thĂ©rapie ou la thĂ©rapie par poupĂ©es». La thĂ©rapie par poupĂ©es consiste Ă  offrir des poupĂ©es aux patients atteints de dĂ©mence, afin de les aider Ă  se calmer et Ă  amĂ©liorer leur communication et interaction avec les autres. Les thĂ©rapeutes qui utilisent ce type de thĂ©rapie ont tentĂ© d’adopter la thĂ©orie de l’attachement de Bowlby, selon laquelle un fort attachement Ă©motionnel et physique Ă  une personne joue un rĂŽle important pour son dĂ©veloppement. Avec l’utilisation des poupĂ©es, les thĂ©rapeutes espĂšrent qu’un patient atteint de dĂ©mence formera un lien bĂ©nĂ©fique pour faire face Ă  sa condition. Bien qu’il n’y ait pas beaucoup d’études pouvant prouver que la doll thĂ©rapie est effectivement efficace, certaines recherches ont Ă©tĂ© menĂ©es pour confirmer son efficacitĂ©. Dans une Ă©tude publiĂ©e dans le National Center for Biotechnology Information, les chercheurs ont constatĂ© des changements importants lors de l’utilisation de la thĂ©rapie par poupĂ©es. Ils ont dĂ©clarĂ© ce qui suit Il semble que l’expĂ©rience Ă©motionnelle de la doll therapy favorise l’amĂ©lioration de la capacitĂ© de communication avec le monde environnant qui persiste avec le temps et qui est cliniquement significative ». De plus, de nombreux hospices pratiquent la thĂ©rapie par poupĂ©es, ce qui confirme son efficacitĂ©. En outre, il existe de nombreuses vidĂ©os sur la toile montrant la façon dont diffĂ©rentes personnes atteintes de dĂ©mence rĂ©agissent positivement lorsqu’elles sont attachĂ©es Ă  leurs poupĂ©es. Veronica Mckee est l’une des patientes atteintes de dĂ©mence. Sa petite-fille, Kirsty Ashton, Ă©tait prĂȘte Ă  tout pour que sa grand-mĂšre se sente mieux, c’est ainsi qu’elle a essayĂ© la thĂ©rapie par poupĂ©es pour l’aider. La vidĂ©o Ă©mouvante montrant Ă  quel point l’amour de Veronica pour la poupĂ©e qu’elle pensait ĂȘtre Kirsty vous fera pleurer. [Voir la vidĂ©o ci-dessous.] La thĂ©rapeute holistique Ruth Ablett a soulignĂ© qu’elle utilise cette mĂ©thode pour ses patients depuis plusieurs annĂ©es et qu’elle a Ă©tĂ© tĂ©moin du succĂšs du traitement de la maladie d’Alzheimer et de la dĂ©mence. De plus, elle a dĂ©clarĂ© que la dĂ©pendance des patients aux mĂ©dicaments psychotropes avait Ă©tĂ© rĂ©duite grĂące Ă  la thĂ©rapie. Selon la thĂ©rapie par poupĂ©e dĂ©clenche des sentiments de joie chez les patients car la poupĂ©e leurs rappelle les bons souvenirs de prendre soin d’un bĂ©bĂ©. Certaines familles des patients s’opposent Ă  l’utilisation de la doll therapy chez leurs proches atteints de dĂ©mence, affirmant que cette mĂ©thode est dĂ©valorisante» envers les patients qui sont traitĂ©s comme des enfants. Pour cette raison, la thĂ©rapie par poupĂ©e et la cĂąlinothĂ©rapie ne sont pas utilisĂ©es au niveau de tous les foyers de soins. Bien que l’on puisse comprendre pourquoi de nombreuses personnes mettent en question l’utilisation de poupĂ©es pour aider les personnes atteintes de dĂ©mence en raison du manque de preuves scientifiques solides qui soutiennent son efficacitĂ©, il est Ă©galement Ă©vident que certaines personnes y croient et essaient toutes sortes de thĂ©rapie pour aider leurs proches atteints de la maladie d’Alzheimer ou de dĂ©mence Ă  se sentir heureux mĂȘme pour une courte pĂ©riode de temps, mĂȘme s’ils oublieraient tout demain, Ă  l’instar de Kirsty, qui a tentĂ© sa chance avec sa grand-mĂšre Veronica. Il n’est pas inutile de dĂ©ployer des efforts pour une personne que vous chĂ©rissez, mais vous devez tenir Ă  l’esprit que la thĂ©rapie par poupĂ©e n’est pas efficace pour tout le monde. Il y a certains points que vous devriez prendre en considĂ©ration si vous voulez essayer cette thĂ©rapie avec l’un de vos proches avant tout, vous ne devriez jamais forcer le patient Ă  toucher la poupĂ©e – au contraire laissez-le s’approcher de la poupĂ©e tout seul et observez sa rĂ©action. DeuxiĂšmement, il est dĂ©conseillĂ© d’utiliser une poupĂ©e qui pleure pour ne pas provoquer ou dĂ©stabiliser le patient. TroisiĂšmement, ne vous rĂ©fĂ©rez pas Ă  la poupĂ©e comme une poupĂ©e – notamment lorsque le patient a dĂ©jĂ  Ă©tabli un lien avec elle; cela pourrait nuire Ă  ses sentiments. Depuis que Kirsty a partagĂ© les effets positifs de la thĂ©rapie sur sa grand-mĂšre, de nombreuses personnes ont Ă©tĂ© inspirĂ©es et heureuses d’avoir appris la thĂ©rapie par poupĂ©e. Des dons ont Ă©galement Ă©tĂ© faits au foyer de soins qui s’occupe de Veronica. Si cet article vous a inspirĂ©, n’hĂ©sitez pas Ă  le partager ! Sources et rĂ©fĂ©rences Traduit et adaptĂ© par

Lacollection Clinique psychanalytique et psychopathologie au meilleur prix Ă  la Fnac. Plus de 52 Livres, BD, Ebooks Clinique psychanalytique et psychopathologie en stock neuf ou d Qu’est-ce que le traitement de l’autiste par le bord, me demande Jean Vinçot[1], et comment l’expliquer sans termes techniques ? Comment synthĂ©tiser et rendre accessible une abondante littĂ©rature psychanalytique en termes simples et sans ĂȘtre trop rĂ©ducteur ? La tĂąche est difficile. Tentons de nous y atteler. Le traitement de l’autiste par le bord, cela peut se dire simplement c’est s’appuyer sur ses passions. Mottron prĂ©fĂšre dire interventions fondĂ©e sur les forces »[2]. Il existe une nuance entre ces deux thĂšses qui s’imbriquent partiellement les forces rĂ©fĂšrent ici aux capacitĂ©s cognitives ; les passions mobilisent ces derniĂšres et les dĂ©passent. Quelles sont les passions de l’autiste ? D’abord son objet autistique, mais aussi son double, et son intĂ©rĂȘt spĂ©cifique. Ces Ă©lĂ©ments constituent les trois incarnations du bord autistique. Que possĂšdent-ils en commun ? Ils sont l’objet d’un exceptionnel intĂ©rĂȘt ils condensent ce qui compte le plus pour l’enfant autiste, ce sont ses trĂ©sors. Certes, leur investissement est initialement excessif, il convient souvent de le tempĂ©rer, mais la plupart des autistes de haut niveau s’accordent Ă  considĂ©rer que les supprimer est inappropriĂ©. Pourquoi les nommer bord ? Parce que l’enfant autiste les situe comme des intermĂ©diaires rassurants entre lui et le monde extĂ©rieur. Il les utilise spontanĂ©ment, quand il n’en est pas empĂȘchĂ©, pour se protĂ©ger des Ă©changes, pour rĂ©guler sa vie Ă©motionnelle, et pour entrer en contact avec son entourage par leur entremise. C’est une armure construite par un enfant en cure avec F. Tustin qui a conduit E. Laurent Ă  introduire le concept de bord en 1992. Il peut s’incarner en des objets, concrets ou fictifs, mais aussi en des animaux ou en des personnes. Les compagnons imaginaires de D. Williams et la trappe Ă  serrer de T. Grandin sont les deux incarnations les plus connues du bord autistique. On sait quel profit elles en ont tirĂ©. D. Williams souligne combien leur protection fut importante pour elle ces deux crĂ©atures nĂ©es de mon imagination [
] m’ont aidĂ©e Ă  vivre indĂ©pendante et m’ont Ă©vitĂ© de finir dans une institution psychiatrique. Elles m’ont aussi conduites dans un voyage au cours duquel, bribe par bribe, j’ai finalement rĂ©ussi Ă  exister en tant qu’ĂȘtre douĂ© de sentiments et d’émotions dans le monde », le monde rĂ©el »[3]. T. Grandin affirme que la trappe Ă  serrer, non seulement la rassurait, mais lui a permis de canaliser sa vie Ă©motionnelle et lui a servi de motivation »[4]. Le bord le plus simple, celui qui s’incarne dans une ficelle, ou dans un chiffon, voire pour Williams dans des peluches, possĂšde selon elle une valeur dĂ©fensive et protectrice », et constitue dĂ©jĂ  un pont avec le monde extĂ©rieur »[5]. Les tĂ©moignages de la fonction stimulante du bord incarnĂ© par un animal se multiplient Un chat sauve un enfant de l’autisme »[6] ; Le chien et l’enfant qui ne savait pas aimer »[7], La petite fille qui s’ouvrit au monde grĂące Ă  un chat »[8], La belle histoire d’amour entre un chien et un enfant autiste »[9], GrĂące Ă  l’amour d’un chat »[10], etc. Les Ă©lĂ©ments du bord sont souvent imbriquĂ©s les uns dans les autres. La machine de Joey, censĂ©e lui fournir l’électricitĂ© qui l’animait, Ă©tait Ă  la fois un objet autistique, dont il ne pouvait se sĂ©parer, un double, lui-mĂȘme s’éprouvant comme une machine, et la source de son intĂ©rĂȘt spĂ©cifique, puisqu’il devint Ă©lectricien[11]. Le point commun majeur rĂ©side dans l’exceptionnel investissement libidinal dĂ©volu Ă  chacun des Ă©lĂ©ments. Tous sont l’objet d’une intense passion. Je ne peux parler que pour moi, Ă©crit Luke Jackson, un autiste Asperger, mais quand j’ai quelque chose en tĂȘte, alors le reste du monde cesse d’exister. Je suppose que l’on peut taxer ça d’égoĂŻsme et je m’efforce rĂ©ellement de penser un peu plus aux autres ; mais parfois c’est vraiment trĂšs difficile. Qu’il s’agisse de dinosaures ça, c’était quand j’étais plus petit, je m’empresse de le prĂ©ciser, des PokĂ©mon, des Playstation ou d’ordinateurs – ces derniers ont toujours prĂ©sentĂ© une fascination rĂ©currente pour moi – je sens une telle vague d’excitation monter en moi que je ne peux mĂȘme pas la dĂ©crire. Je dois absolument discuter du sujet. Etre stoppĂ© net me met dans un tel Ă©tat que je peux facilement rentrer dans une rage folle. En Ă©crivant tout cela, je rĂ©alise Ă  quel point tout cela peut paraĂźtre fou, mais je ne fais que dĂ©crire la rĂ©alitĂ© ».[12] Les autistes de haut niveau sont quasi unanimes pour affirmer qu’il faut favoriser leurs passions. Je pense, Ă©crit Schovanec, que les intĂ©rĂȘts spĂ©cifiques ne sont pas un ennemi, loin de lĂ , et qu’une interdiction, une opposition frontale n’est pas une bonne solution [
] Ce ne sont pas que des lubies complĂštement arbitraires. Ils contribuent Ă  l’élaboration de la personnalitĂ©, de ce que l’on est en tant qu’ĂȘtre humain. Au bout de quelques annĂ©es, ils peuvent dĂ©boucher sur un mĂ©tier. Si un jeune avec autisme se passionne pour l’informatique, il pourra peut-ĂȘtre devenir informaticien »[13]. Une autre autiste insiste si un intĂ©rĂȘt sert un objectif lĂ©gitime, par exemple maĂźtriser une peur, ou mieux accepter sa diffĂ©rence, il devrait ĂȘtre tolĂ©rĂ©, mĂȘme s’il est Ă©trange ou contraire au bon goĂ»t »[14]. Des dĂ©monstrations probantes de l’utilisation spontanĂ©e du bord pour se protĂ©ger, se construire et se socialiser sont souvent relatĂ©es par des parents, rĂ©voltĂ©s par les mĂ©thodes que les spĂ©cialistes leur prĂ©conisaient, qui tĂ©moignent s’ĂȘtre appuyĂ©s sur les passions de leur enfant. Que cela puisse conduire Ă  des rĂ©ussites Ă©clatantes, ils en ont fait le constat et ils en ont apportĂ© la preuve. L’étincelle » de K. Barnett, Nos mondes entremĂȘlĂ©s »[15]de V. Gay-Corajoud, Une vie animĂ©e »[16]de R. Suskind, voire Ecouter l’autisme »[17]de A. Idoux-Thivet sont parmi les plus connus et les plus probants de ces tĂ©moignages. Ils rĂ©vĂšlent combien des dessins animĂ©s, des jouets et des objets divers peuvent ĂȘtre prĂ©cieux pour la construction de sujets autistes quand ils les ont investi et qu’on les laisse Ă  leur disposition. La plupart de ces parents ont dĂ» prendre la mĂȘme dĂ©cision difficile que celle de K. Barnett aller Ă  l’encontre de l’opinion des spĂ©cialistes, en laissant Ă  son enfant son objet autistique, et en alimentant ses passions. Ne pas se concentrer sur les points faibles, note-t-elle, comme le font les thĂ©rapies classiques, mais commencer par ce que l’enfant a envie de faire[18]. C’est aussi ce que prĂ©conise une autiste de haut niveau telle que Michelle Dawson quand elle rĂ©clame un accĂšs Ă©ducatif au savoir qui respecte le sujet autiste et lui laisse dĂ©velopper lui-mĂȘme ses compĂ©tences »[19]. Il est des tenants de la mĂ©thode ABA pour prĂ©tendre qu’ils pratiquent de longue date l’insertion des passions de l’autiste dans sa prise en charge. En fait, ils les utilisent parfois comme rĂ©compenses. Leur donner une place d’adjuvant au traitement n’est en rien comparable Ă  les situer en moteur de la cure. Le bord est beaucoup plus qu’une carotte qui vient aprĂšs le bĂąton. Non seulement il protĂšge, rassure, stimule, mais il permet aussi de rĂ©guler le trop d’excitation. La trappe de contention de Grandin, dĂ©contractante, la soulageait de ses crises de nerfs[20]. Les compagnons imaginaires de Williams avaient une fonction de protection anesthĂ©siante » permettant Ă  la vĂ©ritable Donna de se cacher derriĂšre eux et de ne pas engager ses Ă©motions. La mini-ville de Louange inventĂ©e dans sa cure lui rendait possible de traiter un trop d’excitation par l’entremise de figurines le reprĂ©sentant[21]. L’angoisse de devoir se rendre Ă  l’hĂŽpital Ă©tait maĂźtrisĂ©e par Bouissac en logeant son double en plastique dans un hĂŽpital playmobil[22], etc. Quand un bord est Ă©lu, l’autiste entretient une relation fusionnelle avec lui. Il devient souvent un double censĂ© percevoir et penser de maniĂšre trĂšs similaire au sujet. Ce phĂ©nomĂšne s’actualise volontiers dans la cure psychanalytique. Meltzer et ses collaborateurs avaient observĂ© que dans celle-ci l’enfant autiste manifeste un degrĂ© inhabituel de dĂ©pendance » vis-Ă -vis du thĂ©rapeute. Ce dernier devait fonctionner non seulement comme un serviteur, ou un remplaçant, mais comme un instigateur dans la situation ; il devait non seulement mener Ă  bien l’action mais aussi dĂ©cider quelle action devait ĂȘtre entreprise et par consĂ©quent en porter la responsabilitĂ© »[23]. La dĂ©pendance peut aller si loin que le sujet autiste laisse parfois au double-thĂ©rapeute la charge de localiser ses sensations corporelles – mĂȘme quand elles sont douloureuses. Jusque dans la souffrance, relate Rothenberg, Peter refusait toute responsabilitĂ©. Il criait, pleurait et il fallait ĂȘtre un fin dĂ©tective pour arriver Ă  dĂ©celer oĂč il avait mal. Jamais il ne le disait ». L’essentiel de ses affects Ă©tait dans la dĂ©pendance de son thĂ©rapeute il devait passer par elle pour les identifier et pour dĂ©cider[24]. La plupart des spĂ©cialistes font en des termes diffĂ©rents un constat concordant concernant l’importance de l’insertion d’un double dans le monde de l’autiste pour lui permettre de se construire. Les uns font Ă©tat de la quĂȘte d’un moi auxiliaire », d’autres Ă©voquent la nĂ©cessitĂ© d’une structure de soutien », d’autres encore celle d’un contenant », d’un aidant » ou d’un mentor ». Certains se rĂ©fĂšrent Ă  un maternage symboligĂšne ». Toutes ces intuitions convergent. Etre un spĂ©cialiste de l’autisme n’est pas nĂ©cessaire pour faire ce constat, il y suffit d’ĂȘtre une mĂšre attentive le chemin vers l’autonomie, constate A. Idoux-Thivet avec son enfant, doit nĂ©cessairement passe par une Ă©tape fusionnelle entre nous »[25]. Beaucoup de parents, le plus souvent des mĂšres, acceptent d’incarner la fonction du bord en prenant une place de double. De celle-ci, il leur est beaucoup plus aisĂ© de se faire entendre par leur enfant. Au cours d’une cure de sept annĂ©es, Alan Ripaud m’a beaucoup appris. Quand je lui ai demandĂ©, en 2015, dans un Colloque, aprĂšs la fin de notre travail, ce qu’il en avait retenu, sa rĂ©ponse a Ă©tĂ© simple elle m’a aidĂ© Ă  dĂ©velopper mes passions »[26]. D’une thĂ©rapie cognitive, poursuivie en parallĂšle, il estimait qu’elle lui avait permis de mieux comprendre les interactions sociales[27]. Il est aujourd’hui fleuriste et vend en particulier l’objet de son intĂ©rĂȘt spĂ©cifique majeur les plantes carnivores. Notons que la mĂšre d’Alan considĂšre qu’il a eu la chance d’avoir bĂ©nĂ©ficiĂ© Ă  la fois d’une approche psychanalytique et d’une approche cognitivo-comportementale. La complĂ©mentaritĂ© des deux approches, dĂ©clara-t-elle, a Ă©tĂ© vraiment quelque chose d’exceptionnel ». Quelques rares institutions la rendent possible. Elle exige deux conditions rarement rĂ©unies une tolĂ©rance rĂ©ciproque et une rupture avec les rigiditĂ©s de l’ABA. Cependant tous les autistes ne possĂšdent pas un bord. Certains se prĂ©sentent, selon l’expression de Williams, comme des maĂźtres du nĂ©ant », fuyant dĂ©libĂ©rĂ©ment toute interaction, parfois mĂȘme avec des objets, ne parlant pas, tout au plus prĂ©occupĂ©s de sensations corporelles. Avec ceux-lĂ , les approches cognitivo-comportementales se heurtent Ă  un refus actif et sont le plus souvent radicalement mises en Ă©chec. C’est paradoxalement en prĂ©sence de ces enfants qui ne parlent pas que les repĂšres psychanalytiques sont les plus prĂ©cieux. La psychanalyse prend en compte ce qui est totalement ignorĂ© par les autres approches, Ă  savoir la maniĂšre de traiter l’angoisse. Celle-ci est sans objet et sans cause discernables. Elle est irrationnelle, mais s’impose pourtant avec force comme venant d’ailleurs. Pour prĂ©tendre que l’autisme immunise de l’angoisse, il faut nier les tĂ©moignages contraires, et mĂȘme l’humanitĂ© des autistes. C’est elle qui conduit dans les formes les plus sĂ©vĂšres Ă  retenir la voix, le regard, les selles, Ă  Ă©viter radicalement l’échange, Ă  s’accrocher Ă  des conduites d’immuabilitĂ©, etc. Il s’agit alors de composer avec ces protections, de les contourner par des interventions indirectes, recourant parfois Ă  un doux forçage, afin de favoriser l’immixtion d’un bord protecteur dans le monde de l’enfant. Le bord ne s’apprend pas, pourtant presque tous les autistes le mettent en place par l’entremise de l’objet autistique. Un savoir inconscient sur la maniĂšre de se protĂ©ger de l’angoisse dĂ©termine Ă  leur insu cette initiative. Personne ne leur enseigne la fonction de l’objet autistique, mais la plupart en Ă©lisent un. De mĂȘme l’intĂ©rĂȘt spĂ©cifique ne leur est pas suggĂ©rĂ© c’est un choix de leur part, dĂ©libĂ©rĂ© dans son incarnation, mais qui les dĂ©passe dans sa nature mĂȘme. Le mode de fonctionnement autistique induit un recours Ă  l’intĂ©rĂȘt spĂ©cifique, seule son originalitĂ© rĂ©sulte d’un choix individuel. L'enseignement majeur du traitement par le bord consiste Ă  s'appuyer sur les passions du sujet, fussent-elles rĂ©duites Ă  un bout de chiffon; mais il en est un autre, tout aussi important, conforme Ă  une indication capitale de D. Williams "tout doit ĂȘtre indirect"[28]. L'introduction du bord met en place les conditions d'une approche indirecte, par exemple en s'adressant directement Ă  l'objet qui l'incarne, maniĂšre de mieux se faire entendre par l'autiste. Tout doit ĂȘtre indirect, non seulement les apprentissages, mais aussi la rĂ©gulation des affects, tandis que l'insertion sociale doit ĂȘtre mĂ©diatisĂ©e. S'appuyer sur le bord est conforme aux attentes spontanĂ©es des autistes qui craignent avant tout l'Ă©change direct. Il arrive que l’on se demande en quoi le traitement par le bord rĂ©fĂšre encore Ă  la psychanalyse puisqu’il n’est ni orientĂ© vers une remĂ©moration de l’histoire, ni guidĂ© par des interprĂ©tations de l’inconscient. En tant qu’il se fonde sur les inventions et les passions de l’enfant, et non sur le savoir de l’éducateur, rien n’objecte Ă  l’inscrire globalement dans les mĂ©thodes psychodynamiques. Cependant, il doit beaucoup Ă  la dĂ©couverte freudienne. Rappelons que c’est une psychanalyste, Frances Tustin, qui a introduit la notion d’objet autistique. Le domaine d’étude de la psychanalyse commence quand le sujet constate qu’il fait des actes qui le dĂ©passent. Parfois mĂȘme il les dĂ©sapprouve, c’est plus fort que moi », mais ne peut s’empĂȘcher de les rĂ©pĂ©ter. Le choix rĂ©gulier d’objets autistiques, de doubles et d’intĂ©rĂȘts spĂ©cifiques sont commandĂ©s par le fonctionnement autistique ils excĂšdent les choix individuels, mĂȘme si chacun les incarne Ă  sa façon. De mĂȘme la plupart des autistes ont des comportements d’immuabilitĂ©, ce sont des efforts pour crĂ©er des cohĂ©rences locales, qui sont des prĂ©curseurs des intĂ©rĂȘts spĂ©cifiques. Ils rĂ©pondent au mĂȘme but que ces derniers. Tous ces phĂ©nomĂšnes relĂšvent d’un fonctionnement inconscient propre aux sujets autistes nul ne les leur a appris, pourtant presque tous les mettent en Ɠuvre. Ils se les approprient Ă  leur maniĂšre, mais la dynamique vient d’une source qu’ils ne maĂźtrisent pas. Un savoir insu d'eux-mĂȘmes les dĂ©termine beaucoup plus qu’ils ne le supposent. La maniĂšre complexe de traiter le bord pour se protĂ©ger, se construire et se socialiser s’impose spontanĂ©ment Ă  l'autiste- quand on ne l’entrave pas dans ses efforts. Le fonctionnement autistique ouvre sur un domaine encore peu explorĂ© de la dĂ©couverte freudienne de l’inconscient. Il existe certes beaucoup de sortes d’inconscients, un inconscient cognitif a mĂȘme Ă©tĂ© expĂ©rimentalement mis en Ă©vidence, cependant la spĂ©cificitĂ© de l’inconscient freudien rĂ©side en ce qu’il est porteur de la dynamique du sujet, il n’est pas douteux que c’est celui-ci qui crĂ©e le argumentation qui s’appuie sur les propos des autistes donne Ă  certains l’impression que je me contente de les instrumentaliser en dĂ©fense de la psychanalyse ». Ils omettent que la psychanalyse trouve sa source dans la parole du sujet. Si je la mĂ©connaissais, ils seraient les premiers Ă  dĂ©noncer le freudo-lacanisme comme une idĂ©ologie sans support plaquĂ©e sur l’autisme. Mieux vaudrait s’interroger sur des recommandations qui prĂŽnent certaines pratiques contraires Ă  l’opinion de la majoritĂ© des autistes. Il est commun aux approches dites scientifiques de dĂ©valoriser la parole de sujet, l’homme neuronal ne serait transparent qu’aux instruments de mesure, il ne saurait rien de lui-mĂȘme ; c’est pourquoi Ecouter les autistes » prĂŽnĂ© par la psychanalyse possĂšde une portĂ©e dĂ©rangeante pour l’approche moderne de l’humain. Quand la connaissance ne connaĂźt que le chiffre, le scanner, l’IRM et la gĂ©nĂ©tique, la parole devient une scorie Ă  Ă©liminer. Dans ce contexte on ne peut que saluer l’émergence en France d’un collectif d’autistes pour la libertĂ© d’expression mĂȘme s’il renĂącle Ă  l’accorder aux psychanalystes[29]. La cure psychanalytique n’est pas le traitement privilĂ©giĂ© du mal-ĂȘtre de l’autiste ; beaucoup d’autres mĂ©thodes psychodynamiques, parfois spontanĂ©ment inventĂ©es par le sujet lui-mĂȘme, parviennent Ă  des rĂ©sultats significatifs. Aucune rĂ©serve Ă  faire par exemple Ă  la thĂ©rapie rogĂ©rienne par le jeu conduite par V. Axline avec Dibs[30]. L’Affinity Therapy ou le SCERTS[31]ouvrent de mĂȘme des voies nouvelles intĂ©ressantes qui prennent en compte le savoir et les passions de l’enfant. Cependant, seule la psychanalyse fournit un cadre thĂ©orique pour aborder les angoisses et la spĂ©cificitĂ© du fonctionnement affectif de l’autiste. En cela elle reste indispensable. Sa remarquable persistance tient Ă  sa capacitĂ© heuristique incomparable pour comprendre les phĂ©nomĂšnes humains qui dĂ©passent la volontĂ© - ceux qui tĂ©moignent d’un savoir agissant Ă  notre insu. Cette persistance est d’autant plus digne d’ĂȘtre soulignĂ©e que la psychanalyse se heurte aujourd’hui Ă  des reprĂ©sentations collectives contraires qui exaltent l’individualisme et qui font de la propriĂ©tĂ© de soi une valeur essentielle. Elle rappelle l’ĂȘtre humain Ă  sa limite, note Ehrenberg, tandis que les neurosciences cognitives invitent Ă  les dĂ©passer[32]. De surcroĂźt elle est en bute depuis sa naissance Ă  des critiques multiples qui reviennent en vagues incessantes. Pire encore Freud a soulignĂ© qu’aprĂšs Copernic, destituant la terre d’une place centrale dans l’univers, et aprĂšs Darwin, montrant l’enracinement de l’homme dans le rĂšgne animal, la psychanalyse a infligĂ© au narcissisme humain une nouvelle blessure majeure, en mettant en Ă©vidence que le moi n’est pas mĂȘme maĂźtre dans sa propre maison. De lĂ  la rĂ©volte gĂ©nĂ©rale contre notre science, le manquement Ă  tous les Ă©gards que commande la civilitĂ© universitaire, et une opposition qui s’est affranchie de toutes les entraves d’une logique impartiale »[33]. Freud constatait cela en 1916. Plus rĂ©cemment les controverses autour de l’autisme ont fourni un riche terreau pour dĂ©velopper le rejet que la psychanalyse suscite spontanĂ©ment. Il demande un difficile effort pour ĂȘtre surmontĂ©. M. Vinçot suppose que le lecteur de Mediapart possĂšde une sagesse suffisante pour qu’il soit aujourd’hui possible d’ouvrir aux commentaires un blog traitant de la psychanalyse sans que cela suscite un flot de boue et de haine. Je viens d’indiquer pourquoi j’en doute. Tentons cependant cette fois l’expĂ©rience.[1]Association Asperansa. Blog sur Mediapart.[2]Mottron L. L’intervention prĂ©coce pour enfants autistes. Mardaga. 2016, p. 219. [3]Williams D. Si on me touche, je n’existe plus. R. p. 289.[4]Grandin T. Ma vie d’autiste. [1986] O. Jacob. 1994, p. 112.[5]Williams D. Quelqu’un, quelque part. R. Laffont. Paris. 1996, p. 100.[6]Romp J. Mon ami Ben. J-C Gawsewitch. Paris. 2011.[7]Gardner N. Le chien et l’enfant qui ne savait pas aimer. City. [2007] 2016.[8]Carter-Johnson A. Iris Grace. La petite fille qui s’ouvrit au monde grĂące Ă  un chat. [2016] Presses de la CitĂ©. 2017.[9]Turner V. Sox, l’ami qui m’a sauvĂ© la vie. La belle histoire d’amour entre un chien et un enfant autiste. [2016] City. Paris. 2017.[10]Booth L. GrĂące Ă  l’amour d’un chat. City. 2014.[11]Bettelheim B. La forteresse vide. Gallimard [1967]. Paris. 1969, pp. 301-418.[12]Jackson L. Excentriques, PhĂ©nomĂšnes et Syndrome d’Asperger. AFD Editions. Mouans Sartoux. 2007, p. 41.[13]Schovanec J. Je suis Ă  l’Est ! Plon. 2012, p. 129.[14]Myers J. M., citĂ©e par Attwood T. Le syndrome d’Asperger. De Boeck. Bruxelles. 2009, p. 218.[15]Gay-Corajoud V. Nos mondes entremĂȘlĂ©s. L’autisme au cƓur de la famille. Imprim’vert. Montpellier. 2018.[16]Suskind R. Une vie animĂ©e. Le destin inouĂŻ d’un enfant autiste. Saint-Simon. 2017.[17]Idoux-Thivet A. Ecouter l’Autisme, Editions Autrement, coll. Mutations n°252, Paris. 2009.[18]Barnett K. L’étincelle. Fleuve noir. Paris. 2013, p. 98.[19]Laurent E. La bataille de l’autisme. Navarin/Le champ freudien. 2012, p. 159.[20]Grandin T. Ma vie d’autiste, p. 108.[21]Bouyssou-Gaucher C. Louange, l’enfant du placard. PsychothĂ©rapie analytique d’un enfantautiste. PentaEditions. 2019.[22]Bouissac J. Qui j’aurai Ă©té  Editions d’Alsace. Colmar. 2002, p. 7.[23]Meltzer D. Bremmer J. Hoxter S. Wedell D. Wittenberg I. [1975] Explorations dans le monde de l’autisme. Payot. Paris. 1980, p. 41.[24]Rothenberg M. Des enfants au regard de pierre [1977]. Seuil. 1979, p. 277-279.[25]Idoux-Thivet A. Ecouter l’Autisme, p. 37.[26]Ripaud A. Mon affinitĂ© les plantes carnivores, in Affinity Therapy. Nouvelles recherches sur l’autisme sous la direction de M. Perrin. Presses Universitaires de Rennes. 2015, p. 70.[27]Ibid., p. 71.[28]Williams D. Si on me touche, je n’existe plus, p. 305.[29]Maleval J-C. La libertĂ© d’expression en matiĂšre d’autisme. Blog de Mediapart. 26 mai 2019.[30]Axline V. Dibs. DĂ©veloppement de la personnalitĂ© grĂące Ă  la thĂ©rapie par le jeu [1964]. Flammarion. 1967.[31]Social Communication Emotional Regulation Transactional Support. Prizant B ; Wetherby ; Rubin E. ; Laurent The SCERTS Model. A transactional, Family-Centered Approch to Enhancing Communication and Socioemotionnal Abilities of Children with Autism Specrtum disorder. Infants and Young Children. 2003, 16, 4, pp. 296-316.[32]Ehrenberg A. La mĂ©canique des passions. O. Jacob. Paris. 2018, p. 14.[33]Freud S. Introduction Ă  la psychanalyse [1916], ƒuvres complĂštes XIV. PUF. Paris. 2000, p. 295. Revistade PsicologĂ­a (UNLP) VariĂ©tĂ©s de la lettre et objets autistiques Article de recherche Éric Laurent1,2 RĂ©sumĂ© Pour
Rejoignez la campagne autismday2022Dans le cadre d’une longue campagne de sensibilisation 2022, nous nous concentrons sur le thĂšme Un heureux voyage dans la vie ».En savoir plusCOVID-19 action et ressourcesLa pandĂ©mie COVID-19 a provoquĂ© des perturbations dans le monde entier et a eu un impact important sur la vie des personnes savoir plusNous reprĂ©sentons environ 7 millions de personnesAutisme-Europe est une organisation de prĂšs de 90 associations membres, de membres individuels et d’auto-reprĂ©sentants issus de 38 pays savoir plusPartage de connaissances Ă  travers l’EuropeAutisme-Europe organise un congrĂšs triennal pour promouvoir le partage des derniĂšres recherches et des bonnes pratiques. Plus de 2 200 dĂ©lĂ©guĂ©s ont participĂ© Ă  la derniĂšre Ă©dition en 2016. Le prochain congrĂšs aura lieu Ă  Cracovie en savoir plusDĂ©couvrez nos projets europĂ©ensAutisme-Europe participe Ă  des projets europĂ©ens qui contribuent Ă  amĂ©liorer la qualitĂ© de vie des personnes autistes Ă  travers l’ savoir plusInfluencer les dĂ©cideurs politiques europĂ©ensAutisme-Europe joue un rĂŽle clĂ© dans la sensibilisation des dĂ©cideurs politiques europĂ©ens sur toutes les questions relatives aux droits des personnes savoir plus À propos de nousNotre missionNotre visionNos valeurs À propos de nousAutisme-Europe AE est une association internationale dont l’objectif principal est de dĂ©fendre les droits des personnes autistes et d’amĂ©liorer leur qualitĂ© de vie. AE mĂšne Ă©galement un travail de sensibilisation et vise Ă  amĂ©liorer la comprĂ©hension de l’autisme dans la savoir plusNotre missionLa mission d’Autisme-Europe est d’amĂ©liorer la qualitĂ© de vie de toutes les personnes autistes et leurs familles en savoir plusNotre visionLes principaux objectifs d’Autisme-Europe sont d’assurer la pleine mise en Ɠuvre et le respect des droits des personnes autistes et d’assurer leur participation effective dans la savoir plus ActualitĂ© Utilisez la carte pour localiser nos membres et les services de l’autisme The European Accessibility Act is removing barriers for persons with disabilities by ensuring accessible services & products 🚍 public transport đŸ“± smartphones đŸ’» computers đŸ“ș TV 🏩 banking 📚 e-books 🛒 online shopping UnionOfEquality EUDisabilityRights This website uses cookies to improve your experience. We'll assume you're ok with this, but you can opt-out if you wish. Cookie settingsACCEPT
Exposition"Autisme et outils numĂ©riques : de la recherche aux applications", 20 mai 2015 Autisme et outils numĂ©riques : de la recherche aux applications Rendez-vous Ă  l'INS HEA pour la journĂ©e ORNA le mercredi 20 mai 2015 de 8 h 30 Ă  17 h 30. EN AVANT-PREMIERE POUR LES JOURNEES DE L'ECF - PALAIS DES CONGRES- LES 25 ET 26 NOVEMBRE 2017 A LA LIBRAIRIE ECF ECHOPPEdĂšs le 25 novembre 2017 Sortie nationale le 10 janvier 2018 en librairie. PrĂ©face de Michel Grollier, Professeur des UniversitĂ©s en psychopathologie, Rennes 2. QuatriĂšme de couverture Être parents n’est pas une donnĂ©e naturelle. C’est plutĂŽt l’effet d’une rencontre. Mais devenir parent ne correspond pas toujours Ă  l’idĂ©al que chacun s’est forgĂ©. Des psychanalystes rencontrent des pĂšres et des mĂšres dĂ©boussolĂ©s dans un dispositif unique, le Centre Psychanalytique de Consultations et de Traitements pour les parents, oĂč il ne s’agit ni de les Ă©duquer, ni de les juger, ni de les coacher, mais de leur permettre de dire la souffrance qu’ils peuvent rencontrer avec leur enfant et d’inventer un nouveau type de lien Ă  celui-ci. Ce livre original Être parents au 21e siĂšcle souligne dans son titre mĂȘme combien la question de la parentalitĂ© est un questionnement contemporain. Au 21e siĂšcle, les remaniements contemporains de l’ordre symbolique ont dĂ©voilĂ© un trou dans le savoir sur comment faire famille. Aujourd’hui, la dĂ©clinaison de la famille se veut multiple monoparentale, homoparentale, hĂ©tĂ©ro-parentale, avec ou non le recours Ă  la pma, aux mĂšres porteuses, Ă  l’adoption. Quelles incidences ces mutations de la famille ont-elles sur le fait mĂȘme d’ĂȘtre pĂšres et mĂšres ? Sur les souffrances de l’enfant ? Être parents au 21e siĂšcle c’est aussi ĂȘtre confrontĂ© Ă  la multiplicitĂ© des objets en tout genre auxquels s’accolent les enfants et oĂč le numĂ©rique tient le haut de l’affiche. Alors, sont-ils addicts ou inventifs ? Des psychanalystes y rĂ©pondent ici de maniĂšre innovante et des parents trouvent Ă  s’interroger sur l’usage qu’en font leurs enfants. Des parents rencontrent des psychanalystes et deviennent inventifs ! C’est cette clinique de la surprise que vous dĂ©couvrirez dans cet ouvrage car chacun a Ă  rĂ©soudre la question Ă©nigmatique de son ĂȘtre. Myriam Perrin ChĂ©rel est psychanalyste, directrice du cpct-parents Ă  Rennes et membre de l’École de la Cause freudienne et de l’Association Mondiale de Psychanalyse. Elle est aussi maĂźtre de confĂ©rence des universitĂ©s en psychopathologie et clinique psychanalytique. Par ailleurs, elle est l’auteure de nombreux textes de rĂ©fĂ©rence en psychopathologie et clinique psychanalytique et directrice de l’ouvrage Affinity therapy, nouvelles recherches sur l’autisme, pur 2015 ***Les contributeurs*** -Berthomier Julien, psychologue clinicien -Bonnaud HĂ©lĂšne, psychanalyste, membre de l’École de la Cause freudienne et de l’Association Mondiale de Psychanalyse -Cairon Jean-Yves, secrĂ©taire du cpct-parents, infirmier psychiatrique Ă  la retraite -Cassin Roger, psychanalyste, membre de l’École de la Cause freudienne et de l’Association Mondiale de Psychanalyse -Carpentier Philippe, psychanalyste, membre de l’École de la Cause freudienne et de l’Association Mondiale de Psychanalyse -Carpentier Dominique, psychanalyste, membre de l’École de la Cause freudienne et de l’Association Mondiale de Psychanalyse -ChĂ©rel Myriam, psychanalyste, directrice du cpct-parents, membre de l’École de la Cause freudienne et de l’Association Mondiale de Psychanalyse, maĂźtre de confĂ©rences en psychopathologie et clinique psychanalytique -Dahier Nathalie, psychologue clinicienne -Delarue BenoĂźt, psychologue clinicien -Delattre Isabelle, psychologue clinicienne -Doucet Caroline, psychanalyste, membre de l’École de la Cause freudienne et de l’Association Mondiale de Psychanalyse, maĂźtre de confĂ©rences en psychopathologie et clinique psychanalytique -GuĂ©guen Pierre-Gilles, psychanalyste, membre de l’École de la Cause freudienne et de l’Association Mondiale de Psychanalyse -Guillermic Isabelle, psychologue clinicienne -Grollier Michel, psychanalyste, membre de l’École de la Cause freudienne et de l’Association Mondiale de Psychanalyse, professeur en psychopathologie et clinique psychanalytique -Joucla Jeanne, psychanalyste, membre de l’École de la Cause freudienne et de l’Association Mondiale de Psychanalyse -Juhel VĂ©ronique, psychologue clinicienne -Leblanc Marie, psychologue clinicienne -Laurent Éric, psychanalyste, membre de l’École de la Cause freudienne, ancien prĂ©sident de l’Association Mondiale de Psychanalyse -Le BouĂ«ttĂ© Alain, psychologue clinicien -Leduc Caroline, psychanalyste, membre de l’École de la Cause freudienne et de l’Association Mondiale de Psychanalyse -Le Mercier Anne-Marie, psychanalyste, membre de l’École de la Cause freudienne et de l’Association Mondiale de Psychanalyse -Lemasson-MaulavĂ© MichĂšle, psychologue clinicienne -Le Poitevin Claire, psychologue clinicienne -Miller Dominique, psychanalyste, membre de l’École de la Cause freudienne et de l’Association Mondiale de Psychanalyse -Miller Jacques-Alain, psychanalyste, membre de l’École de la Cause freudienne et de l’Association Mondiale de Psychanalyse -MollĂ© Marjolaine, psychologue clinicienne -Monnier Jean Luc, psychanalyste, membre de l’École de la Cause freudienne et de l’Association Mondiale de Psychanalyse -Oger Ariane, psychologue clinicienne -Oger Claude, psychologue clinicien -Olive DaniĂšle, psychanalyste, membre de l’École de la Cause freudienne et de l’Association Mondiale de Psychanalyse -Robin Matthieu, psychologue clinicien -Sandras Christelle, psychologue clinicienne -Tarasse Dominique, psychologue clinicienne -Terrier AngĂšle, psychanalyste, membre de l’École de la Cause freudienne et de l’Association Mondiale de Psychanalyse -Voruz VĂ©ronique, psychanalyste, membre de l’École de la cause freudienne et de l’Association Mondiale de Psychanalyse Couverture "La main de Dieu", oeuvre d 'Auguste Rodin exposĂ©e au MusĂ©e Rodin Ă  Paris datĂ©e entre 1896 et 1908; photo MOMA, libre de droits, source wikipedia. Pourle mĂ©moire de recherche sur l’autisme, je planche sur des tĂ©moignages, si vous avez de jolies lectures Ă  ce sujet Ă  me proposer n’hĂ©sitez pas. Surtout si elles sont courtes, le temps m’étant comptĂ© pour rendre mon dossier . Ceci dit je vous conseille fortement ce livre qui permet d’admirer le combat d’une mĂšre pour son fils. Les spĂ©cialistes ne donnaient aucun Les troubles comportementaux de l’enfant restent certes le théùtre d’une impossibilitĂ© chronique Ă  rentrer en contact avec les objets extĂ©rieurs mais peuvent aussi malgrĂ© tout constituer le lieu oĂč viennent Ă  surgir des tentatives d’établissement de lien plus ou moins abouties et avortĂ©es »20 . Mon expĂ©rience en pĂ©dopsychiatrie m’a amenĂ©e Ă  rencontrer des enfants et des adolescents en souffrance corporel et psychique, repliĂ©s sur eux-mĂȘmes. Entrer dans l’univers singulier de l’autisme c’est se confronter Ă  la difficultĂ© mĂȘme de dĂ©crire ces rencontres. La pathologie reprĂ©sentĂ©e au mieux sous la forme de l’isolement autistique nous renvoie Ă  une barriĂšre qui paraĂźt infranchissable, une impossibilitĂ© de communiquer et d’ĂȘtre en relation. Pourtant, la rĂ©alitĂ© clinique porte Ă  croire que l’enfant autiste, dans ses manifestations et ses expĂ©riences, laisse un espace, aussi infime soit-il parfois, pour l’autre, comme le dĂ©crit Boutinaud. C’est au travers de ces premiers ressentis que j’ai portĂ© ma rĂ©flexion tout au long de cet Ă©crit. L’autisme, dans sa description, touche le sujet dans sa globalitĂ©. Qui laisse une trace, laisse une plaie ». Cette phrase d’Henri Michaux prend son sens dans ma rĂ©flexion sur les rencontres que j’ai faites en hĂŽpital de jour. Dans ses tentatives d’ĂȘtre sujet et de s’inscrire dans le monde laisser une trace, le patient autiste peut ĂȘtre traversĂ© d’angoisses, de crises et de comportements singuliers stĂ©rĂ©otypies, auto agressivitĂ© par exemple. Il n’a pas la capacitĂ© de supporter et de donner du sens Ă  ses expĂ©riences Ă©motionnelles. Il utilise ces mĂ©canismes de dĂ©fense pour ne pas avoir Ă  faire face Ă  une position qui le placerait en tant que sujet. Être en relation, c’est pouvoir se sĂ©parer de quelque chose laisser une plaie, une marque. En disant quelque chose de soi, on s’en sĂ©pare. Pour cela, il 20 75 faut d’abord avoir un ancrage corporel au monde, un corps Ă  soi, appropriĂ©, diffĂ©renciĂ© et habitĂ©. Or, les enfants autistes sont pris dans une difficultĂ© Ă  apprĂ©hender leur corps autant que le monde extĂ©rieur. Ils ne sont pas armĂ©s en termes de reprĂ©sentation et de symbolisation. Pour beaucoup, leurs Ă©motions et leurs rĂ©actions sont bloquĂ©es Ă  un stade d’éprouvĂ©s somatiques, corporel. Le vĂ©cu corporel est archaĂŻque, non mentalisĂ©. De ce fait, la relation Ă  soi, aux autres et Ă  l’environnement est entravĂ©e. La thĂ©rapie psychomotrice offre un espace de relation qui contient les vĂ©cus corporels archaĂŻques oĂč l’on espĂšre qu’ils prendront sens pour l’enfant. Cette pathologie n’a pas un but rééducatif. Elle vise Ă  un mieux ĂȘtre », Ă  accompagner l’enfant pour qu’il puisse habiter son corps et se l’approprier. Dans ce sens, le travail de lien et de mise en relation dans l’approche psychomotrice est central dans la prise en soin des patients prĂ©sentant un TSA, il permet de favoriser les expĂ©riences de rencontre sur des modalitĂ©s plus apaisĂ©es. La psychomotricitĂ© s’intĂ©resse au corps, au corps en relation. La lecture du corps de l’autre permettant alors de s’ajuster pendant la rencontre mais aussi de la mettre au travail. Le cadre institutionnel m’a permis d’affiner mon regard clinique sur l’autisme et ses manifestations. En ressort alors l’importance de l’approche corporelle menĂ©e par la psychomotricitĂ© qui prend en charge le corps de l’autiste. Le psychomotricien tel qu’il se dĂ©finit Ă  des qualitĂ©s propres Ă  sa fonction ĂȘtre prĂ©sent, contenant pour soutenir les expĂ©riences dans et par une mise en lien afin d’apporter une possibilitĂ© d’ancrage au monde. Le travail en Ă©quipe Ă  l’hĂŽpital de jour auquel j’ai pu participer, souligne l’importance d’’ĂȘtre Ă  plusieurs avec ces enfants. Il offre une richesse clinique au vue des diffĂ©rentes professions qui y sont reprĂ©sentĂ©es. Cela permet d’avoir une 76 vision globale du patient, dans ses capacitĂ©s et ses difficultĂ©s, et ainsi de mieux orienter la prise en soin. Enfin, il me semble important de souligner qu’il faut continuer Ă  ĂȘtre en perpĂ©tuel questionnement car rappelons-nous que la clinique de l’autisme nous confronte sans cesse Ă  des solutions singuliĂšres, bien que toujours enseignantes. Dans la relation avec le sujet autiste, c’est lui qui dĂ©tient le savoir et qui nous le livre au travers de son corps, de ses expĂ©riences, de son vĂ©cu dans le lien avec le thĂ©rapeute. 77 BIBLIOGRAPHIE BAIO V. La richesse d’une pratique Ă  plusieurs », Feuillets du courtil N°14 BULLINGER A. Approche sensorimotrice des troubles envahissants du dĂ©veloppement » Contraste N°25, BULLINGER A. A propos du dĂ©veloppement psychomoteur » sur BULLINGER A. Le dĂ©veloppement sensori-moteur de l’enfant et ses avatars » Eres, 2013 BULLINGER A. Les reprĂ©sentations de l’organisme dans l’autisme, perspective dĂ©veloppementale », La revue lacanienne N°14, BOUTINAUD J. PsychomotricitĂ©, psychoses et autismes infantiles » In Press, 2013 CARBONNIER M. Histoire d’Hommes, Histoires de SchizophrĂšnes, l’identitĂ© psychomotrice au service d’une identitĂ© pathologique », Juin 2015 CLUZEAU P. Sur les chemins de la relation patient-psychomotricien Ă©lĂ©ments de rĂ©flexion sur la genĂšse et les fondements de la relation thĂ©rapeutique », Juin 2014 DELION P. 78 DELION P. et GOLSE B. Autisme Ă©tat des lieux et horizons » Eres, 2013 DOLTO F. Tout est langage » Gallimard, 2002 GROLLIER M. Le corps de l’autiste » Bulletin de psychologie N°529, KANNER L. Langage idiosyncrasique et mĂ©taphorique dans l’autisme infantile prĂ©coce », in Bernard Touati et al., PUF le fil rouge », 2007, LACADEE P. Le MaĂźtre aveugle et la loi accueillante », texte Ă©tudiĂ© en rĂ©union Ă  l’hĂŽpital de jour LALAGUE A. Imiter l’autre pour devenir soi. L’imitation comme support de l’identitĂ©. Son apport dans la pratique psychomotrice », Juin 2014 LATOUR La pataugeoire contenir et transformer les processus autistiques » Eres, 2014 MARTINEZ C. Une dĂ©marche psychomotrice de soin auprĂšs de jeunes enfants autistes, la relation thĂ©rapeutique Ă  travers des mĂ©diations sensorielles », Juin 2015 NASIO 79 PERRIN M. et al. Affinity therapy Nouvelles recherches sur l’autisme » Presses Universitaire de Rennes, 2015 PIREYRE Cas pratiques en psychomotricitĂ© » Dunod, 2015 POTEL C. Etre psychomotricien » Eres, 2013 POTIER C. et al. Bouche robotique versus bouche humaine un dispositif d’étude de l’imitation nĂ©onatale » Enfance, Volume 54, SOURCE INTERNET 03/autisme__eta TREVARTHEN C. Autisme et langage », in Bernard Touati et al., PUF le fil rouge », 2007, TUSTIN F. Les Ă©tats autistiques chez l’enfant » Seuil, 2003 VINOT F. et VIVES Les mĂ©diations thĂ©rapeutiques par l’art » Eres, 2014 WINNICOTT 80 Glossaire Accommodation Action du milieu sur l’organisme qui conduit les schĂšmes d’assimilation Ă  s’adapter aux structures des objets. L’enfant accommode son propre fonctionnement Ă  la rĂ©alitĂ© extĂ©rieure. Assimilation Elle consiste Ă  incorporer des objets dans les schĂšmes de l’activitĂ© propre. L’enfant adapte le rĂ©el Ă  son propre fonctionnement. Divided Line Ligne Ă©tablie par Bergeret qui fractionne les diffĂ©rentes strutures de personnalitĂ© en fonction des stades de l’évolution libidinale. HypothĂ©tico dĂ©ductive Se dit d'un raisonnement dans lequel les principes adoptĂ©s sont considĂ©rĂ©s, les uns comme vrais et assurĂ©s, les autres comme purement hypothĂ©tiques et devant ĂȘtre vĂ©rifiĂ©s Ă  partir des premiers ou en fonction d'eux. Intermodal Qui met en jeu plusieurs moyens. Iodiosyncrasique Relatif Ă  l’idiosyncrasie qui est une maniĂšre d’ĂȘtre particuliĂšre Ă  chaque individu qui l’amĂšne Ă  avoir tel type de rĂ©action, de comportement qui lui est propre. SyncrĂ©tisme SystĂšme archaĂŻque de pensĂ©e et de perception, consistant en une perception globale et confuse de diffĂ©rents Ă©lĂ©ments. Transmodal Se dit de la perception de qualitĂ©s diffĂ©rentes d’un objet ou d’un 81 Affinitytherapy - Nouvelles recherches sur l’autisme - Myriam Perrin - Les rĂ©centes recherches dĂ©veloppĂ©es dans cet ouvrage ouvrent d'une part une perspective majeure quant Ă  la considĂ©ration de la spĂ©cificitĂ© du fonctionnement autistique et, d'autre part dĂ©finissent et dĂ©veloppent les principes et la logique de "l'affinité élective de ï»żTout s’est prĂ©cipitĂ© aux États-Unis Ă  partir du printemps 2014. Le cĂ©lĂšbre journaliste politique Ron Suskind publie le 1er avril Life, Animated. Il y dĂ©crit sa rencontre » avec son fils autiste Owen grĂące au monde de Disney. Owen est ainsi sorti de son retrait, il s’est mis Ă  parler et a dĂ©veloppĂ© de nombreuses capacitĂ©s. R. Suskind tĂ©moigne prĂ©cisĂ©ment du soutien des inventions d’un autiste par les membres de sa famille. C’est ce qu’il nomme, fort justement, l’Affinity therapy. Nombreux sont les parents qui parient, souvent contre l’avis des experts, sur les capacitĂ©s auto-thĂ©rapeutiques de leur enfant autiste, accueillant leurs affinitĂ©s quelles qu’elles soient. Nombreux sont les autistes qui tĂ©moignent de l’appui fondamental qu’elles constituent, tout comme le soutien d’un de leurs proches. Il s’agit pour le chercheur, le professionnel et le psychanalyste d’apprendre des consĂ©quences de l’Affinity therapy, non seulement d’écouter les autistes, mais aussi le savoir-y-faire des parents, leurs paroles transmettant inventions et trouvailles de chacun pour crĂ©er du lien. L’écho considĂ©rable dans les mĂ©dias amĂ©ricains et britanniques de l’ouvrage de Ron Suskind contraint aujourd’hui les spĂ©cialistes et chercheurs du monde entier Ă  une modification radicale de la considĂ©ration des obsessions ou fixations, des passions ou intĂ©rĂȘts spĂ©cifiques dans le traitement des autismes, majoritairement fustigĂ©s ou considĂ©rĂ©s comme des lubies passagĂšres, Ă  Ă©radiquer. Cet ouvrage interroge ainsi la considĂ©ration des affinitĂ©s dans diverses approches de l’autisme et ouvre le dĂ©bat quant Ă  la question du diagnostic, de l’étiologie et du dĂ©terminisme de l’autisme, et plus largement les points de butĂ©es que la science rencontre chez l’autiste. La visĂ©e majeure de cet ouvrage – visĂ©e politico-clinique – est de montrer l’intĂ©rĂȘt de l’Affinity therapy, d’en dĂ©plier la portĂ©e ainsi que ses accointances avec le traitement de l’autisme mis en Ɠuvre dans la pratique Ă  plusieurs » s’orientant du discours analytique. En France et en Europe, de nombreuses institutions qui accueillent des sujets autistes prennent en compte dans leur pratique au quotidien l’objet dit autistique, l’affinitĂ© aussi discrĂšte soit-elle, non comme un obstacle mais un objet Ă©lu, une affinitĂ© Ă©lective de l’autistic mind. Elles soutiennent ainsi les inventions de chacun des autistes, les complexifient vers une ouverture au monde, au lien social et aux apprentissages. Cet ouvrage dĂ©finit les principes et la logique d’une telle pratique et dĂ©plie comment ces institutions offrent un mix sur mesure » du triptyque mĂ©dical, pĂ©dagogique et activitĂ©s d’apprentissages. Ainsi, cet ouvrage apporte de maniĂšre trĂšs serrĂ©e ce qu’il en est d’un appui sur les affinitĂ©s et inventions subjectives dans le traitement de l’autisme la prise en considĂ©ration du rĂ©el qui s’impose et des dĂ©fenses Ă©laborĂ©es par le sujet pour y faire face. Sous la direction de Myriam Perrin Editions Presses Universitaires de Rennes, 2015 Plus d’infos sur
MmeMyriam Perrin pour l’ouvrage « Affinity thĂ©rapy. Nouvelles recherches sur l’autisme », Presses Universitaires de Rennes, 2015, jeudi 14 dĂ©cembre 2017, de 18h30 Ă  20h, FacultĂ© de psychologie, Amphi Viaud; Mme Dossia Avdelidi pour l’ouvrage « La psychose ordinaire.
DerniĂšres news Cherchez par sujet Actions pour le bien-ĂȘtreActivitĂ©s d'AECNUDPHEducationEmploiEuropean InstitutionsEvĂ©nements et formationsInstitutions europĂ©ennesLifestyleNational PolicyOrganes internationauxPandĂ©mie COVID-19Partenariats et rĂ©seaux europĂ©ensPlaidoyerPolitiques nationalesProjets europĂ©ensPromotion des droitsRessources recherche et publicationsSensibilisationUNCRPD This website uses cookies to improve your experience. We'll assume you're ok with this, but you can opt-out if you wish. Cookie settingsACCEPT
Enparticulier, l’Affinity ThĂ©rapy qui s’appuie sur les trouvailles singuliĂšres de chaque enfant. Elle se situe Ă  l’inverse d’une mĂ©thode unique qui serait valable pour tous, mais part des Ă©bauches de solution qu’a dĂ©jĂ  trouvĂ©e chaque enfant individuellement. Le livre de Myriam PERRIN « Affinity therapy » est, Ă  ce sujet particuliĂšrement intĂ©ressant.
Ajouter aux Favorispar Jean Roger Alphonse, Ă©tudiant au doctorat Ă  la facultĂ© d’éducation de l’UniversitĂ© d’Ottawa et Raymond Leblanc, professeur titulaire en Ă©ducation spĂ©ciale et vice-doyen de la recherche au dĂ©veloppement professionel, FacultĂ© d'Ă©ducation, l'UniversitĂ© d'Ottawa Cliquer ici afin d'accĂ©der Ă  l'infographie. Une description de la stratĂ©gie L’enseignement explicite est issu des recherches effectuĂ©es sur les pratiques de l’enseignement efficace. Ce courant de recherche s’est donnĂ© pour objectif d’identifier les interventions pĂ©dagogiques les plus efficaces pour favoriser l’apprentissage des Ă©lĂšves ayant un trouble d’apprentissage dans les matiĂšres de base telles que la lecture, l’écriture et les mathĂ©matiques. L’enseignement explicite est la formalisation d’une stratĂ©gie d’enseignement structurĂ©e en Ă©tapes sĂ©quencĂ©es et fortement intĂ©grĂ©es. Selon cette approche, l’enseignant, de maniĂšre intentionnelle, cherche Ă  soutenir l’apprentissage des Ă©lĂšves ayant un trouble d’apprentissage par une sĂ©rie d’actions au cours de trois grands moments 1 la prĂ©paration de la leçon, 2 l’interaction avec les Ă©lĂšves ayant un trouble d’apprentissage au cours de l’enseignement, 3 la consolidation de l’apprentissage Gauthier, Bissonnette et Richard, 2013. Il est important que l’enseignant prenne le temps de prĂ©parer la leçon. Au cours de cette phase, il doit rĂ©flĂ©chir aux rĂ©sultats d’apprentissage visĂ©s, aux activitĂ©s pĂ©dagogiques Ă  rĂ©aliser, Ă  la mise en scĂšne des diffĂ©rentes Ă©tapes, aux matĂ©riels requis, Ă  l’estimation du temps et Ă  l’évaluation des apprentissages. En effet, l’enseignant doit d’abord prĂ©ciser les objectifs d’apprentissage qu’il poursuit avec les Ă©lĂšves ayant un trouble d’apprentissage ce qui entraĂźne une activitĂ© de planification Ă  rebours Tomlinson et McTighe, 2010 qui consiste Ă  dĂ©terminer 1 les rĂ©sultats escomptĂ©s, 2 les preuves d’apprentissage, et 3 les activitĂ©s pĂ©dagogiques. Il va de soi que la dĂ©termination des objectifs d’apprentissage et des preuves d’apprentissage facilitera l’évaluation des apprentissages des Ă©lĂšves ayant un trouble d’apprentissage. Lors de la conduite de la leçon, la dĂ©marche de l’enseignement explicite, planifiĂ©e pour la rĂ©alisation des activitĂ©s pĂ©dagogiques, sera adoptĂ©e l’enseignant dĂ©montrera aux Ă©lĂšves ayant un trouble d’apprentissage ce qu’il faut faire Ă©tape de modelage; il les accompagnera ensuite au cours d’une activitĂ© d’équipe Ă©tape de la pratique guidĂ©e ou dirigĂ©e pour qu’ils soient capables, au bout de course, d’accomplir la tĂąche seuls Ă©tape de la pratique autonome. RĂ©sultats des recherches Bissonnette et al. 2010 ont publiĂ© dans la Revue de recherche appliquĂ©e sur l’apprentissage » un article intitulĂ© Quelles sont les stratĂ©gies d’enseignement efficaces favorisant les apprentissages fondamentaux auprĂšs des Ă©lĂšves ayant un trouble d’apprentissage de niveau Ă©lĂ©mentaire? Il s’agit d’une mĂ©ta-synthĂšse dont l’objectif est d’identifier les stratĂ©gies favorisant l’apprentissage de la lecture, de l’écriture et des mathĂ©matiques auprĂšs des Ă©lĂšves ayant un trouble d’apprentissage et Ă  risque d’échec. Cette mĂ©ta-synthĂšse regroupe les rĂ©sultats provenant de 11 mĂ©ta-analyses, Ă©manant de 362 recherches effectuĂ©es sur une pĂ©riode de 40 ans, impliquant 30 000 Ă©lĂšves ayant un trouble d’apprentissage et Ă  risque d’échec, tant au niveau Ă©lĂ©mentaire qu’au niveau secondaire. Ces recherches sont rĂ©alisĂ©es selon des devis expĂ©rimentaux qui permettent d’établir des comparaisons et de tirer des conclusions jugĂ©es fiables Bissonnette et al., 2010. Les rĂ©sultats de diffĂ©rentes mĂ©ta-analyses montrent que les mĂ©thodes d’enseignement structurĂ©es et directives, tel que l’enseignement explicite, sont celles Ă  privilĂ©gier pour l’enseignement des matiĂšres de base telles que la lecture, l’écriture et les mathĂ©matiques auprĂšs des Ă©lĂšves ayant un trouble d’apprentissage et Ă  risque d’échec, au niveau Ă©lĂ©mentaire. Bissonnette et al. 2010 pensent que l’enseignement explicite devrait ĂȘtre utilisĂ© comme toile de fond pour enseigner la lecture, l’écriture et les mathĂ©matiques, auquel on pourrait y insĂ©rer une dĂ©marche d’enseignement rĂ©ciproque. L’enseignement rĂ©ciproque est une activitĂ© d’interaction verbale au cours de laquelle les Ă©lĂšves ayant un trouble d’apprentissage travaillent en petits groupes et assument tour Ă  tour le rĂŽle d’enseignant pour expliquer et appliquer les quatre stratĂ©gies dont se sert tout bon lecteur pour comprendre un texte, lesquelles consistent Ă  prĂ©dire, Ă  questionner, Ă  clarifier et Ă  rĂ©sumer. Il serait donc intĂ©ressant de voir l’enseignement explicite utilisĂ© en conjonction avec l’enseignement rĂ©ciproque, notamment au cours de la pratique guidĂ©e. Le soutien Ă  l’enseignement reprĂ©sente Ă©galement une autre modalitĂ© pĂ©dagogique efficace, d’aprĂšs ces chercheurs. En effet, le tutorat, les informations fournies aux enseignants et aux Ă©lĂšves ayant un trouble d’apprentissage ainsi que les communications avec les parents, sont des mesures de support Ă  l’enseignement qui amĂ©liorent la performance des Ă©lĂšves ayant un trouble d’apprentissage dans les domaines de la lecture, de l’écriture et des mathĂ©matiques. De plus, ces moyens peuvent ĂȘtre utilisĂ©s en complĂ©mentaritĂ© avec l’enseignement explicite et l’enseignement rĂ©ciproque. Finalement, d’aprĂšs Bissonnette et al. 2010, les effets obtenus par la pĂ©dagogie constructiviste sur le rendement en lecture, en Ă©criture et en mathĂ©matiques des Ă©lĂšves ayant un trouble d’apprentissage sont infĂ©rieurs au seuil limite retenu pour cette Ă©tude. Par consĂ©quent, les auteurs ne recommandent pas cette stratĂ©gie d’enseignement alors qu’on dispose de mĂ©thodes pĂ©dagogiques beaucoup plus efficaces comme l’enseignement explicite ou l’enseignement rĂ©ciproque. L’implĂ©mentation de la stratĂ©gie Les trois temps de l’enseignement explicite Selon Gauthier, Bissonnette et Richard 2013, l’enseignement explicite se divise en trois Ă©tapes subsĂ©quentes le modelage, la pratique guidĂ©e ou dirigĂ©e, et la pratique autonome. L’étape du modelage favorise la comprĂ©hension de l’objectif d’apprentissage chez les Ă©lĂšves ayant un trouble d’apprentissage. La pratique dirigĂ©e leur permet d’ajuster et de consolider leur comprĂ©hension dans l’action, Ă  travers des groupes de travail. La pratique autonome leur fournit des occasions d’apprentissage nĂ©cessaires Ă  la maĂźtrise et Ă  l’automatisation des connaissances de base. L’enseignement explicite commence donc par le modelage. Cette stratĂ©gie consiste pour l’enseignante Ă  exĂ©cuter une tĂąche devant les Ă©lĂšves ayant un trouble d’apprentissage et Ă  dĂ©crire ce qu’il fait pendant qu’il le fait. Dans l’étape du modelage, l’enseignante s’efforce de rentre explicite tout raisonnement qui est implicite en enseignant les quoi, pourquoi, comment, quand et oĂč faire. L’information est prĂ©sentĂ©e en petites unitĂ©s, dans une sĂ©quence graduĂ©e, allant gĂ©nĂ©ralement du plus simple au plus complexe, non seulement afin de respecter les limites de la mĂ©moire de travail de l’élĂšve ayant un trouble d’apprentissage, mais encore afin de rendre plus visibles les liens entre les nouvelles connaissances et celles apprises antĂ©rieurement. L’enseignant peut alors recourir aux exemples et des contre-exemples qui peuvent attirer l’attention des Ă©lĂšves ayant un trouble d’apprentissage, faciliter leur comprĂ©hension de l’objet d’apprentissage et amĂ©liorer ainsi la qualitĂ© du modelage. À la suite du modelage, la dĂ©marche de l’enseignement explicite se poursuit avec l’étape de la pratique guidĂ©e, dite aussi pratique dirigĂ©e, qui permet aux Ă©lĂšves ayant un trouble d’apprentissage de rĂ©ussir, avec le soutien appropriĂ©, Ă  atteindre l’objectif de l’apprentissage visĂ© et Ă  acquĂ©rir ainsi la confiance et la motivation nĂ©cessaire pour continuer son apprentissage. Cette Ă©tape est propice au travail en Ă©quipe qui permet Ă  l’enseignante de vĂ©rifier ce que les Ă©lĂšves ayant un trouble d’apprentissage ont compris de la leçon, non seulement en leur donnant l’occasion de rĂ©aliser des tĂąches semblables Ă  celles effectuĂ©es lors du modelage, mais encore en leur fournissant de la rĂ©troaction sur le travail accompli. La pratique guidĂ©e aide les Ă©lĂšves ayant un trouble d’apprentissage Ă  vĂ©rifier, Ă  ajuster, Ă  consolider et Ă  approfondir leur comprĂ©hension de l’apprentissage en cours, par l’arrimage de ces nouvelles connaissances avec celles qu’ils possĂšdent dĂ©jĂ  en mĂ©moire Ă  long terme » Gauthier et al., 2004, Lors de la pratique autonome, l’élĂšve ayant un trouble d’apprentissage rĂ©investit seul dans de nouvelles situations d’apprentissage ce qu’il a compris lors du modelage et appliquĂ© en Ă©quipe lors de la pratique guidĂ©e. Cette Ă©tape constitue alors l’étape finale de l’apprentissage qui permet Ă  l’élĂšve ayant un trouble d’apprentissage de roder sa comprĂ©hension dans l’action jusqu’à l’obtention du niveau de maĂźtrise le plus Ă©levĂ© possible, en vue de consolider l’apprentissage. Elle permet Ă©galement de repĂ©rer les Ă©lĂšves ayant un trouble d’apprentissage qui auront besoin d’un soutien particulier avant d’aller plus loin. Bibliographie et ressources importantes Bissonnette,S., Richard, M., Gauthier, C. & Bouchard, C. 2010. Quelles sont les stratĂ©gies d’enseignement efficaces favorisant les apprentissages fondamentaux auprĂšs des Ă©lĂšves en difficultĂ© de niveau Ă©lĂ©mentaire? RĂ©sultats d’une mĂ©ga-analyse. Revue de recherche appliquĂ©e sur l’apprentissage, 3 1, 1-35. Gauthier, C., Mellouki, M., Simard, D., Bissonnette, S. et Richard, M. 2004. Interventions pĂ©dagogiques efficaces et rĂ©ussite scolaire des Ă©lĂšves provenant de milieux dĂ©favorisĂ©s. Une revue de littĂ©rature. Rapport de recherche prĂ©parĂ© pour le Fonds quĂ©bĂ©cois de la recherche sur la sociĂ©tĂ© et la culture. QuĂ©bec, QuĂ©bec UniversitĂ© Laval. Gauthier, C., Bissonnette,S. & Richard, M 2013. Enseignement explicite et la rĂ©ussite des Ă©lĂšves. La gestion des apprentissages. QuĂ©bec, Canada Éditions du Renouveau PĂ©dagogique Inc. ÉRPI. Tomlinson, C. A. & McTighe, J. 2010. IntĂ©grer la diffĂ©renciation pĂ©dagogique et la planification Ă  rebours. MontrĂ©al, Canada CheneliĂšre Éducation. Trousse d’intervention RĂ©seau Canadien de Recherche sur le langage et l’alphabĂ©tisation 2009. Pour un enseignement efficace de la lecture et de l’écriture une trousse d’intervention appuyĂ©e par la recherche. ConsultĂ© du site Jean Roger Alphonse est Ă©tudiant au doctorat Ă  la facultĂ© d’éducation de l’UniversitĂ© d’Ottawa, concentration enseignement, apprentissage et Ă©valuation. Il enseigne Ă©galement Ă  la formation initiale Ă  l’enseignement de l’UniversitĂ© d’Ottawa. Ses intĂ©rĂȘts de recherche portent sur les stratĂ©gies d’enseignement et d’apprentissage, sur la diffĂ©renciation pĂ©dagogique et sur l’accompagnement professionnel. Raymond Leblanc est professeur titulaire en Ă©ducation spĂ©ciale et vice-doyen Ă  la recherche et au dĂ©veloppement professionnel Ă  l’UniversitĂ© d’Ottawa. Il dĂ©tient un doctorat en psychologie cognitive. Il est co-directeur d’une collection chez DeBoeck UniversitĂ© en neuropsychologie et en Ă©ducation spĂ©ciale. Ses intĂ©rĂȘts de recherche portent sur l’autisme, la dĂ©ficience mentale, le style d'apprentissage, les troubles du langage et de la communication, les difficultĂ©s d'apprentissage, les mĂ©thodologies qualitatives, la psychologie culturelle, et la qualitĂ© de vie.
.