Cequi en fait le deuxiÚme film le mieux noté de 2022, derriÚre Licorice Pizza de Paul Thomas Anderson (4.5/5). La Nuit du 12 Bande-annonce VF Allocine Visionner plus de vidéos
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Les annĂ©es 70, la San Fernando Valley, un garçon qui rencontre une fille⊠Paul Thomas Anderson nâaurait-il pas dĂ©jĂ fait ce film-lĂ ? Avec Licorice Pizza, le rĂ©alisateur est trĂšs clairement de retour sur les terres de Boogie Nights, Magnolia et Punch-Drunk Love, sa trilogie de la VallĂ©e de San Fernando », du nom de cette gigantesque banlieue de Los Angeles oĂč il a grandi, sĂ©parĂ©e du reste de la ville par les collines de Hollywood. PTA revient Ă ses premiĂšres amours, donc, aprĂšs avoir beaucoup voyagĂ© dans le temps et dans lâespace, de la Californie du dĂ©but du XXĂšme siĂšcle There Will Be Blood au Londres fashion des annĂ©es cinquante Phantom Thread, en passant par lâAmĂ©rique traumatisĂ©e de lâaprĂšs-Seconde Guerre mondiale The Master et celle, dĂ©foncĂ©e, de lâaprĂšs-68 Inherent Vice. Long pĂ©riple esthĂ©tique au cours duquel il se sera dĂ©finitivement dĂ©barrassĂ© de lâinfluence Ă©crasante de ses maĂźtres Altman, Kubrick, Scorsese et imposĂ© comme lâun des grands sphynx du cinĂ©ma US contemporain. La premiĂšre beautĂ© de Licorice Pizza est de le voir revenir au monde de sa jeunesse, de son apprentissage, riche de la hauteur de vue stylistique qui est dĂ©sormais la sienne, et dĂ©barrassĂ© ce qui plombait ses premiers longs mĂ©trages, cette envie de bander les muscles, de montrer sa force. Ce neuviĂšme opus clame lâenvie dâĂȘtre comme un premier film, comme une premiĂšre fois, une nouvelle Ćuvre de jeunesse, depuis son argument une romance un peu weirdo qui commence au lycĂ©e, le jour de la photo de classe jusquâĂ son fabuleux duo de dĂ©butants en tĂȘte dâaffiche Alana Haim, musicienne que PTA avait dĂ©jĂ dirigĂ©e dans des clips mais qui nâavait jamais jouĂ© la comĂ©die, et Cooper Hoffman, fils de Philip Seymour Hoffman, qui fait ses dĂ©buts Ă lâĂ©cran. Licorice Pizza sera donc un film de pur plaisir, loin des casse-tĂȘte mĂ©taphysiques parfois intimidants dont son auteur avait fini par se faire une spĂ©cialitĂ©, une balade seventies donnant lâimpression dâavoir Ă©tĂ© tournĂ© les mains dans les poches, un sourire rĂȘveur aux lĂšvres. Lâargument ? Boy meets girl. Lui, Gary Valentine, est un ado acteur, beau parleur, un peu frimeur. Elle, Alana Kane, dans sa vingtaine, est un peu trop vieille pour lui, mais va tomber sous le charme de son bagout, tout en prenant un malin plaisir Ă lui tenir tĂȘte. Sâensuivent des aventures Ă la fois anecdotiques et totalement homĂ©riques, dĂ©risoires et grandioses â comme Ă peu prĂšs tout ce qui arrive Ă ces Ăąges-lĂ . Gary se lance dans le commerce de matelas Ă eau, un business en plein essor dans un encore parfumĂ© au patchouli, puis tente dâaider Alana Ă percer dans le milieu du cinĂ©ma, avant que les deux ne se retrouvent Ă travailler pour la campagne Ă©lectorale dâun candidat Ă la mairie de Los Angeles. Câest tout ? Ah, oui Gary va aussi ouvrir une salle de flippers. Et la Californie va subir de plein fouet les effets du premier choc pĂ©trolier. On reconnaĂźtra dans le dĂ©roulĂ© apparemment sans queue ni tĂȘte de cette histoire le goĂ»t dâAnderson pour une forme de surrĂ©alisme light, poĂ©sie absurde de fumeur de joints et dâadmirateur de Pynchon, qui enchaĂźne les situations bizarroĂŻdes comme on passe du coq Ă lâĂąne. Licorice Pizza obĂ©it Ă une logique enfantine et se dĂ©roule dans un monde dont les adultes sont quasiment absents â un peu comme si le Neverland de Peter Pan avait Ă©tĂ© dĂ©localisĂ© dans les faubourgs de Hollywood. Et quand les vieux entrent en scĂšne, ils sont en gĂ©nĂ©ral montrĂ©s comme des figures bouffonnes, ou bigger than life, irrĂ©elles dans tous les cas â extraordinaires apparitions de Sean Penn, Tom Waits et Bradley Cooper en fossiles show-biz. Câest un monde oĂč les whizz-kids, les gamins plus malins que la moyenne, font la loi et inventent leurs propres rĂšgles. Alana et Gary sâessaieront tour Ă tour Ă la libre entreprise, Ă lâentertainment et Ă la politique une sorte de trilogie des grandes occupations amĂ©ricaines, des promesses californiennes, mais envisagĂ©es ici comme des passades, de simples divertissements teenage. Comme si le rĂȘve amĂ©ricain, celui aprĂšs lequel court la plupart des personnages de PTA jusquâĂ en devenir fous, nâĂ©tait au fond quâun jeu. Reconstituant ici le paysage de son enfance il avait trois ans en 1973, dirigeant le fils de son acteur fĂ©tiche dĂ©cĂ©dĂ©, invitant ses propres enfants et sa femme Maya Rudolph Ă lâĂ©cran, multipliant les clins dâĆil aux dynasties hollywoodiennes apparitions de la fille de Spielberg et du papa de Leonardo DiCaprio !, Paul Thomas Anderson ne signe pas forcĂ©ment pour autant ici son Once upon a time⊠in Hollywood. La clĂ© secrĂšte de Licorice Pizza est peut-ĂȘtre biographique, intime, mais le film est beaucoup moins grevĂ© par la mĂ©lancolie dâun monde disparu que le Tarantino. Au contraire il semble empli de la joie simple de pouvoir le reconstituer, puis lâexplorer Ă loisir. Les rĂ©fĂ©rences culturelles, surtout, sont beaucoup moins surplombantes que chez QT. Il y a certes ici plein de clins dâĆil pour encyclopĂ©distes pop, des memorabilia en pagaille, des marquises de cinĂ©ma annonçant le dernier James Bond⊠On apprĂ©ciera sans doute encore plus le film si on reconnaĂźt Jon Peters producteur, coiffeur pour stars et ex-mari de Barbra Streisand derriĂšre lâaccoutrement de Bradley Cooper, si on regarde le personnage jouĂ© par Sean Penn comme un miroir dĂ©formant de William Holden, ou si on a dĂ©jĂ entendu parler de Lucille Ball ou du politicien Joel Wachs. Mais tout est fait de maniĂšre tellement dĂ©contractĂ©e que le plaisir nâest jamais parasitĂ© par lâavalanche citationnelle. A lâimage de ce titre, Licorice Pizza. A lâorigine, il dĂ©signe une chaĂźne de magasins de disques des annĂ©es 70-80, dans lesquels on imagine que PTA allait faire ses emplettes quand il Ă©tait ado. Mais on ne croise pas une seule de ces glorieuses Ă©choppes dans le film. La pizza au rĂ©glisse » nâest pas une enseigne, pas un nom de code pour happy few, mais un Ă©tat dâesprit. Elle dĂ©signe le monde irrĂ©el des souvenirs, ce sentiment que tout peut arriver et que lâĂ©tĂ© pourrait ne jamais finir. Une croyance adolescente que peu de films auront aussi glorieusement capturĂ©e que celui-ci.
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CinĂ©aste, Etats-Unis Paul Thomas Anderson, nĂ© le 26 juin 1970 Ă Studio City en Californie Ătats-Unis, est un scĂ©nariste, rĂ©alisateur et producteur amĂ©ricain. Fils dâun doubleur travaillant Ă Hollywood, Paul Thomas Anderson est un enfant turbulent dâune fratrie de sept trois sĆurs ainsi que cinq demi-frĂšres et sĆurs. Il est le seul dâentre eux Ă avoir poursuivi dans le show-business. Il reçoit de son pĂšre sa premiĂšre camĂ©ra Ă 12 ans. Il dĂ©cide trĂšs tĂŽt de devenir cinĂ©aste et rĂ©alise de nombreux petits films amateurs. Parmi eux, Ă 18 ans, il rĂ©alise The Dirk Diggler story dont il reprendra lâhistoire dans une partie dâun de ses films Boogie Nights 1997. Pour autant, il refuse le chemin prĂ©vu dans une Ă©cole de cinĂ©ma la pourtant reconnue New York University School pour prĂ©fĂ©rer apprendre directement sur le terrain il quitte lâĂ©cole de cinĂ©ma aprĂšs deux jours et investit les fonds des cours pour aller Ă Los Angeles. Il commence Ă la tĂ©lĂ©vision comme assistant de production sur des tĂ©lĂ©films et des jeux tĂ©lĂ©visĂ©s expĂ©rience quâil utilisera pour Magnolia. Câest Ă cette Ă©poque quâil tourne Cigarettes & Coffee, court-mĂ©trage avec Philip Baker Hall qui sera remarquĂ© dans des festivals et en particulier Ă celui de Sundance 1993. Cette histoire de personnages qui se croisent dans un cafĂ© prĂ©figure le thĂšme de la rencontre et le style choral quâil affectionnera par la suite. Cigarettes & Coffee va lui permettre dâobtenir le financement pour mettre en route son premier vrai film Sydney. Ce premier film est prĂ©sentĂ© au festival de Cannes 1996. Fort de ce succĂšs et avec des moyens plus importants â un budget de 15 millions de dollars â il reprend le script de son premier court-mĂ©trage, Boogie Nights. On commence alors Ă comparer son cinĂ©ma Ă celui de Martin Scorsese et Robert Altman. Si les critiques sont parfois sĂ©vĂšres on Ă©voque la prĂ©tention et le plagiat, dâautres au contraire relĂšvent la naissance dâun futur grand cinĂ©aste Newsweek, New York Times ou Los Angeles Times. Ce succĂšs lui permet dâenchainer rapidement avec un film sur lequel il a un grand contrĂŽle tant pour le casting, la durĂ©e du film que le montage. Un peu plus de deux ans aprĂšs Boogie Nights, sort Magnolia en dĂ©cembre 1999 pour concourir aux Oscars avec la confiance de son distributeur. Le film nâest pas retenu dans les favoris, mais glane trois nominations scĂ©nario, second rĂŽle pour Tom Cruise et musique non converties, mais aussi lâOurs dâOr au festival de Berlin 2000 et surtout la reconnaissance dâune partie de la profession et des critiques. Afin de garder le meilleur contrĂŽle possible de ses films, il crĂ©e rapidement sa maison de production quâil nomme Ghoulardi » en hommage au personnage de sĂ©rie B dâhorreur que son pĂšre avait créé pour un feuilleton de la tĂ©lĂ©vision de Cleveland. En 2002, il change de registre une nouvelle fois, abandonnant le ton amer et le film choral pour la comĂ©die romantique dĂ©jantĂ©e Punch-drunk love, avec Adam Sandler et Emily Watson. La critique en gĂ©nĂ©ral salue lâoriginalitĂ© de son ton et les surprises de sa mise en scĂšne qui sont couronnĂ©es par le prix de la mise en scĂšne au festival de Cannes 2002. Mais le public ne suit pas totalement 24 millions ⏠de recettes dont 17 millions ⏠aux USA pour un budget de 25 millions âŹ. Il accroit son image dâĂ©clectisme en dĂ©cidant de se tourner, avec There Will Be Blood, vers un western moderne sur le pĂ©trole. Il y consacre cinq ans de sa vie, dont notamment deux furent nĂ©cessaires au financement car les studios doutaient du potentiel du film. Il fait Ă©galement un grand travail de recherche sur le milieu du pĂ©trole au dĂ©but du siĂšcle pour prĂ©parer le scĂ©nario et le tournage. Il obtient en dĂ©finitive un vrai succĂšs public, des critiques excellentes et convergentes ainsi que la reconnaissance de ses pairs huit nominations aux Oscars â pour un Oscar du meilleur acteur â et une nomination par la Director Guild of America. Avec ce film, il obtient le statut dâauteur rĂ©fĂ©rent aux yeux des critiques. A titre dâillustration, James Christopher, critique cinĂ©ma en chef au Times, classe le film en deuxiĂšme position de sa liste des cent meilleurs films du monde derriĂšre Casablanca de Michael Curtiz et il arrive en tĂȘte en nombre de citation dans les listes des 10 meilleurs films de la dĂ©cennie 2000. En 2010, il a un projet de film racontant lâascension dâun chef religieux charismatique dans les annĂ©es 1950, sâinspirant de la crĂ©ation de lâĂ©glise de Scientologie. Le projet a Ă©tĂ© refusĂ© par Universal en raison de son budget, alors Ă©valuĂ© Ă 35 M⏠; il est repris par le studio River Road pour un tournage Ă lâĂ©tĂ© 2010 avec Philip Seymour Hoffman dans le rĂŽle-titre. En septembre 2010, le film est ajournĂ©. Il se lance alors dans lâadaptation de Vice cachĂ©, roman de Thomas Pynchon.
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