🀄 Barrage De La Roche Qui Boit

lavenir des barrages de la Roche-Qui-Boit et de Vezins. Par la prĂ©sente, nous vous donnons la position des Ă©lus communautaires de la ville d’Avranches en espĂ©rant qu’elle permettra de faire avancer notre communautĂ© de communes sur la question de ces deux barrages, ainsi que du devenir de la vallĂ©e de la SĂ©lune.

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PrĂ©sentation et histoire des barrages Les deux barrages hydroĂ©lectriques de la SĂ©lune, ont Ă©tĂ© construits entre le village de Saint- Hilaire-du-HarcouĂ«t et de Ducey Ă  environ 10 km, Ă  vol d’oiseau, de l’embouchure pour celui de la Roche-qui-Boit et 15 km pour celui de Vezins Figure Figure Les barrages de Vezins et de la Roche-qui-Boit sur la SĂ©lune R. LĂ©tondot, 2019, d’aprĂšs Germaine, 2013 et Vincent M, 2016 Figure CaractĂ©ristiques des barrages de Vezins et de la Roche-qui-Boit DDTM 50, 2011 Le premier barrage Ă  ĂȘtre Ă©rigĂ© par la SociĂ©tĂ© des forces motrices de la SĂ©lune fut celui de la Roche-qui-boit dont les travaux ont durĂ© quatre ans, de 1915 Ă  1919 SAGE SĂ©lune, 2001. De type rectiligne Ă  voĂ»tes multiples Ă  contreforts DDTM 50, 2011 il se situe entre les communes de Ducey et de Saint-Laurent-de-Terregatte Figure Ses 16m de hauteur, 125m de long et les 1,5 millions de mÂł d’eau qu’il retient dans sa retenue longue de 4 km Laslier, 2018 ; SAGE SĂ©lune, 2001 le place tout juste au-dessus du seuil des 15m dĂ©finissant, selon la Commission Internationale des Grands Barrages CIGB, un grand barrage Figure Il entraĂźne une turbine hydroĂ©lectrique d’une puissance de 2180 kW et produit, en moyenne, 7 millions de kilowattheures par an qui ont longtemps servi de compensation au barrage de Vezins plus en amont SAGE SĂ©lune, 2001 ; DDTM 50, 2011 Figure Il fut dĂ©cidĂ© que ce second barrage, mesurant 36m de haut et 278m de long, plus du double de celui de la Roche-qui-Boit, soit construit dans le but d’augmenter la production hydroĂ©lectrique jugĂ©e Ă  l’époque trop insuffisante SAGE SĂ©lune, 2001 ; DDTM 50, 2011 Figure Le barrage de Vezins, Ă©galement de type voĂ»tes Ă  multiple contreforts mais courbĂ©, se trouve Ă  la limite des communes de Vezins et de Saint-Laurent-de-Terregatte DDTM 50, 2011 Figure et Le chantier de cet ouvrage, qui servira durant la Seconde Guerre mondiale Ă  l’alimentation de l’Arsenal de Cherbourg et du mur de l’Atlantique, dĂ©butera en 1929 pour se terminer en 1932 DDTM 50, 2013. La puissance de sa centrale, estimĂ©e au maximum Ă  13 500 kW, dĂ©passe largement celle de son prĂ©dĂ©cesseur et permet de fournir jusqu’à 20 millions de kWh par an Figure Sa retenue s’étale sur 19 km en amont du barrage et retient plus de 19 000 000 mÂł d’eau SAGE SĂ©lune, 2001 ; DDTM 50, 2011. En raison de sa position en amont de la Roche-qui-boit, le barrage Vezins n’est pas concernĂ© par l’obligation d’un dĂ©bit rĂ©servĂ© qui s’élĂšve Ă  2mÂł/s, soit 1/5 du module, pour ce dernier DDTM 50, 2011 Figure Toutefois, ces deux ouvrages sont bien soumis Ă  la rĂ©glementation concernant leur vidange dĂ©cennale DDTM 50, 2011. De par leur hauteur et la taille de leur retenue ces barrages font de la SĂ©lune un cours d’eau remarquable au sens gĂ©ographique du terme. En effet, entravĂ© depuis plus de 90 ans ce fleuve Ă  connu lors de la construction ce ces ouvrages un vĂ©ritable bouleversement dans sa dynamique fluviale et son Ă©quilibre hydromorphologique. Ils ont Ă©galement Ă©tĂ© porteur d’un dĂ©veloppement Ă©conomique de la vallĂ©e notamment avec l’installation d’une base de loisir, celle de la Mazure, sur le lac de Vezins. De mĂȘme, de nombreux pĂȘcheurs d’espĂšces lentiques y ont trouvĂ© un lieu oĂč pratiquer leur activitĂ© plusieurs cabanons se sont construits tout au long de la retenue. Il est Ă©galement possible d’évoquer la production hydroĂ©lectrique qui, bien que modĂ©rĂ©e, reprĂ©sentent tout de mĂȘme une source d’énergie renouvelable qui, dans le contexte actuel n’est pas nĂ©gligeable. Ainsi, il apparaĂźt nĂ©cessaire de prĂ©senter de quelles maniĂšres ces ouvrages impactent la SĂ©lune et notamment en ce qui concerne ses principaux paramĂštres hydro-sĂ©dimentaires qui vont avoir une incidence sur la gĂ©omĂ©trie du fleuve. Ces variables seront d’ailleurs, en raison du systĂšme de processus-rĂ©ponse expliquĂ© prĂ©cĂ©demment, Ă  l’origine de la dĂ©gradation de l’état Ă©cologique du cours d’eau, principale motivation de l’arasement de ces deux barrages. Impacts des barrages sur les flux liquides et solides de la SĂ©lune La SĂ©lune est, Ă  l’origine, un cours d’eau du Sud-Manche dont le rĂ©gime hydrologique est rythmĂ© par la saisonnalitĂ© des prĂ©cipitations de cette rĂ©gion et les quelques rĂ©serves d’eau souterraines prĂ©sentes dans les fissures du Massif Armoricain SAGE SĂ©lune, 2001. La construction des barrages Ă  par consĂ©quent, complĂštement bouleversĂ© ces conditions naturelles » de contrĂŽle des dĂ©bits. Le rĂ©gime du fleuve s’est ainsi trouvĂ© modifiĂ©, d’une part par la crĂ©ation de retenues de 151 ha Vezins et de 30 ha La Roche-qui-boit, mais Ă©galement par la rĂ©gulation anthropique des dĂ©bits entre l’amont et l’aval de ces ouvrages. Il est donc intĂ©ressant de montrer dans quelles mesures les barrages influencent les dĂ©bits dit naturels » et notamment des les dĂ©bits de crues ou d’étiages. Dans cette objectif, plusieurs travaux ont Ă©tĂ© menĂ©s grĂące Ă  des comparaisons amont/aval de ces flux liquides pour mettre en Ă©vidence le rĂŽle des barrages en gĂ©nĂ©ral mais Ă©galement en pĂ©riode d’extrĂȘme hydrologique. Ainsi, une premiĂšre Ă©tude mise en place par le bureau d’étude Egis eau en 2012 pour dĂ©montrer, grĂące Ă  la reconstitution des dĂ©bits entrant et sortant du barrage de Vezins dont les valeurs ont notamment Ă©tĂ© fournis par EDF, l’influence du barrage de Vezins sur les flux hydriques en aval des deux barrages DDTM 50, 2012. Cette expertise permet, grĂące Ă  la synthĂšse d’une autre Ă©tude hydrologique menĂ©e par EDF en 2004, de montrer que les dĂ©bits estimĂ©s entrant dans la retenue de Vezins sont globalement bien restituĂ©s en aval du barrage de la Roche-qui-boit Ă  Saint-Aubin-de- Terregatte, lĂ  ou se situe la station hydrologique du Pont de Signy installĂ©e en 1990 DDTM 50, 2012 Figure Toutefois, lorsque ces dĂ©bits tendent Ă  dĂ©passer les 50mÂł/s Ă  Vezins, la retenue de ce second barrage aurait pour effet d’accroĂźtre les dĂ©bits Ă  la station de Signy comme le montre la plus grande dispersion des points sur le graphe de comparaison DDTM 50, 2012 Figure Une analyse plus fine Ă  ensuite Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e sur le rĂŽle des barrages lors des extrĂȘmes hydrologiques et notamment des crues dont le dĂ©bit dĂ©passait les 50 mÂł/s. Celle-ci a rĂ©vĂ©lĂ© que les barrages pouvaient impacter leur temporalitĂ© mais Ă©galement leur intensitĂ© sur les 8 crues ayant eu lieu entre 1974 et 2000 et dont les donnĂ©es sont disponibles DDTM 50, 2012. Ainsi, il a Ă©tĂ© mis en Ă©vidence que dans 50 % des cas, le pic de crue avait 2 Ă  6 heures de retard Ă  Saint-Aubin-de- Terregatte et qu’il aurait donc pu se produire plus tĂŽt sans les barrages DDTM 50, 2012. De mĂȘme, sa durĂ©e Ă  Ă©tĂ© supĂ©rieure de 2 Ă  4 heures dans 25 % des cas en aval mais l’effet Ă  Ă©tĂ© nul ou nĂ©gligeable dans les 25 % des cas restant DDTM 50, 2012. En ce qui concerne l’écrĂȘtement, celui-ci n’a Ă©tĂ© que de 5 Ă  10 % dans 40 % des cas et nul ou nĂ©gligeable dans 60 % des cas DDTM 50, 2012. Les barrages de Vezins et de la Roche-qui-boit impactent donc les dĂ©bits liquides mais n’aurait qu’un rĂŽle mineur sur l’écrĂȘtement des crues. Au dĂ©but des travaux ayant pour objectif la suppression des barrages, en 2015, une station hydrologique fut donc installĂ©e au Pont de Virey, en amont de la retenue du barrage de Vezins, afin de complĂ©ter les connaissances quant aux effets des barrages sur les dĂ©bits. MalgrĂ© le manque de donnĂ©es sur un temps suffisamment long pour en tirer de rĂ©elles conclusions, les dĂ©bits horaires enregistrĂ©s entre janvier 2015 et mai 2019 permettent d’étudier le rĂŽle des barrages en pĂ©riode de crue mais Ă©galement d’étiage Ndom et al., 2019. Ces donnĂ©es nous permettent tout de mĂȘme de Figure Comparaison entre les dĂ©bits entrant Ă  Vezins et en aval de la Roche-qui-Boit DDTM 50, 2012 rĂ©aliser une comparaison entre le nombre d’heure durant lesquelles le dĂ©bit enregistrĂ© est supĂ©rieur au dĂ©bit biennal de crue sur cette pĂ©riode entre l’amont et l’aval des barrages et entre le nombre d’heure durant lesquelles le dĂ©bit enregistrĂ© est infĂ©rieur au dĂ©bit moyen minimal annuel sur 3 jours consĂ©cutifs VCN3 Figure La reprĂ©sentation graphique de ces donnĂ©es nous renseigne sur les deux effets principaux des barrages sur les flux hydriques. En pĂ©riode de crue, les barrages ont tendance Ă  Ă©crĂȘter plus ou moins fortement les dĂ©bits. On retrouve en effet une diffĂ©rence du nombre d’heure dĂ©passant le dĂ©bit biennal de crue variant de 3 Ă  134 heures entre l’amont des barrages et l’aval Figure Le dĂ©bit devant, selon la logique, est toujours supĂ©rieur en aval du cours d’eau, cela montre l’effet retenue des barrages qui stockent une partie des flux venant de l’amont. Pour exemple, en janvier 2018 le dĂ©bit biennal de crue Ă  Ă©tĂ© atteint 347 heures Ă  Virey pour seulement 213 Ă  Signy Figure De mĂȘme, il semblerait que les retenues des barrages permettent un soutien des Ă©tiages en aval lors de la saison des basses eaux. Alors qu’à Virey le VCN3 est atteint de 36 Ă  669 heures pour les mois concernĂ©s il n’est quasiment jamais atteint sur ces mĂȘmes pĂ©riodes Ă  Signy Figure Il est Ă©galement possible de Figure Etude comparative des dĂ©bits lors des pĂ©riodes de crue ou d’étiage entre l’amont et l’aval des barrages D’aprĂšs les donnĂ©es de l’INRA, R. LĂ©tondot, 2019 noter que depuis la premiĂšre vidange ayant eu lieu durant l’étĂ© 2018, les diffĂ©rences de dĂ©bit semblent moins marquĂ©es. Toutefois, des donnĂ©es complĂ©mentaires seraient nĂ©cessaire pour vĂ©rifier cette hypothĂšse du rĂŽle que joueraient les barrages durant les pĂ©riodes de crues et d’étiage. Cette perturbation dans les flux liquides de la SĂ©lune se rĂ©percutent Ă©galement sur les autres Ă©changes qui s’opĂšrent entre l’amont et l’aval du bassin versant. C’est notamment le cas des flux solides. En effet, Ă  l’approche de l’ouvrage l’élargissement de la section et la diminution de la pente d’eau induit une perte rapide d’énergie qui se traduit par une sĂ©dimentation massive » DDTM 50, 2011. Le volume de ces sĂ©diments a d’ailleurs Ă©tĂ© estimĂ©, en 2004, Ă  1,4 millions de mÂł dans la retenue de Vezins et est majoritairement constituĂ© de limons et de sable DDTM 50, 2011. La concentration des matiĂšres en suspension MES est alors bien plus importante dans la retenue du barrage qu’en aval notamment lors des pics de crue Ndom et al., 2019 Figure Les particules fines migrant vers l’aval ont tout de mĂȘme eu tendance Ă  augmenter suite Ă  l’ouverture du barrage de Vezins lors de l’annĂ©e 2017-2018 Figure Concernant la charge grossiĂšre, l’analyse de la granulomĂ©trie mĂ©diane des tĂȘtes et milieux de radiers en aval de la Roche-qui-boit dĂ©montre l’absence d’une rĂ©elle perturbation provoquĂ©e par les barrages. En effet, la grande variabilitĂ© de la taille des particules de ces radiers signifie que, Ă  priori, les barrages n’engendreraient pas, ou dans une moindre mesure, les processus habituellement observĂ© en aval des retenues ajustement liĂ© au dĂ©ficit sĂ©dimentaire, diminution de la taille des particules
 Figure Rollet, 2019. Figure Concentration en MES entre l’amont et l’aval des barrages sur la pĂ©riode 2016-2018 D’aprĂšs Ndom et al., 2019 Les barrages de la SĂ©lune, et particuliĂšrement celui de Vezins, ont donc une influence parfois marquĂ©e sur les diffĂ©rents flux du fleuve. Cela engendre une forte modification de la dynamique fluviale, notamment en amont des ouvrages, qui se traduit par une altĂ©ration de l’hydromorphologie dans l’ancienne zone de retenue qui n’est pas sans consĂ©quence sur l’état Ă©cologique du fleuve. RĂ©percussions des modifications hydromorphologiques sur l’état Ă©cologique du fleuve Avec le nouvel Ă©quilibre dynamique qui s’est mis en place en amont du barrage de Vezins depuis sa construction, l’état Ă©cologique de la SĂ©lune a Ă©voluĂ© et s’est progressivement dĂ©gradĂ©. En effet, la crĂ©ation d’un lac de retenue engendre, comme nous l’avons prĂ©cĂ©demment expliquĂ©, une dĂ©tĂ©rioration de la qualitĂ© de l’eau et des habitats aquatiques sur la riviĂšre et la SĂ©lune ne dĂ©roge pas Ă  la rĂšgle Souchon et Nicolas, 2011, DDTM 50, 2011. Une attention particuliĂšre sera portĂ©e ici Ă  l’espace correspondant Ă  la retenue du barrage de Vezins de par le choix du lieu d’étude. Les barrage de Vezins et de la Roche-qui-Boit impactent les flux liquides et modifient et solide au sein des anciennes zones de retenues. Toutefois, cette sĂ©dimentation et cette turbiditĂ© aggravent le phĂ©nomĂšne de colmatage du substrat et donc des zones potentielles de frayĂšres des poissons migrateurs Cholley et al., 2015. De plus, ces sĂ©diments n’étant pas remobilisĂ©s par le cours d’eau des Ă©lĂ©ments nocifs Ă  la vie viennent s’y stocker. MalgrĂ© que ce phĂ©nomĂšne soit relativement peu observĂ© sur la SĂ©lune DDTM 50, 2011 on note tout de mĂȘme que certaines concentrations en mĂ©taux lourds cadmium, cuivre, zinc
 dĂ©passent ponctuellement les seuils de bonne qualitĂ© des eaux, notamment au niveau de la confluence de l’Yvrande DDTM 50, 2011 ; Cholley et al. 2015. Des constats similaires ont Ă©galement Ă©tĂ© faits sur les taux des composĂ©s azotĂ©s proches du seuil critique de 50 mg/l ou la concentration en oxygĂšne qui peut parfois descendre un peu trop Cholley et al. 2015 ; DDTM 50, 2011. Hormis la qualitĂ© physico-chimique de l’eau et des sĂ©diments de la retenue qui, sur la SĂ©lune, sont en partie la cause de la dĂ©gradation de l’équilibre biotique, l’implantation du barrage de Vezins Ă  Ă©galement engendrĂ© l’homogĂ©nĂ©isation des faciĂšs d’écoulement qui reflĂšte la diversitĂ© des habitats piscicoles DDTM 50, 2011 ; Cholley et al. 2015. En effet, la typologie le montre bien, le linĂ©aire du cours d’eau en amont de l’ouvrage a Ă©tĂ© complĂštement homogĂ©nĂ©isĂ© rĂ©duction de la pente et de la vitesse d’écoulement, ennoiement du fond de vallĂ©e, perte de sinuosité  Figure Figure La SĂ©lune en 2006 au niveau du lac Vezins Daniel Denis, Le sous-systĂšme en amont du barrage a donc peu Ă  peu Ă©tĂ© colonisĂ© par des espĂšces lentiques carpes, gardons, perches, brochets
 en dĂ©pit des espĂšces typiques de ce fleuve salmonicole truites, saumons
 Cholley et al., 2015. Une Ă©tude d’Aquascop, un bureau d’étude de recherche environnementale, a d’ailleurs rĂ©vĂ©lĂ© que la part des faciĂšs lentiques s’élevait Ă  75 % dans la retenue DDTM 50, 2011. Ce changement d’écosystĂšme n’est pas nĂ©gatif en soi mais le problĂšme de la qualitĂ© de l’eau ne permet pas non plus Ă  ces espĂšces de se dĂ©velopper convenablement notamment en raison du risque d’eutrophisation DDTM 50, 2011. Pourtant, la SĂ©lune possĂšde un important potentiel d’accueil des espĂšces amphihalines truites, saumons, anguilles, aloses
 qui dĂ©passe mĂȘme celui de sa voisine la SĂ©e DDTM 50. MalgrĂ© cela, seul un tiers du cours d’eau leur est accessible en raison des barrages et entraĂźne le dĂ©classement de la SĂ©lune en tant que meilleure riviĂšre Ă  Saumon de la rĂ©gion DDTM 50, 2001. La population piscicole n’est Ă©galement pas la seule Ă  ĂȘtre impactĂ©e par le barrage et les plantes, les macro-invertĂ©brĂ©s ou encore d’autres espĂšces aquatiques telles que les Ă©crevisses subissent les consĂ©quences de l’ennoiement de leur habitat DDTM 50, 2013. Toutefois, ce travail de recherche portant plutĂŽt sur la potentielle recolonisation piscicole de la SĂ©lune nous ne dĂ©taillerons pas ces aspects ici. Ces espĂšces serviront tout de mĂȘme dans l’évaluation des indices de la qualitĂ© biologique du milieu dont nous allons faire une synthĂšse. Il existe en effet plusieurs indices normalisĂ©s permettant d’évaluer la qualitĂ© biologique d’un cours d’eau et qui prennent en compte diffĂ©rents paramĂštres sur les populations vĂ©gĂ©tales et animales de celui-ci. On trouve l’Indice Biologique DiatomĂ©e IBD Ă©tabli dans le but d’apprĂ©cier la qualitĂ© de l’eau grĂące Ă  la prĂ©sence d’algues microscopiques contenues dans l’eau. Celui-ci reste relativement bon sur la SĂ©lune sauf depuis 2006 notamment en amont du barrage classe de qualitĂ© moyenne » Ă  Saint-Aubin-de-Terregatte DDTM 50, 2011. Toujours en ce qui concerne les vĂ©gĂ©taux, qui sont le reflet de la qualitĂ© d’un cours d’eau, l’Indice Biologique Macrophytes en RiviĂšre IBMR qui concerne cette fois les vĂ©gĂ©taux aquatiques visibles Ă  l’Ɠil nu dĂ©passe Ă©galement des seuils critiques sur la SĂ©lune avec des niveaux de trophies moyens Ă  Ă©levĂ©s avec une importante variabilitĂ© spatiale entre l’amont et l’aval des barrages ainsi qu’en fonction des annĂ©es Ă©tudiĂ©es DDTM 50, 2011. Au niveau faunistique l’Indice Biologique Global NormalisĂ© IBGN est lui trĂšs utilisĂ© et permet d’apprĂ©hender vĂ©ritablement la qualitĂ© de l’état Ă©cologique. Effectivement, celui-ci s’intĂ©resse aux macro-invertĂ©brĂ©s qui sont considĂ©rĂ©s comme de trĂšs bons indicateurs biologiques » DDTM 50, 2011 car Ă©tant sĂ©dentaires ils subiront forcĂ©ment les perturbations hydromorphologiques DDTM 50, 2011. AprĂšs un suivi depuis 2000, il apparaĂźt que les populations de macro-invertĂ©brĂ©s restent de bonne qualitĂ© avec une lĂ©gĂšre dĂ©gradation depuis 2006 DDTM 50, 2011. Une comparaison de cet indice sur 4 ans entre l’amont et l’aval des barrages a Ă©galement permis de mettre en Ă©vidence l’incidence des barrages et des retenues sur la qualitĂ© biologique du cours d’eau. Ainsi, alors que cet indice est trĂšs bon hors de la zone d’influence des barrages, sa note globale baisse rapidement au niveau de la zone de retenue DTTM 50, 2011. Le dernier indice dont il sera question et qui nous intĂ©resse le plus dans le cadre de cette Ă©tude de la rĂ©silience de la SĂ©lune, est l’Indice Poisson RiviĂšre. En effet celui-ci consiste globalement Ă  comparer le peuplement de poissons en place Ă©chantillonnage gĂ©nĂ©ralement effectuĂ© par pĂȘche Ă©lectrique au peuplement attendu en situation de rĂ©fĂ©rence dans des conditions pas ou peu altĂ©rĂ©es par l’action humaine » DDTM 50, 2011. Cet indice permet donc de rendre compte de l’influence des barrages sur la population piscicole de la SĂ©lune. Son Ă©volution depuis 1995 Figure montre une forte variabilitĂ© qui s’explique par la prĂ©sence des espĂšces cyprinicoles dans la retenue du barrage. De plus sa valeur est parfois critique comme en 1996 et en 2007 DDTM 50, 2011. MĂȘme si cet indice illustre une relative bonne qualitĂ© du paramĂštre piscicole le Plan DĂ©partemental pour la Protection des milieux aquatiques et la Gestion des ressources piscicoles PDPG de la Manche classe tout de mĂȘme la SĂ©lune comme fleuve salmonicole dĂ©gradĂ© DDTM 50, 2011. La perturbation matĂ©rialisĂ©e par le barrage de Vezins a donc entraĂźnĂ© une modification de l’hydromorphologie du fleuve compromettant son Ă©tat Ă©cologique dans son ensemble et notamment au niveau de la population piscicole et de ses habitats par l’homogĂ©nĂ©isation des conditions d’écoulements et les processus de sĂ©dimentation en amont de l’ouvrage. Transition La SĂ©lune est un fleuve qui possĂšde la particularitĂ© d’ĂȘtre entravĂ© par deux grands barrages, Vezins et la Roche-qui-boit, depuis prĂšs de 90 ans. Construits dans le but de dĂ©velopper la vallĂ©e et de produire une Ă©nergie renouvelable ils sont devenus, progressivement, partie intĂ©grante du paysage. Toutefois, lorsque les Ă©tudes sur les effets des barrages ont commencĂ© Ă  se multiplier, leurs impacts sur la dynamique fluviale du fleuve et son hydromorphologie ont soulevĂ© beaucoup de questions quant Ă  leur incidence sur l’état Ă©cologique du milieu. AprĂšs que les Ă©tudes prescrites par la DCE soit

Lesjours du barrage de La Roche-qui-Boit sont comptés. Jump to. Sections of this page. Accessibility Help. Press alt + / to open this menu. Facebook. Email or phone: Password: Forgot account? Sign Up. See more of La Manche Libre on Facebook. Log In. or. Create new account. See more of La Manche Libre on Facebook. Log In. Forgot account? or. Create new account . Not

> > Lac de la Roche qui Boit Lac de la Roche qui Boit est un lac Public de hectares situĂ© dans la Manche. Pour toute information contactez la mairie de Isigny-le-Buat Afficher le numĂ©ro * Sommaire 1 - CoordonnĂ©es Lac de la Roche qui Boit 2 - Tarifs Lac de la Roche qui Boit 3 - Informations complĂ©mentaires 4 - Ou trouver Lac de la Roche qui Boit 5 - Avis Lac de la Roche qui Boit 6 - Lacs et etangs de pĂȘche Ă  proximitĂ© CoordonnĂ©es Lac de la Roche qui Boit 50540 Isigny-le-Buat, France Tarifs Lac de la Roche qui Boit Non renseignĂ©s Pour toute information contactez la mairie de Isigny-le-Buat Afficher le numĂ©ro * Informations complĂ©mentaires Aucunes informations supplĂ©mentaires Avis Lac de la Roche qui Boit Vous avez effectuĂ© une partie de pĂȘche Ă  la carpe ou sur ce lac, vous avez des informations Ă  partager, ou vous avez tous simplement envie de nous partager le rĂ©cit de votre session, n’hĂ©sitez pas Ă  nous donner votre avis cela aidera les autres internautes pour leur future partie de pĂȘche. Note moyenne des pĂȘcheurs - / 5 DĂ©tail des notes Expertisedu projet d'effacement des ouvrages de Vezins et la Roche-qui-Boit sur la SĂ©lune. Auteur (s) : François Cholley - ThĂ©rĂšse Perrin - Eric Vindimian. Auteur (s) moral (aux) : Conseil gĂ©nĂ©ral de l'Environnement et du DĂ©veloppement durable - Conseil gĂ©nĂ©ral de l'Ă©conomie, de l'industrie, de l'Ă©nergie et des technologies.
Le prĂ©fet de la Manche a signĂ©, lundi 29 octobre, l'arrĂȘtĂ© complĂ©mentaire autorisant les travaux de dĂ©construction du barrage de VĂ©zins et celui autorisant le dĂ©mantĂšlement du barrage de La-Roche-qui-Boit. Le 29 octobre 2018, le PrĂ©fet de la Manche a signĂ© l’arrĂȘtĂ© complĂ©mentaire qui autorise les travaux de dĂ©construction du barrage de Vezins. Le mĂȘme jour, il a signĂ© l’arrĂȘtĂ© autorisant le dĂ©mantĂšlement du barrage de La-Roche-Qui-Boit, propriĂ©tĂ© d’EDF. "Ces dĂ©cisions ont Ă©tĂ© prises aprĂšs avis favorables des Conseils dĂ©partementaux de l’Environnement et des Risques Sanitaires et technologiques CODERST compĂ©tents". À ce sujet, la rĂ©daction vous recommande Ces dĂ©cisions interviennent aprĂšs un long processus pour une opĂ©ration d’une ampleur inĂ©dite. À ce sujet, la rĂ©daction vous recommande
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LeChĂąteau de La Roche n’a, certes, pas le prestige de Chambord ou de Chenonceau, mais il a plus de vies qu’un chat. Il lutte, il rĂ©siste, Ă  gorges dĂ©ployĂ©es, depuis des siĂšcles, accrochĂ© Ă  une roche improbable. Tour Ă  tour abandonnĂ©, inondĂ©, et pillĂ© comme une fille de joie, il se courbe mais ne plie pas. Un temps condamnĂ© par l’édification du barrage de Villerest, il est

La destruction du barrage hydroĂ©lectrique de Vezins, Ă  30 km du Mont-Saint-Michel, a dĂ©butĂ©, a-t-on appris jeudi auprĂšs de la prĂ©fecture, "un moment historique" pour les riviĂšres europĂ©ennes selon WWF. "Les travaux ont commencĂ© il y a plusieurs semaines. Mais depuis hier ils sont visibles avec un trou de 5 mĂštres par quatre" dans l'Ă©difice bĂąti sur la SĂ©lune, a indiquĂ© Ă  l'AFP le sous-prĂ©fet d'Avranches, Gilles Traimond. "Cette brĂšche dĂ©finitive dans cet Ă©difice de 26 mĂštres de haut donne le coup d'envoi de la destruction de barrage la plus importante jamais rĂ©alisĂ©e en Europe", s'est fĂ©licitĂ©e l'association de protection de l'environnement WWF dans un communiquĂ©. Deux autres brĂšches de mĂȘme dimension vont ĂȘtre percĂ©es d'ici Ă  fin juin. Le reste de la destruction et la remise en Ă©tat du site s'Ă©taleront sur toute l'annĂ©e 2019, selon le sous-prĂ©fet. Les travaux, d'un montant d'un peu de moins de 5 millions d'euros, sont menĂ©s par l'entreprise bretonne Charier, selon le haut fonctionnaire. Un second barrage de la SĂ©lune, dit de "la Roche qui boit", doit ĂȘtre dĂ©truit "probablement en 2020", selon le sous-prĂ©fet. Ces destructions avaient Ă©tĂ© annoncĂ©e en 2017 par Nicolas Hulot alors ministre de la Transition Ă©cologique, aprĂšs plusieurs annĂ©es d'hĂ©sitations. M. Hulot avait alors parlĂ© d'une "opĂ©ration unique en Europe" devant contribuer Ă  la "reconquĂȘte de la biodiversitĂ©" et Ă  la lutte contre le "changement climatique". "90 km de cours d'eau seront entiĂšrement ouverts Ă  la reconquĂȘte de la biodiversitĂ©", avait prĂ©cisĂ© le ministĂšre en 2017. En 2010, la cour administrative d'appel de Nantes avait mis en demeure EDF d'"assurer la circulation des grands migrateurs au droit des ouvrages de La Roche-qui-Boit et de Vezins" avant 2014. Avant la destruction, une dĂ©licate vidange du barrage de Vezins a Ă©tĂ© menĂ©e en 2018. PrĂšs m3 de sĂ©diments sur lesquels il y avait suspicion de pollution avaient auparavant Ă©tĂ© confinĂ©s sur place, pour 20 millions d'euros, selon l'Etat. La derniĂšre vidange intervenue en 1993 sur ce barrage avait provoquĂ© une grave pollution de la baie du Mont, classĂ©e au patrimoine mondial de l'Unesco. Le barrage de Vezins 26 mĂštres de haut, 280 mĂštres de long, propriĂ©tĂ© de l'Etat, et celui de La Roche-qui-Boit, propriĂ©tĂ© d'EDF, datent respectivement de 1916 et 1926 et produisaient en 2012 0,04% de la production Ă©lectrique française.

Cetravail prĂ©sente l'Ă©valuation des bĂ©nĂ©fices rĂ©crĂ©atifs attendus, pour la pĂȘche au saumon, de l'effacement des barrages de la Roche-qui-Boit et de Vezins, sur la SĂ©lune. Sans prendre parti pour ou contre le maintien des barrages et sans prendre en compte le coĂ»t de leur Ă©ventuel effacement, nous proposons une mĂ©thodologie basĂ©e sur la notion de " transfert direct de

L’effacement des barrages de Vezins et la Roche-qui-Boit, annoncĂ© par Chantal Jouanno, ancienne secrĂ©taire d'État chargĂ©e de l'Écologie, le 13 novembre 2009, va enfin permettre Ă  la vallĂ©e de la SĂ©lune de retrouver sa forme d’origine, oĂč le fleuve rejoint sans obstacle la baie du Mont-Saint-Michel et la mer, et accueille ainsi Ă  nouveau ces populations de saumons, truites, aloses, lamproies... Mont-Saint-Michel SUPERSTOCK/SIPA Il s'agit donc d'un engagement du gouvernement qui va dans le sens de l'histoire. Car cette opĂ©ration, seule mesure concrĂšte en faveur de la biodiversitĂ© prĂ©vue dans le cadre du Grenelle de l'Environnement avec le projet "Trame verte et bleue", viendra conforter la rĂ©putation de ce territoire exceptionnel de paysage bocager au relief vallonnĂ©. Obstacle Ă  la migration des poissons et piĂšge Ă  nitrates La SĂ©lune deviendra ainsi la toute premiĂšre riviĂšre Ă  retrouver la libre circulation de ses poissons migrateurs sur la totalitĂ© de son parcours. En effet, les barrages forment aujourd’hui un obstacle insurmontable Ă  la migration sur un des derniers cours d’eau Ă  forte biodiversitĂ© pour ces espĂšces. Outre les difficultĂ©s d’entretien qu’engendrent ces barrages, leur obsolescence et leur absence d’intĂ©rĂȘt en termes de production d’électricitĂ©[1] dans le contexte de la Manche et de Flamanville, ces derniers sont surtout dangereux pour les populations et la baie. En cas de rupture des barrages, le danger viendrait des sĂ©diments contaminĂ©s par des mĂ©taux lourds et des autres substances nocives gĂ©nĂ©rĂ©es par le rĂ©chauffement de l'eau dans les retenues lors d'Ă©pisodes de fortes chaleurs. Ces retenues forment aujourd’hui des piĂšges Ă  nitrates et phosphates conduisant Ă  des prolifĂ©rations pĂ©riodiques de micro-algues toxiques et donc Ă  l'interdiction d’usage de l'eau pour la baignade et les loisirs nautiques. En prĂ©vision des risques sanitaires et afin de traiter les matiĂšres en suspension dans la perspective de la disparition des barrages, un investissement de 4 millions d'euros a d’ores et dĂ©jĂ  Ă©tĂ© provisionnĂ© pour une remise aux normes d'ici Ă  mi-2013. Une baie moins polluĂ©e, un avantage Ă©conomique et touristique C'est donc pour le plus grand bien des populations locales que l'État s'engage Ă  faciliter la mĂ©tamorphose de cette zone Ă  risques pour les habitants et les activitĂ©s Ă©conomiques locales. Conserver ces barrages aurait Ă©tĂ© suivre la politique de l'autruche en laissant Ă  la gĂ©nĂ©ration suivante le soin de trouver quoi faire avec ces vĂ©ritables bombes Ă  retardement obligeant Ă  de futures indispensables autres vidanges, avec tous les risques inhĂ©rents. Mont-Saint-Michel SUPERSTOCK/SIPA Ce dĂ©mantĂšlement sera exemplaire pour trois raisons. Tout d'abord, parce qu'il faut protĂ©ger la baie du Mont Saint-Michel d'une pollution par les sĂ©diments, qui se sont accumulĂ©s derriĂšre les ouvrages depuis 1993, annĂ©e de la derniĂšre vidange mal conçue et incomplĂšte qui a engendrĂ© une forte pollution de la baie ; Ensuite, parce que cela constituera un signal fort en Europe et dans le monde pour la restauration Ă©cologique des fleuves cĂŽtiers et la prĂ©servation des activitĂ©s halieutiques et conchylicoles [ndlr propre Ă  l'Ă©levage des coquillages] dans les zones estuariennes en aval, qui sont elles aussi menacĂ©es par des pollutions lors de vidanges du mĂȘme type ; Enfin, parce qu'il obligera Ă  repenser en profondeur l'amĂ©nagement du territoire de la vallĂ©e et le dĂ©veloppement de nouvelles activitĂ©s basĂ©es sur l'agriculture et le tourisme durables, avec de fortes potentialitĂ©s de retombĂ©es Ă©conomiques locales en captant une partie de la clientĂšle du Mont et de sa baie. En permettant ainsi de retrouver une riviĂšre accueillante, remise en Ă©tat avec et pour les populations locales, c'est toute une vallĂ©e qui va redevenir attrayante dans le cadre d'une promotion permanente, en faisant des "gorges" alors dĂ©sennoyĂ©es une porte d'entrĂ©e majeure vers les Ă©tendues ouvertes de la baie. Le SchĂ©ma de cohĂ©rence territorial du Pays de la Baie va ainsi pouvoir rĂ©affirmer son ambition de territoire d’excellence et l’effacement des barrages va participer pleinement Ă  cet objectif. Isabelle Autissier, prĂ©sidente WWF France, et Serge Orru, directeur gĂ©nĂ©ral WWF France - [1] Avec une production d’une vingtaine de GWh par an, la production Ă©lectrique des barrages de Vezins et la Roche-qui-Boit ne reprĂ©sentent qu’un milliĂšme environ de celle de Flamanville 17 TWh de production par an. Retour au texte.
Cesdeux infrastructures, les barrages de Vezins (propriĂ©tĂ© de l'Etat) et de La Roche Qui-Boit Il est prĂ©vu que la destruction du barrage de Vezins s'Ă©tale du printemps 2018 Ă  l'automne Le prĂ©fet de la Manche a signĂ© les arrĂȘtĂ©s autorisant la destruction des barrages hydroĂ©lectriques de Vezins et La Roche-qui-Boit, situĂ©s sur la SĂ©lune, Ă  30 km du Mont-Saint-Michel, a annoncĂ© mercredi la prĂ©fecture. AprĂšs des annĂ©es de tergiversations, ces actes concrĂ©tisent l'annonce en novembre 2017 par Nicolas Hulot, alors ministre de la Transition Ă©cologique, de cette "opĂ©ration unique en Europe" devant contribuer Ă  la "reconquĂȘte de la biodiversitĂ©" et Ă  la lutte contre le "changement climatique". Une dĂ©cision de destruction des barrages avait d'abord Ă©tĂ© prise en 2009 par la France pour "mettre le site en conformitĂ© avec le droit europĂ©en". Mais en 2014, SĂ©golĂšne Royal, alors ministre, l'avait suspendue en estimant qu'il fallait Ă©tudier des solutions alternatives. "90 km de cours d'eau seront entiĂšrement ouverts Ă  la reconquĂȘte de la biodiversitĂ©, notamment grĂące au retour naturel d'espĂšces aquatiques emblĂ©matiques comme le saumon de l'Atlantique et l'anguille europĂ©enne", avait prĂ©cisĂ© le ministĂšre en 2017. En 2010, la cour administrative d'appel de Nantes avait mis en demeure EDF d'"assurer la circulation des grands migrateurs au droit des ouvrages de La Roche-qui-Boit et de Vezins" avant 2014. Au prĂ©alable Ă  sa destruction, une dĂ©licate vidange du barrage de Vezins a Ă©tĂ© menĂ©e de mai Ă  septembre. PrĂšs m3 de sĂ©diments sur lesquels il y avait suspicion de pollution avaient auparavant Ă©tĂ© confinĂ©s sur place, pour 20 millions d'euros, selon l'Etat. La derniĂšre vidange intervenue en 1993 sur ce barrage avait provoquĂ© une grave pollution de la baie du Mont, classĂ©e au patrimoine mondial de l'Unesco. Le barrage de Vezins 26 mĂštres de haut, 280 mĂštres de long, propriĂ©tĂ© de l'Etat, et celui de La Roche-qui-Boit, propriĂ©tĂ© d'EDF, datent respectivement de 1916 et 1926 et produisaient en 2012, 0,04% de la production Ă©lectrique française. Leur destruction est contestĂ©e localement car elle implique la disparition d'une base nautique. La destruction du barrage de Vezins doit avoir lieu d'ici Ă  l'automne 2019. La vidange du barrage de la Roche-qui-Boit doit intervenir Ă  partir de 2020/2021, avait indiquĂ© l'Etat en 2017.
Pourcontinuer Ă  soutenir les habitants de Ducey-Les-ChĂ©ris, l’équipe municipale Allez Ducey vous informe qu’elle a sollicitĂ© le 8 fĂ©vrier 2022 auprĂšs de monsieur le PrĂ©fet une demande de consultation de l’enquĂȘte d’utilitĂ© publique portant sur les barrages de Vezins et de La Roche qui Boit rĂ©alisĂ©e en 2014. FidĂšle Ă  notre conduite des dossiers dans la transparence,
DerniĂšre mise Ă  jour le 20 janvier 2009 DESCRIPTION NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE DETAILLÉE keyboard_arrow_right Titre Etude du devenir des barrages hydroĂ©lectriques de Vezins et la Roche Qui Boit sur la SĂ©lune - Septembre 2002 keyboard_arrow_right Type de documentation Rapports keyboard_arrow_right Auteurs organismes SEPIA CONSEILS keyboard_arrow_right Date de publication 20 janvier 2009 keyboard_arrow_right Tags thĂ©matiques barrage de retenue, amĂ©nagement des bassins versants keyboard_arrow_right Mots-clĂ©s libres Etudes/gestion locale de l'eau keyboard_arrow_right Localisation SELUNE keyboard_arrow_right Langue Français
Ledernier barrage hydroélectrique du sud-Manche, celui de La Roche-qui-Boit, est en voie de disparition. Les pelleteuses sont entrées en action lundi 20 juin.
ï»żPubliĂ© le 29 nov. 2021 Ă  1716Mis Ă  jour le 29 nov. 2021 Ă  1717Non, la SĂ©lune n'est pas encore le long cours tranquille promis il y a douze ans. La restauration de la biodiversitĂ© des 90 kilomĂštres de ce fleuve cĂŽtier, qui se jette dans la baie du Mont-Saint-Michel Manche, continue au contraire de faire des Ă  la directive cadre europĂ©enne sur l'eau de 2000 imposant un bon Ă©tat des cours d'eau, l'Etat avait ordonnĂ© la suppression de deux barrages hydroĂ©lectriques d'EDF espacĂ©s l'un de l'autre de moins de cinq kilomĂštres et qui faisaient obstacle aux poissons de la SĂ©lune. Depuis, le chantier de destruction, d'un montant de 50 millions d'euros, cumule les de Vezin de 36 mĂštres de haut a Ă©tĂ© arasĂ© en 2020. Mais l'effacement de celui de la Roche-Qui-Boit n'a toujours pas eu lieu. Dernier alĂ©a sur le calendrier, sa vidange, prĂ©vue cet automne, vient d'ĂȘtre reportĂ©e au printemps 2022, pour limiter les risques Ă  l'aval ». Cette opĂ©ration d' arasement d'ouvrages , unique en France et en Europe, va permettre le retour naturel d'espĂšces emblĂ©matiques comme le saumon de l'Atlantique et l'anguille europĂ©enne », se fĂ©licite Gilles Traimond, sous-prĂ©fet d'Avranches, Ă  la manoeuvre depuis trois les bords de la SĂ©lune, l'un des tout premiers bassins Ă  saumon de France, la dĂ©cision de l'Etat a pourtant suscitĂ© bien des oppositions. ActĂ©e lors du Grenelle de l'environnement en 2009, la renaturation de la vallĂ©e n'a Ă©tĂ© confirmĂ©e qu'en 2017 par Nicolas Hulot, alors ministre de la Transition Ă©cologique et solidaire. Pendant des annĂ©es, les dĂ©fenseurs des constructions, tant pour l'Ă©nergie produite que pour l'activitĂ© touristique des plans d'eau, ont livrĂ© bataille devant les tribunaux. En vain. Sur le terrain, les panneaux contre le dĂ©mantĂšlement n'ont toujours pas site de Vezin aujourd'hui, aprĂšs destruction du barrage. L'eau montait auparavant jusqu'en haut du talus en du premier barrage a laissĂ© la vallĂ©e orpheline de son lac. Le site de Vezin, hier trĂšs frĂ©quentĂ©, espĂšre un nouveau dĂ©part. C'est douloureux pour tout le monde, les habitants comme les usagers. Maintenant, il faut que la vallĂ©e redevienne accessible Ă  tous », a plaidĂ© Jessie Orvain, maire d'Isigny-le-Buat, devant la secrĂ©taire d'Etat Ă  la biodiversitĂ©, BĂ©rangĂšre Abba, venue en octobre dernier. Car le site n'est toujours pas praticable, la vallĂ©e ne sera rĂ©amĂ©nagĂ©e pour le tourisme vert qu'Ă  la fin des deux l'Ă©vacuation de ses sĂ©diments et avant sa vidange, le barrage de la Roche-Qui-Boit attend son tour. Ses travaux de destruction, tout en protĂ©geant les espĂšces, vont dĂ©buter Ă  l'Ă©tĂ© 2022 pour une durĂ©e de dix mois, soit jusqu'au printemps 2023 », calcule StĂ©phane Choley, directeur EDF Hydro vallĂ©e ne pourra pas dĂ©velopper avant une activitĂ© Ă©conomique autour des randonnĂ©es, balades Ă  pied, etc. Dans le budget, 5 millions d'euros sont encore mobilisables pour ce tout dernier chantier. Ennovembre 2009, l'État dĂ©cide de ne pas reconduire la concession au bĂ©nĂ©fice d'EDF et prĂ©voit l'effacement du barrage, ainsi que celui de la Roche qui Boit, en aval. Le dĂ©mantĂšlement a dĂ©butĂ©, sur le site, au printemps 2019, et devait s'achever, en avril 2020. CoordonnĂ©es par GPS : 48° 38' 50" Nord, 1° 24' 00" Ouest Mise Ă  jour le 4/08/2022 Marie51. Retour. avec AFP 18h12, le 31 octobre 2018, modifiĂ© Ă  18h41, le 31 octobre 2018 Le prĂ©fet de la Manche a autorisĂ© la destruction prochaine des barrages hydroĂ©lectriques de Vezins et La Roche-qui-Boit. Le prĂ©fet de la Manche a signĂ© les arrĂȘtĂ©s autorisant la destruction des barrages hydroĂ©lectriques de Vezins et La Roche-qui-Boit, situĂ©s sur la SĂ©lune, Ă  30 km du Mont-Saint-Michel, a annoncĂ© mercredi la des annĂ©es de tergiversations, ces actes concrĂ©tisent l'annonce en novembre 2017 par Nicolas Hulot, alors ministre de la Transition Ă©cologique, de cette "opĂ©ration unique en Europe" devant contribuer Ă  la "reconquĂȘte de la biodiversitĂ©". SĂ©golĂšne Royal avait suspendu la destruction en 2014. Une dĂ©cision de destruction des barrages avait d'abord Ă©tĂ© prise en 2009 par la France pour "mettre le site en conformitĂ© avec le droit europĂ©en". Mais en 2014, SĂ©golĂšne Royal, alors ministre, l'avait suspendue en estimant qu'il fallait Ă©tudier des solutions alternatives. "90 km de cours d'eau seront entiĂšrement ouverts Ă  la reconquĂȘte de la biodiversitĂ©, notamment grĂące au retour naturel d'espĂšces aquatiques emblĂ©matiques comme le saumon de l'Atlantique et l'anguille europĂ©enne", avait prĂ©cisĂ© le ministĂšre en prĂ©alable Ă  sa destruction, une dĂ©licate vidange du barrage de Vezins a Ă©tĂ© menĂ©e de mai Ă  septembre. PrĂšs m3 de sĂ©diments sur lesquels il y avait suspicion de pollution avaient auparavant Ă©tĂ© confinĂ©s sur place, pour 20 millions d'euros, selon l'État. La derniĂšre vidange intervenue en 1993 sur ce barrage avait provoquĂ© une grave pollution de la baie du Mont, classĂ©e au patrimoine mondial de l' barrage de Vezins doit ĂȘtre dĂ©truit d'ici Ă  l'automne 2019. Le barrage de Vezins 26 mĂštres de haut, 280 mĂštres de long, propriĂ©tĂ© de l'État, et celui de La Roche-qui-Boit, propriĂ©tĂ© d'EDF, datent respectivement de 1916 et 1926 et produisaient en 2012, 0,04% de la production Ă©lectrique française. Leur destruction est contestĂ©e localement car elle implique la disparition d'une base nautique. La destruction du barrage de Vezins doit avoir lieu d'ici Ă  l'automne 2019. La vidange du barrage de la Roche-qui-Boit doit intervenir Ă  partir de 2020/2021, avait indiquĂ© l'Etat en 2017.

PourcontrĂŽler les caprices de la Durance, et Ă©viter de nouvelles crues aussi dĂ©vastatrices que celles de 1843 et de 1856, la construction d’un barrage est dĂ©cidĂ©e Ă  partir de 1856, construit en travers de la cluse de Serre-Ponçon. AprĂšs diverses Ă©tudes et propositions, c’est celle de IVAN WILHELM qui est retenue avec la solution technique de construire un barrage en terre. Les

Thématique Milieux aquatiques. RiviÚres, Ouvrages hydrauliques, Zones humides et Réglementation Accueil Moulin de la Roche Moulin de la Roche Type d'ouvrage ClapetsResponsable de gestion SBOS Téléchargez la fiche historique du moulin de la Roche Verzée Mise à jour le 16/03/2018 - 1109

Barragede La-Roche-Qui-Boit Barrage de type voĂ»tes multiples (16) mis en service en 1921 Distance Ă  la mer = 17 km Hauteur = 15,40 m Longueur en crĂȘte = 125 m Retenue de 30 ha, d’environ 4 km de long et d’une apaitĂ© de 1,5 Mm3 Puissance = 1,6 MW Production annuelle = 4 GWh. Barrage de Vezins Barrage de type voĂ»tes multiples (40) mis en service en 1933
– Le barrage La Roche qui boĂźte » est effacĂ© ! AprĂšs de nombreux reports, le deuxiĂšme barrage de 17 mĂštres de haut La Roche qui boit » sur la SĂ©lune a Ă©tĂ© dĂ©moli. Une brĂšche de 45 m de large est dĂ©jĂ  ouverte et permet l’écoulement d’éventuelles crues. Les flancs restants de l’ouvrage de 120 m de large ainsi que les travaux de renaturation devraient ĂȘtre achevĂ©s d’ici la fin de l’annĂ©e 2022. AprĂšs la dĂ©molition du barrage de Vezins, haut de 37 m, il y a deux ans dĂ©jĂ , la continuitĂ© Ă©cologique de la SĂ©lune, riviĂšre Ă  saumon historique, est dĂ©sormais rĂ©tablie aprĂšs environ 100 ans. Rien que dans le cours principal, plus de 60 km sont libres et permettent l’accĂšs aux anciens sites de reproduction. On peut s’attendre Ă  ce que les premiers alevins remontent la SĂ©lune depuis la baie Saint Michel lors de la prochaine migration des saumons, au plus tard au printemps 2023. Deux castillons saumons n’ayant sĂ©journĂ© qu’un an en mer ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© observĂ©s par des spĂ©cialistes juste en aval de la Roche qui boit ». La campagne pour une SĂ©lune libre menĂ© par des associations dont ERN, la FĂ©deration français de la PĂȘche, FNE et d’autres aura durĂ© 20 ans. Beau succĂšs ! > Plus d’info
InfoSaint-Brieuc VIDÉO La spectaculaire destruction du barrage normand de La Roche-qui-Boit est Saint-Brieuc. Info Saint-Brieuc VIDÉO La spectaculaire destruction du barrage normand de La Roche-qui-Boit est Saint-Brieuc . Saint-Brieuc Guingamp Lannion-Perros Dinan Brest Autres villes . S'inscrire Se connecter Mon compte Maville. Mon compte Mon espace Error 403 Guru Meditation XID 674989426 Varnish cache server LaDREAL Normandie a organisĂ© du 3 au 17 fĂ©vrier 2020 inclus une consultation du public pour la demande de dĂ©rogation prĂ©sentĂ©e par ÉlectricitĂ© de France, pour les travaux de dĂ©mantĂšlement du barrage de la Roche qui boit, sur les communes de Virey, Saint-Martin-de-Landelles et Saint-Brice-de-Landelles (50). rĂ©sultat de la consultation du public Error 403 Guru Meditation XID 670569639 Varnish cache server .