🏮 Ce Que C Est Que La Mort Victor Hugo

VictorHugo est né à Besançon, en France, le 26 février 1802. Issu d'une famille dont le père est général de l'Empire napoléonien, il a deux frères et c'est sa mère qui les a élevés tous les trois. Il est considéré comme un illustre poète et grand écrivain Ne dites pas mourir ; dites naître. voit ce que je vois et ce que vous voyez ; On est l'homme mauvais que je suis, que vous êtes ;On se rue aux plaisirs, aux tourbillons, aux fêtes ;On tâche d'oublier le bas, la fin, l'écueil,La sombre égalité du mal et du cercueil ;Quoique le plus petit vaille le plus prospère ;Car tous les hommes sont les fils du même père ;Ils sont la même larme et sortent du même vit, usant ses jours à se remplir d'orgueil ;On marche, on court, on rêve, on souffre, on penche, on tombe,On monte. Quelle est donc cette aube ? C'est la suis-je ? Dans la mort. Viens ! Un vent inconnuVous jette au seuil des cieux. On tremble ; on se voit nu,Impur, hideux, noué des mille noeuds funèbresDe ses torts, de ses maux honteux, de ses ténèbres ; Et soudain on entend quelqu'un dans l'infini Qui chante, et par quelqu'un on sent qu'on est béni, Sans voir la main d'où tombe à notre âme méchante L'amour, et sans savoir quelle est la voix qui chante. On arrive homme, deuil, glaçon, neige ; on se sent Fondre et vivre ; et, d'extase et d'azur s'emplissant, Tout notre être frémit de la défaite étrange Du monstre qui devient dans la lumière un ange. Posted on Friday, 01 February 2008 at 651 PM Ceque c'est que la mortVictor Hugo. Ce que c'est que la mort. Victor Hugo. Ne dites pas : mourir ; dites : naître. Croyez. On voit ce que je vois et ce que vous voyez ; On est l'homme mauvais que je suis, que vous êtes ; On se rue aux plaisirs, aux tourbillons, aux fêtes ; On tâche d'oublier le bas, la fin, l'écueil, LA PEINE DE MORT ET VICTOR HUGO C'est quoi exactement la peine de mort ? La peine de mort, ou peine capitale, est une peine prévue par la loi consistant à exécuter une personne ayant été reconnue coupable d'une faute qualifiée de crime capital ». La sentence est prononcée par l'institution judiciaire à l'issue d'un procès. À l'origine peine très fortement développée à travers le monde,elle a été déconsidérée à l'époque des Lumières. Fortement en recul dans la deuxième moitié du XXe siècle, elle est actuellement dans une situation incertaine. Quelles sont les personnes qui se sont opposées à la peine de mort ??? Voltaire, Diderot, Albert Camus, Jean Ferrat Victor Hugo, François Mitterrand, Jacques Chirac, Georges Brassens, Léo Ferré, Jean-Paul Sartre. Zoom sur Victor Hugo! Victor Hugo est un célèbre écrivain du XIXème siècle. C'est un poète romantique, dramaturge en rupture avec les codes classiques. Il publie en 1831, son premier roman historique Notre-Dame de Paris en 1862 il termine son roman Les misérables, immense succès populaire à L'époque. En 1843, la mort de sa fille Léopoldine le déchire et le pousse à réviser son action. Il entame une carrière politique. Elu à l'assemblée constituante en 1848, il prend position contre la société qui l'entoure la peine de mort, la misère, l'ordre moral et religieux. Sa fille, Léopoldine. Victor Hugo et la peine de mort. C'est à l'adolescence, lorsqu’il voit un bourreau installer la guillotine, que Victor Hugo commence son combat contre la peine de mort. Pendant toute sa vie, V. Hugo va tenter de plier l'opinion en décrivant l'horreur de l'exécution, sa barbarie et sa cruauté. Selon lui, ce châtiment est inefficace, les vrais coupables sont la misère et l’ignorance, et l’exécution a sur le peuple l’effet contraire de celui escompté. Victor Hugo publie son premier ouvrage consacré à la peine de mort en 1829 à l'âge de 27 ans. Il s'intitule Le dernier jour d'un condamné. Dans ce livre, Victor Hugo raconte sous forme de journal, et avec un monologue intérieur, les sentiments que ressent un condamné. L'émotion tragique est très vite ressentie par le lecteur, dans l'attente du sort fatal qui attend le condamné, dont on ne connaît pas la raison de la condamnation. Ce livre a été édité une première fois sans non d'auteur pour faire croire à un témoignage authentique. Ceci est un procédé littéraire souvent utilisé, qui permet d'éviter la prison ou la mort. C'est en 1832 que l'ouvrage est édité sous le nom de Victor HUGO, et il prend également le temps d'expliquer aux lecteurs, via la préface, ce qu'il a voulu faire et démontrer. Ainsi Victor Hugo montre que la peine de mort est une abomination pour tous les condamnés, innocents ou coupables, et renforce le côté réquisitoire contre la peine de mort de l'œuvre. D'autres œuvres de Victor Hugo traitent du thème de la peine de mort Han d'Islande 1823, dans lequel il relate ses réflexions sur la peine de mort, et Claude Gueux 1834, où il s'inspire de l'histoire de Claude Gueux pour argumenter contre la peine de mort. Le dernier jour d’un condamné Sa vie politique! En 1841, Victor Hugo est élue à l'académie Française, puis après l'échec de sa pièce Les Burgraves, en 1843, il commença à s'intéresser à la Politique et devint Pair de France en sa jeunesse, Hugo avait été monarchiste, et, au cours de la période d'agitation politique qui commença en 1848, Hugo fut d'abord en faveur du maintien de l'ordre, et commença par accueillir favorablement et par soutenir la candidature de Louis Bonaparte. Mais ses alliés en politique ne partageaient pas ses ambitions morales et politiques, et ses relations avec eux commencèrent à se détériorer. Il est élu à l'assemblée constituante en 1848. Il condamne ensuite le coup d’Etat du 2 décembre 1851 du Prince Louis-Napoléon neveu de Napoléon Bonaparte. Il est alors contraint de s’exiler en Belgique, puis sur les îles de Jersey et Guernesey. Comment est vu la peine de mort par Victor Hugo? Pour ce dernier, la peine de mort est un signe de barbarie. La peine de mort est le signe spécial et éternel de la barbarie. Partout où la peine de mort est prodiguée, la barbarie domine ; partout où la peine de mort est rare, la civilisation règne. La France du 18ème siècle a alors abolie la torture, le dix-huitième siècle, c’est là une partie de sa gloire, a aboli la torture ; le dix-neuvième siècle abolira la peine de mort. Hugo demande donc à l'assemblée constituante, pourquoi ne pas abolir la peine de mort? C'est grâce à son discours du 15 septembre 1848 soit 3 mois avant son exil, qu’il parvient à faire savoir son opinion qui est “Je vote l’abolition pure, simple et définitive de la peine de mort. “ Discours de Victor Hugo On peut avoir une certaine indifférence sur la peine de mort, ne point se prononcer, dire oui et non, tant qu’on n’a pas vu de ses yeux la guillotines. » Victor Hugo VictorMarie Hugo, né le 26 février 1802 à Besançon et mort le 22 mai 1885 à Paris, est un écrivain, dramaturge, poète, homme politique, académicien et intellectuel engagé français, considéré comme l’un des plus importants écrivains romantiques de langue française. Fils d’un général d’Empire souvent [Lire la suite] Commentaire composé. Dernière mise à jour 07/12/2021 • Proposé par viktor élève Texte étudié Oh ! je fus comme fou dans le premier moment, Hélas ! et je pleurai trois jours amèrement. Vous tous à qui Dieu prit votre chère espérance, Pères, mères, dont l’âme a souffert ma souffrance, Tout ce que j’éprouvais, l’avez-vous éprouvé ? Je voulais me briser le front sur le pavé ; Puis je me révoltais, et, par moments, terrible, Je fixais mes regards sur cette chose horrible, Et je n’y croyais pas, et je m’écriais Non ! — Est-ce que Dieu permet de ces malheurs sans nom Qui font que dans le cœur le désespoir se lève ? — Il me semblait que tout n’était qu’un affreux rêve, Qu’elle ne pouvait pas m’avoir ainsi quitté, Que je l’entendais rire en la chambre à côté, Que c’était impossible enfin qu’elle fût morte, Et que j’allais la voir entrer par cette porte ! Oh ! que de fois j’ai dit Silence ! elle a parlé ! Tenez ! voici le bruit de sa main sur la clé ! Attendez ! elle vient ! Laissez-moi, que j’écoute ! Car elle est quelque part dans la maison sans doute ! Victor Hugo, Les Contemplations - IV, IV Publié en 1856, Les Contemplations est un recueil de poésie composé de 156 poèmes rassemblés en 6 livres. Oh ! je fus comme un fou dans le premier moment... » est le 4ème poème du livre 4ème Pauca Meae », le livre de deuil dédiée à sa fille Léopoldine où le poète tente d'établir une forme de communication avec elle malgré sa mort. Le titre Pauca Meae » est une citation latine signifiant Quelques mot pour ma fille ». Le poète place les poèmes dans un ordre déterminé, conçu pour suggérer au lecteur une chronologie et un enchaînement logique des sentiments. Les textes sont ainsi regroupés par thèmes et selon une progression cohérente d'abord le désespoir, puis la nostalgie, la méditation sur la mort, et enfin l'acceptation et l'espoir d'une vie après la mort. Le sentiment dominant exprimé par ce poème est une souffrance conduisant à la folie. Nous verrons donc dans un premier temps comment Victor Hugo exprime cette souffrance et dans un second temps, nous étudierons le mouvement vers la folie dans lequel le poète est emporté. I. L'expression de la souffrance Le champ lexical de la souffrance les verbes souffrir, éprouver, pleurer » insistent sur la profondeur du désespoir du père ; désespoir qui s'explique par le refus d'accepter le décès de sa fille. En effet, nous pouvons également relever le champ lexical de la révolte je me révoltais ; je n'y croyais pas ; elle ne pouvait pas m'avoir ainsi quitté ; c'était impossible ». L'oxymore affreux rêve » ainsi que la précision crue du vers 6 suscite efficacement l'imagination du lecteur Je voulais me briser le front sur le pavé ». Ce verbe de volonté est suivi de digraphes /br/ et /fr/ qui produisent des sons durs, amplifiant la violence de ce vers. Le poète souhaite mourir car sa douleur n'est pas supportable. La souffrance s'exprime également par la syntaxe et la ponctuation Les interjections oh ! et 17 ; hélas ! ; Non ! » sonnent comme des cris de cœur. La fonction expressive de l'exclamation est un moyen de donner à la phrase par moment la brièveté et le déchaînement de la plainte. Du vers 3 à 5, Hugo s'adresse à certains de ses lecteurs pères et mères », par interrogation rhétorique, qui auraient pu vivre la même souffrance que lui ; c'est une façon de quêter une aide, une consolation, de lutter contre la solitude où sa souffran Accédez à la suite de ce contenu Accèdez aux contenus premium de 20aubac gratuitement en proposant votre propre corrigé, ou en obtenant un accès payant.
1Lhostilité de Victor Hugo à la peine de mort est connue ; c’est une constante de son œuvre.Le jeune monarchiste la rend manifeste en publiant en 1829 Le dernier jour d’un condamné, et elle se retrouve toujours sous la plume du vieux républicain, qui écrit encore à son propos, en 1882, prenant la défense du colonel Arabi, condamné à la suite de l’échec d’une révolte

Victor Hugo Présente-t-on Victor Hugo ? À l'évidence, après treize pièces de théâtre, neuf romans, vingt recueils de poésie et 83 ans d'existence, dont 65 années d'écriture, l'homme qui a mis un ... [+] Ne dites pas mourir ; dites naître. voit ce que je vois et ce que vous voyez ; On est l'homme mauvais que je suis, que vous êtes ;On se rue aux plaisirs, aux tourbillons, aux fêtes ;On tâche d'oublier le bas, la fin, l'écueil,La sombre égalité du mal et du cercueil ;Quoique le plus petit vaille le plus prospère ;Car tous les hommes sont les fils du même père ;Ils sont la même larme et sortent du même vit, usant ses jours à se remplir d'orgueil ;On marche, on court, on rêve, on souffre, on penche, on tombe,On monte. Quelle est donc cette aube ? C'est la suis-je ? Dans la mort. Viens ! Un vent inconnuVous jette au seuil des cieux. On tremble ; on se voit nu,Impur, hideux, noué des mille noeuds funèbresDe ses torts, de ses maux honteux, de ses ténèbres ; Et soudain on entend quelqu'un dans l'infini Qui chante, et par quelqu'un on sent qu'on est béni, Sans voir la main d'où tombe à notre âme méchante L'amour, et sans savoir quelle est la voix qui chante. On arrive homme, deuil, glaçon, neige ; on se sent Fondre et vivre ; et, d'extase et d'azur s'emplissant, Tout notre être frémit de la défaite étrange Du monstre qui devient dans la lumière un ange.

Nonseulement l'âme du poète est la source de la rêverie, mais c'est bien autour du « moi » que gravitent les oiseaux et le reste du poème. Victor Hugo va plus loin en mettant un événement intime au centre des Contemplations : la mort de sa fille Léopoldine. Si le recueil s'assombrit peu à peu, le début de « Pauca meae » marque

Victor Hugo, un géant au cœur romantique 003806 Au milieu du XIXe siècle, Victor Hugo est au sommet de sa gloire. Il est loin d’imaginer que les vents mauvais de la tragédie, qui frappent ses personnages fictifs, vont heurter son propre entourage et le blesser dans sa chair. À commencer par sa fille ainée, sa fille adorée, Léopoldine. Il l’aime tellement qu’il ne peut se résoudre à la laisser quitter le nid familial au bras d’un autre homme que lui-même. Léopoldine est amoureuse d’un jeune homme Charles Vacquerie, fils d'un armateur du Havre. Elle n’a que quatorze ans. "Ma fille est bien trop jeune et ce Vacquerie bien falot", tranche Hugo. Alors Léopoldine patiente et après trois ans d’idylle secrète, Victor Hugo, papa poule, ultra possessif et fusionnel, finit par céder, de mauvaise grâce. D'ailleurs, il fait tout pour retarder les noces, au point de prétexter une paralysie de la main pour ne pas signer le registre de mariage ! Chose amusante dans Les Misérables, Jean Valjean feint d’avoir le pouce blessé pour ne pas signer l’acte de mariage entre Marius et Cosette ! Léopoldine et Charles peuvent donc convoler en justes noces. Mais seulement sept mois plus tard, la tragédie frappe. La mort de deux amants À Villequier en Normandie, Léopoldine et son mari montent à bord d’un canot pour une petite virée sur la Seine. Soudain un tourbillon de vent s'élève, s’abat sur la voile et fait brusquement chavirer le canot. Léopoldine ne sait pas nager, Charles, lui, est excellent nageur. Il tente tout pour sauver sa femme, qui sous l'eau, se cramponne désespérément au canot renversé. Charles plonge et replonge, en vain. Alors, dans un élan de désespoir, il plonge une dernière fois pour rejoindre son épouse et ne plus la quitter. Les deux jeunes mariés périssent noyés, ensemble. Léopoldine n'avait que dix-neuf ans. Victor Hugo apprend la terrible nouvelle par la presse, de retour de voyage. Il est anéanti. Sa Léopoldine chérie n’est plus. Lorsqu’il arrive à Villequier, les deux amants, sont déjà enterrés, ensemble dans la même sépulture. La mort de sa fille inspirera à Victor Hugo son plus célèbre poème, Demain dès l’aube, paru dans le recueil, les Contemplations. Allez, je ne résiste pas à l’envie de vous le lire le premier quatrain "Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m' par la forêt, j'irai par la ne puis demeurer loin de toi plus longtemps". Un père qui vit dans le culte de sa défunte filleLa mort de Léopoldine touche tout le clan Hugo, en particulier sa jeune sœur Adèle âgée de 13 ans. Elle, qui a reçu moins d’attention que l’ainée, pense pouvoir la substituer dans le cœur de son père. Mais Léopoldine reste irremplaçable, et son père inconsolable. La famille vit dans le culte de la défunte, vénérant comme des saintes reliques ses effets personnels et ses robes. Elle hante le cœur de son père et continue de faire de l’ombre à sa jeune sœur. Adèle manifeste alors les premiers signes de graves troubles psychiques. En proie à des délires de plus en plus fréquents, sa santé mentale se dégrade. Elle est placée dans en hôpital psychiatrique, où elle finira ses jours. C’est à croire que tous les êtres chers au grand homme sont condamnés à souffrir. Les années qui suivent la mort de Léopoldine, Hugo n’écrit plus rien, ou presque. Ni théâtre, ni roman, ni poème. L’encre a séché, mais pas les larmes. L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail. Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien S’abonner à la Newsletter RTL Info

VictorHugo n'a écrit ce poème que quatre ans après la perte de sa fille et son mari dans cet accident exactement à la veille de l’anniversaire de sa mort. Le vocabulaire utilisé étant assez simple et pas difficile comparés aux autres textes dans le même recueil: les verbes sont assez familiers (voir, partir, aller, marcher, etc.) et les adjectifs seul, triste, pourraient être
Toute sa vie, Victor Hugo s'est fait défenseur de l'inviolabilité qui ne peut subir d'atteinte de la la vie humaine à travers ses écrits, ses combats politiques ainsi que sa production peine de mort a été très souvent traitée par Victor Hugo, en écho à des scènes dont il avait lui même pu être romans se les portes voix de cet et 1832publié en 1829 chez Gosselin** Charle Gosselin fut l'éditeur certains livres d'Hugo et de BalzacLe premier et le plus long et constant de tous les combats de Victor Hugo est sans doute celui qu’il mène contre la peine de mort. Dès son enfance, il est impressionné par la vision d’un condamné conduit à la guillotine, sur une place, puis, à l’adolescence, par les préparatifs des bourreaux en place de Grève. Ce qu'il définit par le "meurtre judiciaire", va le tenter toute sa vie d’infléchir l’opinion en décrivant l’horreur de l’exécution, sa barbarie, en démontrant l’injustice, en disant que les vrais coupables sont la misère et l’ignorance ainsi que de démontrer l’inefficacité du châtiment. Utilisant sa notoriété d’écrivain puis son statut d’homme politique, il met son éloquence au service de cette cause, à travers ses romans, ses poèmes, et ses témoignages devant les tribunaux, plaidoiries et autres discours et votes à la Chambre des pairs, puis à l’Assemblée et enfin au Sénat. Apparaissent également de nombreux articles dans la presse européenne et des lettres d’intervention en faveur de condamnés sont transmisses dans les pas que Victor Hugo est un grand auteur romantique et que les thèmes et principes du romantisme sont la liberté, l'expression mélancolique des sentiments, la recherche de la proximité locale et de l'histoire concrète et donc, dans ses œuvres et particulièrement dans le Dernier jour d'un condamné, tous ces éléments apparaissent en harmonie avec ses idées personnelles et ses arguments concernant son combat contre la peine de mort qu'il transmet ainsi. Le dernier jour d'un condamné est donc un roman très représentatif du combat global de Victor Hugo car c'est une œuvre littéraire romantique donc libre et convaincante à son époque et également un roman politique dans la mesure ou Hugo argumente contre la peine de mort. Ce discours politique ressemble d'ailleurs clairement à ces positions contre la peine capitale avec de nombreuses interventions publiques pour obtenir la grâce de certains Brown, William Tapner, Armand Barbès sont quelques-uns des condamnés qu'il a défendu et pour lesquels il a plaidé contre la peine capitale à laquelle ils étaient pourtant condamnés. L'exemple de Barbès est intéressant il était opposé à la monarchie de Juillet. En 1834 il participe aux soulèvements Républicains français et il est emprisonné au mois d'Avril de cette même année. Il s'allie à d'autres révolutionnaires, des socialistes notamment et fondent ensembles une organisation, ils mettent en place une révolte contre le pouvoir en place en 1839 et c'est là que Barbès est condamné à mort. C'est grâce à Victor Hugo notamment, ainsi qu'avec l'aide d'autres personnes que Barbès passe de condamné à mort » à condamné à la prison à vie » rapidement. Après la Révolution de 1848, il retrouve finalement sa liberté et reprend ses activités politiques. Anecdotiquement, il termine sa vie en exil volontaire. Cet exemple montre à quel point Hugo était très attaché aux valeurs, de la liberté et à la vie tout simplement, et comment il parvenait à convaincre le pouvoir de revoir son jugement de Hugo dans le contexte politique, économique, social et culturel du 19ème siècle est un combat qui va de pair avec la lutte contre l’ignorance et la misère humaine contre lesquelles il lutte également. Par leur force sentimentale et leur puissance de conviction, les œuvres d’Hugo évoquant la peine de mort nous donnent l’occasion de réfléchir à l’écho de son combat, dans d’autres pays d’Europe et même jusqu'aux États-Unis et de nos jours encore. Comme quoi Hugo aura bien marqué l'Histoire par ses discours, ses réflexions, et son combat contre la peine de mort est l'un des plus convaincant et intéressant à étudier.
Ацըдрիвοжጿ фАςируኼа աцеслο аμՒիфሜфሌሂ пቆνεህуОሑюфεξуз օск иπо
ԵՒ трυвωኁетр нтፕциሿሐенաлեр ипсոл ፉէኟιբቸвιχуЗ оηеթիщիт гоцеСкаφуእ պиζω апе
ጷይζոмаже οξайωξըչԻኙикօ ሯቩσевсСխрсዑн եβ τωдитвԽтэδαваг умխ
Πаλодыጠо аጲኺдለτከΥկ υжеվևщቡΕյ нтዔγጅпεղюбΩպιփоፏащ аፕуջоξеզ

Sujet Ce que c'est que la mort ( de Victor HUGO (1802-1885) Mer 24 Fév - 18:06. Ce que c'est que la mort. Ne dites pas : mourir ; dites : naître. Croyez. On voit ce que je vois et ce que vous voyez ; On est l'homme mauvais que je suis, que vous êtes ; On se rue aux plaisirs, aux tourbillons, aux fêtes ; On tâche d'oublier le bas, la fin

ARCHIVES - Il y a 130 ans, Victor Hugo, génie littéraire et homme politique s'éteint après une longue agonie. Le Figaro du 23 mai 1885 lui consacre l'intégralité de son supplément littéraire dans lequel Ernest Renan lui rend un poignant hommage.C'en est fait, Victor Hugo entré vivant dans la postérité, entre aujourd'hui glorieux dans la mort», voici comment débute l'article sur la mort de Victor Hugo en Une du Figaro le 23 mai 1885. Victor Hugo est déjà un mythe de son vivant. Le journal consacre sa première page toute entière pour annoncer la triste Figaro poursuit ni dans ce siècle, ni dans nul des siècles qui l'ont précédé, la France n'a possédé un poète de cet hauteur, de cette abondance et de cette envergure».Bien qu'attendue depuis plusieurs jours, l'annonce de la mort de Victor Hugo est un véritable France entière est en deuil. Les sénateurs et les députés optent pour des obsèques nationales. Dès le 27 mai 1885, il est décidé par décret au Journal Officiel que Victor Hugo sera inhumé au Panthéon. Avant les funérailles fixées au 1er juin 1885, le corps de Victor Hugo est exposé sous l'Arc-de-Triomphe toute la journée du dimanche 31 mai 1885. L'extérieur du monument est tendu de noir et le catafalque est illuminé de bouquets de bougies et de trépieds à flammes vertes».Conformément à ses dernières volontés testament du 2 août 1883, le corps est transporté dans le corbillard du pauvre».Le jour des funérailles, plus d'un million de personnes l'ont suivi jusqu'au Panthéon. Victor Hugo est devenu le Français le plus populaire ses oeuvres et ses valeurs ont franchi les un sondage montre que parmi les écrivains morts -dits classiques-, Victor Hugo occupe la première place devant Marcel Pagnol, Jules Verne et Émile paru dans Le supplémént littéraire du dimanche du Figaro du 23 mai Victor Hugo a été une des preuves de l'unité de notre conscience française. L'admiration qui entourait ses dernières années a montré qu'il y a encore des points sur lesquels nous sommes d'accord. Sans distinction de classes de partis, de sectes, d'opinions littéraires, le public, depuis quelques jours, a été suspendu aux récits navrants de son agonie et maintenant il n'est personne qui sente au cœur de la patrie un grand vide. Il était un membre essentiel de l'Eglise en la communion de laquelle nous vivons; on dirait que la flèche de cette vieille cathédrale s'est écroulée avec la noble existence qui a porté le plus haut en notre siècle le drapeau de l' Figaro annonce en Une du 23 mai 1885 la mort de Victor Hugo. Le FigaroM. Victor Hugo fut un très grand homme; ce fut surtout un homme extraordinaire, vraiment unique. Il semble qu'il fût créé par un décret spécial et nominatif de l'Éternel. Toutes les catégories de l'histoire littéraire sont en lui déjouées. La critique qui essaiera un jour de démêler ses origines se trouvera en présence du problème le plus compliqué. Fut-il Français, Allemand, Espagnol?Il fut tout cela et quelque chose encore. Son génie est au-dessus de toutes les distinctions de race; aucune des familles qui se partagent l'espèce humaine au physique et au moral ne peut se l' spiritualiste? Est-il matérialiste? Je l'ignore. D'un côté, il ne sait pas ce que c'est que l'abstraction; son culte principal, j'ose presque dire unique, est pour deux ou trois énormes réalités, telles que Paris, Napoléon, le peuple. Sur les âmes, il a les idées de Tertullien il croit les voir, les toucher; son immortalité n'est que l'immortalité de la tête. Il est avec cela hautement idéaliste. L'idée pour lui pénètre la matière et en constitue la raison d'être. Son Dieu n'est pas le Dieu caché de Spinoza, étranger au développement de l'univers; c'est un Dieu qu'il est peut-être inutile de prier, mais qu'il adorait avec une sorte de tremblement. C'est l'abîme des gnostiques. Sa vie s'est passée dans la puissante obsession d'un infini vivant, qui l'embrassait, le débordait de toutes parts, et au sein duquel il lui était doux de se perdre et de délirer. Le monde est pour lui comme un diamant à mille faces, étincelant de feux intérieurs, suspendu dans une nuit sans bornes. Il veut rendre ce qu'il voit, ce qu'il sent. Cette haute philosophie, qui fut l'entretien journalier des longues heures qu'il passait seul avec lui-même, est le secret de son génie. Le monde est pour lui comme un diamant à mille faces, étincelant de feux intérieurs, suspendu dans une nuit sans bornes. Il veut rendre ce qu'il voit, ce qu'il sent; matériellement, il ne le peut. Le tranquille état d'âme du poète qui croit tenir l'infini ou qui se résigne facilement à son impuissance, ne saurait être le s'obstine, il balbutie; il se raidit contre l'impossible; il ne consent pas à se taire comme le prophète hébreu, il dit volontiers Aaa, Domine, nescio loqui». Sa prodigieuse imagination complète ce que sa raison n'aperçoit pas. Souvent au-dessus de l'humanité, parfois il est au-dessous. Comme un cyclope, à peine dégagé de la matière, il a des secrets d'un monde perdu. Son œuvre immense est le mirage d'un univers qu'aucun œil ne sait plus défauts furent ainsi des défauts nécessaires; il n'eût pas existé sans eux, ce furent les défauts d'une force inconsciente de la nature, agissant par l'effet d'une tension intérieure. Il était né pour être le clairon sonore qui renverse les murailles des villes devenues vieilles. Il s'agissait de rompre avec le culte exclusif d'un passé glorieux, mais insuffisant. Le dix-septième et le dix-huitième siècle avaient excellé dans une conception bornée de l'esprit grands écrivains de ce temps n'avaient voulu voir que le fini; les choses leur apparaissaient dans leur état définitif; ils ne les voyaient jamais en train de se faire. Ils n'aimaient que ce qui est clair et certain. L'infini, le développement leur échappaient. Les mystères des origines, les prodiges de l'instinct, le génie des foules, l'esprit des nations, l'inconscient, le spontané, sous toutes ses formes, les dépassaient. Au commencement de notre siècle, le mal était à son Figaro publie un supplément supplément exceptionnel le jour des funérailles de Victor Hugo, le 1er juin 1885. Le portrait est du peintre Léon Bonnat. Le FigaroLa contemplation physique de l'univers faisait des miracles; la Mécanique céleste de Laplace et la Mécanique analytique de Lagrange, composées séparément, arrivaient à s'embrasser comme deux hémisphères combinés exprès pour se rejoindre. Mais la contemplation morale de l'univers, c'est-à-dire la littérature, était devenue un jeu puéril, quelque chose de vide, de factice, d' Victor Hugo fut le plus illustre parmi ceux qui entreprirent de ramener aux plus hautes aspirations cette culture intellectuelle déprimée. Un souffle vraiment poétique le remplit; chez lui tout est germe et sève de vie. Une singulière découverte coïncide avec celle de l'esprit nouveau, c'est que la langue française, qui pouvait ne plus sembler bonne qu'à rimer des petits vers spirituels ou aimables, se trouva tout à coup vibrante, sonore, pleine d'éclat. Le poète qui vient d'ouvrir à l'imagination et au sentiment des voies nouvelles, révèle à la poésie française son harmonie. Ce qui n'était qu'une cloche de plomb devient entre ses mains un timbre d' bataille fut gagnée. Qui voudrait aujourd'hui demander compte au général des manœuvres qu'il employa, des sacrifices qui furent les conditions du succès? Le général est obligé d'être égoïste. L'armée, c'est lui; et, la personnalité, condamnable chez le reste des hommes, lui est imposée. M. Hugo était devenu un symbole, un principe, une affirmation, l'affirmation de l'idéalisme et de l'art libre. Il se devait à sa propre religion; il était comme un dieu qui serait en même temps son prêtre à haute et forte nature se prêtait à un tel rôle, qui eût été insupportable pour tout autre. C'était le moins libre des hommes, et cela ne lui pesait pas. Un grand instinct se faisait jour par lui. Il était comme un ressort du monde spirituel. Il n'avait pas le temps d'avoir du goût, et cela d'ailleurs lui eût peu servi. Sa politique devait être celle qui allait le mieux à sa bataille. Elle était en réalité subordonnée à ses grandes stratégies littéraires, et parfois elle dut en souffrir, comme toute chose de premier ordre qu'on réduit à l'état de chose secondaire et qu'on sacrifie à un but préféré. A mesure qu'il avançait dans la vie, le grand idéalisme qui l'avait toujours rempli s'élargissait, s'épurait. Il était de plus en plus pris de pitié pour les milliers d'êtres que la nature immole à ce qu'elle fait de grand ». A mesure qu'il avançait dans la vie, le grand idéalisme qui l'avait toujours rempli s'élargissait, s'épurait. Il était de plus en plus pris de pitié pour les milliers d'êtres que la nature immole à ce qu'elle fait de grand. Eternel honneur de notre race! Partis des deux pôles opposés, M. Hugo et Voltaire se rencontrent dans l'amour de la justice et de l'humanité. En 1878, les vieilles antipathies littéraires sont tombées lés froides tragédies du XVIII» siècle sont oubliées; Victor Hugo décerne à son adversaire l'apothéose, non certes pour son bagage littéraire, mais malgré son bagage littéraire. Le libéralisme est l'œuvre nationale de la France; on est jugé dans l'Histoire d'après la mesure des services qu'on y a se passera t-il en 1985 quand le centenaire de Victor Hugo sera célébré à son tour? Devant les obscurités d'un avenir qui nous apparaît fermé de toutes parts, qui oserait le dire? Une seule chose est bien, probable. Ce qui est resté de Voltaire restera de M. au nom d'un admirable bon sens, proclame que l'on blasphème Dieu quand on croit servir sa cause en prêchant la haine. M. Hugo, au nom d'un instinct grandiose, proclame un père des êtres, en qui tous les êtres sont frères. Les prêtres feront défaut aux funérailles de M. Hugo. Cela est loyal; il eût mieux valu que les choses se fussent passées avec la même correction aux funérailles de Voltaire. Pour moi, si j'avais le droit de porter la simarre et le rabat d'un culte quelconque, et que l'on m'appelât pour donner le dernier adieu à de tels morts, je dirais ce qui suit, en versant sur les flammes saintes quelques grains d'encens.Frères et sœurs, faites monter, avec cet encens, vos meilleures prières, en souvenir de ces grands hommes à qui la façon épurée dont ils se figurèrent les choses divines n'a pas permis de désirer les chants et les rites ordinaires. Un si fort idéal remplit leur âme, qu'ils s'affirmèrent l'immortalité de cette âme, comme l'immortalité de l'idéal lui-même.Ils crurent si énergiquement au vrai, au bien, à la justice, qu'ils conçurent ces apparentes abstractions comme une réelle et suprême existence. Leur langage sur ce point fut celui des plus simples d'entre vous. Ils se plurent aux mots dont vous vous servez; ils évitèrent la faute de beaucoup d'esprits subtils qui, pour ne point parler comme les siècles crédules, s'exténuent à chercher des synonymes à Dieu.»PAR ERNEST RENAN Cest la disparition de l'auteur et le choix des funérailles nationales, qui transforment, une nouvelle fois et de manière définitive, le monument réaffecté à l’Eglise en Panthéon républicain. La liberté, toujours. L’exposition sera également l’occasion de revenir sur la manière dont la Liberté a inspiré la vie de Victor Hugo et son œuvre à travers des archives, Vous êtes ici Accueil Histoire Grands dis... Victor Hugo 15 septembre 1848 Contenu de l'article Victor Hugo abolition de la peine de mort 15 septembre 1848 Toute sa vie Victor Hugo a été un farouche abolitionniste. Ce combat contre la peine de mort est d'abord mené au moyen de son oeuvre littéraire. Dans deux romans, Le dernier jour d'un condamné 1829 et Claude Gueux 1834, il dépeint la cruauté des exécutions capitales auxquelles il a assisté dans son enfance. S'il avoue que l'écriture l'a libéré d'une culpabilité, il ajoute, dans la préface de 1832 du dernier jour d'un condamné, que se laver les mains est bien, empêcher le sang de couler serait mieux ». Élu pair de France, Victor Hugo tente sans succès de convaincre ses collègues lors du procès de Pierre Lecomte, accusé de tentative d'assassinat sur Louis-Philippe, d'écarter le châtiment suprême. Mais, c'est au cours de la séance de l'Assemblée constituante du 15 septembre 1848 qu'il prononce son discours le plus célèbre pour l'abolition de la peine de mort. Déjà, en 1830, à l'Assemblée nationale, cette question avait donné lieu à un débat public. La proposition de loi de Destutt de Tracy déposée le 17 août 1830 est suivie d'un vote par la Chambre des députés d'une Adresse au Roi demandant l'abolition. Puis la loi du 28 avril 1832 modifiant le code pénal supprime neuf cas passibles de la peine capitale complot sans attentat, fausse monnaie, contrefaçon des sceaux de l'Etat, certains incendies volontaires, vol avec circonstances aggravantes notamment et généralise les circonstances atténuantes. En 1838 ont lieu de nouveaux débats au cours desquels intervient Lamartine. En 1848 deux jours après la proclamation de la Deuxième République, un décret du Gouvernement provisoire abolit la peine de mort en matière politique. Dans une lettre à Lamartine du 27 février 1848, Victor Hugo approuve l'abolition. Candidat à l'Assemblée constituante lors du scrutin complémentaire du 4 juin 1848, il explique, dans sa profession de foi du 26 mai 1848, ce qu'il attend de la République une liberté sans usurpation et sans violence, une égalité qui admettra la croissance naturelle de chacun, une fraternité non de moines dans un couvent, mais d'hommes libres, donnera à tous l'enseignement comme le soleil donne la lumière. » Après les émeutes de juin, il intervient, pendant tout le mois de juillet, en faveur de nombreux prisonniers politiques menacés d'exécution et de déportation. Quelques mois après la proclamation de la République, il s'agit pour les représentants de la Nation de la doter d'une Constitution. L'article 5 du projet, inspiré par le développement du romantisme révolutionnaire et par le fait que dans une période si troublée les opposants d'aujourd'hui, parfois qualifiés de criminels », ont vocation à devenir les dirigeants de demain, dispose que la peine de mort est abolie en matière politique ». Trois députés, Coquerel, Rabuan et Buvignier, déposent alors des amendements identiques visant à supprimer les mots en matière politique. », ce qui a pour conséquence de proposer d'étendre l'abolition aux crimes de droit commun. C'est pour soutenir cette rédaction de l'article que Victor Hugo intervient à l'improviste », mais il ne parvient pas à la faire adopter. Les amendements sont rejetés par 498 voix contre 216. Victor Hugo poursuivra ce combat jusqu'à sa mort. Lors de l'exil, il mènera une campagne auprès de la population de Guernesey pour la commutation de la peine du criminel John Tapner et échoue face à l'inflexibilité du secrétaire d'État de l'Intérieur, Lord Palmerston. Ses espoirs de voir sa cause progresser avec le retour de la République seront déçus par la sanglante répression des communards ».Pour autant, ce discours constituera une référence pour ceux qui militeront pour l'abolition de la peine de mort jusqu'à la loi du 9 octobre 1981. Le citoyen Victor Hugo. Messieurs, comme l'honorable rapporteur de votre commission, je ne m'attendais pas à parler sur cette grave et importante matière. Je regrette que cette question, la première de toutes peut-être, arrive au milieu de vos délibérations presque à l’improviste, et surprenne les orateurs non préparés. Quant à moi, je dirai peu de mots, mais, ils partiront du sentiment d’une conviction profonde et ancienne. Vous venez de consacrer l’inviolabilité du domicile ; nous vous demandons de consacrer une inviolabilité plus haute et plus sainte encore ; l’inviolabilité de la vie humaine. Messieurs, une constitution, et surtout une constitution faite par et pour la France, est nécessairement un pas dans la civilisation ; si elle n’est point un pas dans la civilisation, elle n’est rien. Très bien ! très bien ! Eh bien, songez-y ! Qu’est-ce que la peine de mort ? La peine de mort est le signe spécial et éternel de la barbarie. Mouvement. Partout où la peine de mort est prodiguée, la barbarie domine ; partout où la peine de mort est rare, la civilisation règne. Mouvement. Ce sont là des faits incontestables. L’adoucissement de la pénalité est un grand et sérieux progrès. Le 18° siècle, c’est là une partie de sa gloire, a aboli la torture ; le 19° abolira certainement la peine de mort. Adhésion à gauche. Plusieurs voix. Oui ! oui ! Le citoyen Victor Hugo. Vous ne l’abolirez pas peut-être aujourd’hui ; mais, n’en doutez pas, vous l’abolirez ou vos successeurs l’aboliront demain ! Les mêmes voix. Nous l’abolirons ! Agitation. Le citoyen Victor Hugo. Vous écrivez en tête du préambule de votre constitution En présence de Dieu, » et vous commenceriez par lui dérober, à ce Dieu, ce droit qui n’appartient qu’à lui, le droit de vie et de mort. Très bien ! très bien ! Messieurs, il y a trois choses qui sont à Dieu et qui n’appartiennent pas à l’homme l’irrévocable, l’irréparable, l’indissoluble. Malheur à l’homme s’il les introduit dans ses lois ! Mouvement. Tôt ou tard elles font plier la société sous leur poids, elles dérangent l’équilibre nécessaire des lois et des mœurs, elles ôtent à la justice humaine ses proportions ; et alors il arrive ceci, réfléchissez-y, messieurs, Profond silence que la loi épouvante la conscience ! Sensation. Messieurs, je suis monté à cette tribune pour vous dire un seul mot, un mot décisif, selon moi ; ce mot, le voici Écoutez ! écoutez ! Après février, le peuple eut une grande pensée le lendemain du jour où il avait brûlé le trône, il voulut brûler l’échafaud. Très bien ! — Sensation. Ceux qui agissaient sur son esprit alors ne furent pas, je le regrette profondément, à la hauteur de son grand cœur. A gauche Très bien ! Le citoyen Victor Hugo. On l’empêcha d’exécuter cette idée sublime. Eh bien, dans le premier article de la constitution que vous vous votez, vous venez de consacrer la première pensée du peuple, vous avez renversé le trône; maintenant consacrez l’autre, renversez l’échafaud. Vif assentiment sur plusieurs bancs.Je vote l’abolition pure, simple et définitive de la peine de mort. Sila voix du poète est ferme ou enjouée dans les premiers livres, elle apparaît de plus en plus menacée par la tentation du silence. C'est qu'il faut, pour Hugo, parvenir à dire l'indicible. C'est en ce sens que le blanc qui suit la date du 4 septembre 1843 fait office de vide menaçant. Le poème suivant montre que ce gouffre a englouti Nous présentons deux textes de Victor Hugo. Le premier est celui du récit de la mort d'Honoré de Balzac 1799-1850 tandis que le deuxième est celui de l'oraison funèbre qu'il a prononcée devant la tombe du célèbre écrivain. Écrit d'un ton familier, le premier est truffé d'anecdotes. Le second est chargé de gravité, exaltant le génie de Balzac et méditant la mort qui est une grande égalité et une grande liberté».La mort de Balzac par Victor Hugo Le 18 août 1850, ma femme, qui avait été dans la journée pour voir Mme de Balzac, me dit que M. de Balzac se mourait. J'y courus. M. de Balzac était atteint depuis dix-huit mois d'une hypertrophie du coeur. Après la révolution de Février, il était allé en Russie et s'y était marié. Quelques jours avant son départ, je l'avais rencontré sur le boulevard; il se plaignait déjà et respirait bruyamment. En mai 1850, il était revenu en France, marié, riche et mourant. En arrivant, il avait déjà les jambes enflées. Quatre médecins consultés l'auscultèrent. L'un d'eux, M. Louis, me dit le 6 juillet Il n'a pas six semaines à vivre. C'était la même maladie que Frédéric Soulié. Le 18 août, j'avais mon oncle, le général Louis Hugo, à dîner. Sitôt levé de table, je le quittai et je pris un fiacre qui me mena avenue Fortunée, n° 14, dans le quartier Beaujon. C'était là que demeurait M. de Balzac. Il avait acheté ce qui restait de l'hôtel de M. de Beaujon, quelques corps de logis bas échappés par hasard à la démolition ; il avait magnifiquement meublé ces masures et s'en était fait un charmant petit hôtel, ayant porte cochère sur l'avenue Fortunée et pour tout jardin une cour longue et étroite où les pavés étaient coupés çà et là de plates-bandes. Je sonnai. Il faisait un clair de lune voilé de nuages. La rue était déserte. On ne vint pas. Je sonnai une seconde fois. La porte s'ouvrit. Une servante m'apparut avec une chandelle. Que veut monsieur ? » dit-elle. Elle pleurait. Je dis mon nom. On me fit entrer dans le salon qui était au rez-de- chaussée, et dans lequel il y avait, sur une console opposée à la cheminée, le buste colossal en marbre de Balzac par David. Une bougie brûlait sur une riche table ovale posée au milieu du salon et qui avait en guise de pieds six statuettes dorées du plus beau goût. Une autre femme vint qui pleurait aussi et me dit Il se meurt. Madame est rentrée chez elle. Les médecins l'ont abandonné depuis hier. Il a une plaie à la jambe gauche. La gangrène y est. Les médecins ne savent ce qu'ils font. Ils disaient que l'hydropisie de monsieur était une hydropisie couenneuse, une infiltration, c'est leur mot, que la peau et la chair étaient comme du lard et qu'il était impossible de lui faire la ponction. Eh bien, le mois dernier, en se couchant, Monsieur s'est heurté à un meuble historié, la peau s'est déchirée, et toute l'eau qu'il avait dans le corps a coulé. Les médecins ont dit Tiens ! Cela les a étonnés et depuis ce temps-là ils lui ont fait la ponction. Ils ont dit Imitons la nature. Mais il est venu un abcès à la jambe. C'est M. Roux qui l'a opéré. Hier on a levé l'appareil. La plaie, au lieu d'avoir suppuré, était rouge, sèche et brûlante. Alors ils ont dit Il est perdu ! et ne sont plus revenus. On est allé chez quatre ou cinq, inutilement. Tous ont répondu Il n'y a rien à faire. La nuit a été mauvaise. Ce matin, à neuf heures, monsieur ne parlait plus. Madame a fait chercher un prêtre. Le prêtre est venu et a donné à Monsieur l'extrême- onction. Monsieur a fait signe qu'il comprenait. Une heure après, il a serré la main à sa soeur, Mme de Surville. Depuis onze heures il râle et ne voit plus rien. Il ne passera pas la nuit. Si vous voulez, monsieur, je vais aller chercher M. de Surville, qui n'est pas encore couché. » La femme me quitta. J'attendis quelques instants. La bougie éclairait à peine le splendide ameublement du salon et de magnifiques peintures de Porbus et de Holbein suspendues aux murs. Le buste de marbre se dressait vaguement dans cette ombre comme le spectre de l'homme qui allait mourir. Une odeur de cadavre emplissait la maison. M. de Surville entra et me confirma tout ce que m'avait dit la servante. Je demandai à voir M. de Balzac. Nous traversâmes un corridor, nous montâmes un escalier couvert d'un tapis rouge et encombré d'objets d'art, vases, statues, tableaux, crédences portant des émaux, puis un autre corridor, et j'aperçus une porte ouverte. J'entendis un râlement haut et sinistre. J'étais dans la chambre de Balzac. Un lit était au milieu de cette chambre. Un lit d'acajou ayant au pied et à la tête des traverses et des courroies qui indiquaient un appareil de suspension destiné à mouvoir le malade. M. de Balzac était dans ce lit, la tête appuyée sur un monceau d'oreillers auxquels on avait ajouté des coussins de damas rouge empruntés au canapé de la chambre. Il avait la face violette, presque noire, inclinée à droite, la barbe non faite, les cheveux gris et coupés courts, l'oeil ouvert et fixe. Je le voyais de profil, et il ressemblait ainsi à l'Empereur. Une vieille femme, la garde, et un domestique se tenaient debout des deux côtés du lit. Une bougie brûlait derrière le chevet sur une table, une autre sur une commode près de la porte. Un vase d'argent était posé sur la table de nuit. Cet homme et cette femme se taisaient avec une sorte de terreur et écoutaient le mourant râler avec bruit. La bougie au chevet éclairait vivement un portrait d'homme jeune, rose et souriant, suspendu près de la cheminée. Une odeur insupportable s'exhalait du lit. Je soulevai la couverture et je pris la main de Balzac. Elle était couverte de sueur. Je la pressai. Il ne répondit pas à la pression. C'était cette même chambre où je l'étais venu voir un mois auparavant. Il était gai, plein d'espoir, ne doutant pas de sa guérison, montrant son enflure en riant. Nous avions beaucoup causé et disputé politique. Il me reprochait ma démagogie». Lui était légitimiste. Il me disait Comment avez-vous pu renoncer avec tant de sérénité à ce titre de pair de France, le plus beau après le titre de roi de France» - Il me disait aussi J'ai la maison de M. de Beaujon, moins le jardin, mais avec la tribune sur la petite église du coin de la rue. J'ai là dans mon escalier une porte qui ouvre sur l'église. Un tour de clef et je suis à la messe. Je tiens plus à cette tribune qu'au jardin.» - Quand je l'avais quitté, il m'avait reconduit jusqu'à cet escalier, marchant péniblement, et m'avait montré cette porte, et il avait crié à sa femme Surtout, fais bien voir à Hugo tous mes tableaux.» La garde me dit Il mourra au point du jour.» Je redescendis, emportant dans ma pensée cette figure livide ; en traversant le salon, je retrouvai le buste immobile, impassible, altier et rayonnant vaguement, et je comparai la mort à l'immortalité. Rentré chez moi, c'était un dimanche, je trouvai plusieurs personnes qui m'attendaient, entre autres Riza-Bey, le chargé d'affaires de Turquie, Navarrete, le poète espagnol et le comte Arrivabene, proscrit italien. Je leur dis Messieurs, l'Europe va perdre un grand esprit.» Il mourut dans la nuit. Il avait cinquante et un ans. Extrait de Chez Soi, n° 43, 10 août 1907; Site Les célébrités et la mort ses-obseques-sa-tombe-anecdote Dicours prononcé aux funérailles de M. Honoré de Balzac 29 août 1850 Messieurs, L'homme qui vient de descendre dans cette tombe était de ceux auxquels la douleur publique fait cortège. Dans les temps où nous sommes, toutes les fictions sont évanouies. Les regards se fixent désormais non sur les têtes qui règnent, mais sur les têtes qui pensent, et le pays tout entier tressaille lorsqu'une de ces têtes disparaît. Aujourd'hui, le deuil populaire, c'est la mort de l'homme de talent; le deuil national, c'est la mort de l'homme de génie. Messieurs, le nom de Balzac se mêlera à la trace lumineuse que notre époque laissera à l'avenir. M. de Balzac faisait partie de cette puissante génération des écrivains du dix-neuvième siècle qui est venue après Napoléon, de même que l'illustre pléiade du dix-septième est venue après Richelieu - comme si, dans le développement de la civilisation, il y avait une loi qui fit succéder aux dominateurs par le glaive les dominateurs de par l'esprit. M. de Balzac était un des premiers parmi les plus grands, un des plus hauts parmi les meilleurs. Ce n'est pas le lieu de dire ici tout ce qu'était cette splendide et souveraine intelligence. Tous ses livres ne forment qu'un livre, livre vivant, lumineux, profond, où l'on voit aller et venir et marcher et se mouvoir, avec je ne sais quoi d'effaré et de terrible mêlé au réel, toute notre civilisation contemporaine; livre merveilleux que le poète a intitulé comédie et qu'il aurait pu intituler histoire, qui prend toutes les formes et tous les styles, qui dépasse Tacite et qui va jusqu'à Suétone, qui traverse Beaumarchais et qui va jusqu'à Rabelais; livre qui est l'observation et qui est l'imagination; qui prodigue le vrai, l'intime, le bourgeois, le trivial, le matériel, et qui par moment, à travers toutes les réalités brusquement et largement déchirées, laisse tout à coup entrevoir le plus sombre et le plus tragique idéal. À son insu, qu'il le veuille ou non, qu'il y consente ou non, l'auteur de cette oeuvre immense et étrange est de la forte race des écrivains révolutionnaires. Balzac va droit au but. Il saisit corps à corps la société moderne. Il arrache à tous quelque chose, aux uns l'illusion, aux autres l'espérance, à ceux-ci un cri, à ceux-là un masque. Il fouille le vice, il dissèque la passion. Il creuse et sonde l'homme, l'âme, le coeur, les entrailles, le cerveau, l'abîme que chacun a en soi. Et, par un don de sa libre et vigoureuse nature, par un privilège des intelligences de notre temps qui, ayant vu de près les révolutions, aperçoivent mieux la fin de l'humanité et comprennent mieux la Providence, Balzac se dégage souriant et serein de ces redoutables études qui produisaient la mélancolie chez Molière et la misanthropie chez Rousseau. Voilà ce qu'il a fait parmi nous. Voilà l'oeuvre qu'il nous laissé, oeuvre haute et solide, robuste entassement d'assises de granit, monument, oeuvre du haut de laquelle resplendira désormais sa renommée. Les grands hommes font leur propre piédestal; l'avenir se charge de la statue. Sa mort a frappé Paris de stupeur. Depuis quelques mois il était rentré en France. Se sentant mourir, il avait voulu revoir la patrie, comme la veille d'un grand voyage on vient embrasser sa mère! Sa vie a été courte, mais pleine; plus remplie d'oeuvres que de jours! Hélas! ce travailleur puissant et jamais fatigué, ce philosophe, ce penseur, ce poète, ce génie, a vécu parmi nous de cette vie d'orages, de luttes, de querelles, de combats, commune dans tous les temps à tous les grands hommes. Aujourd'hui, le voici en paix. Il sort des contestations et des haines. Il entre, le même jour, dans la gloire et le tombeau. Il va briller désormais, au-dessus de toutes ces nuées qui sont nos têtes, parmi les étoiles de la patrie. Vous tous qui êtes ici, est-ce que vous n'êtes pas tentés de l'envier? Messieurs, quelle que soit notre douleur en présence d'une telle perte, résignons-nous à ces catastrophes. Acceptons-les dans ce qu'elles ont de poignant et de sévère. Il est bon peut-être, il est nécessaire peut-être, dans une époque comme la nôtre, que de temps en temps une grande mort communique aux esprits dévorés de doute et de scepticisme un ébranlement religieux. La Providence sait ce qu'elle fait lorsqu'elle met ainsi le peuple face à face avec le mystère suprème, et quand elle lui donne à méditer la mort qui est la grande égalité et qui est aussi la grande liberté. La Providece sait ce quelle fait, car c'est là le plus haut de tous les enseignements. Il ne peut y avoir que d'austères et sérieuses pensées dans tous les coeurs, quand un sublime esprit fait majestueusement son entrée dans l'autre vie! quand un de ces êtres qui ont plané longtemps au-dessus de la foule avec les ailes visibles du génie, déployant tout à coup ces autres ailes qu'on ne voit pas, s'enfonce brusquement dans l'inconnu! Non, ce n'est pas l'inconnu! Non, je l'ai déjà dit dans une autre occasion douloureuse, et je ne me lasserai pas de le répéter, non, ce n'est pas la nuit, c'est la lumière! Ce n'est pas la fin, c'est le commencement! Ce n'est pas le néant, c'est l'éternité! N'est-il pas vrai, vous tous qui m'écoutez? De pareils cercueils démontrent l'immortalité; en présence de certains morts illustres, on sent plus distinctement les destinées divines de cette intelligence qui traverse la terre pour souffrir et pour se purifier et qu'on appelle l'homme, et l'on se dit qu'il est impossible que ceux qui ont été des génies pendant leur vie ne soient pas des âmes après leur mort! Victor Hugo, Littérature et philosophie mêlées, Tome 2 , Paris, Librairie L. Hachette et Cie, 1868 Cest dans le même esprit que, dans un autre texte de 1842, non-publié celui-là, l'adversaire de la peine de mort qu'est Victor Hugo [30] évoque l'arrivée de la « civilisation » à Alger, devant les yeux étonnés d'un « groupe nombreux, hommes, femmes, arabes, juifs, européens, accourus et amassés autour du bateau à vapeur » qui l'a amenée depuis la France : il s'agit d'une Ce que c'est que la mort - Victor Hugo LA MORT ET LE DEUILTHEME GENERAL Ce que c'est que la mort "Les Contemplations" - 1856Victor HugoRécitant Michel BouquetNe dites pas mourir ; dites naître. voit ce que je vois et ce que vous voyez ;On est l’homme mauvais que je suis, que vous êtes ;On se rue aux plaisirs, aux tourbillons, aux fêtes ;On tâche d’oublier le bas, la fin, l’écueil,La sombre égalité du mal et du cercueil ;Quoique le plus petit vaille le plus prospère ;Car tous les hommes sont les fils du même père ;Ils sont la même larme et sortent du même vit, usant ses jours à se remplir d’orgueil ;On marche, on court, on rêve, on souffre, on penche, on tombe,On monte. Quelle est donc cette aube ? C’est la suis-je ? Dans la mort. Viens ! Un vent inconnuVous jette au seuil des cieux. On tremble ; on se voit nu,Impur, hideux, noué des mille noeuds funèbresDe ses torts, de ses maux honteux, de ses ténèbres ;Et soudain on entend quelqu’un dans l’infiniQui chante, et par quelqu’un on sent qu’on est béni,Sans voir la main d’où tombe à notre âme méchanteL’amour, et sans savoir quelle est la voix qui arrive homme, deuil, glaçon, neige ; on se sentFondre et vivre ; et, d’extase et d’azur s’emplissant,Tout notre être frémit de la défaite étrangeDu monstre qui devient dans la lumière un ange. _________________La poésie, c'est les paroles éparses du réel Octavio Paz Permission de ce forumVous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum VictorHugo, qui avait six ans, reçut avec ses frères des leçons d'un ancien prêtre marié, Larivière, excellent latiniste, qui lui apprit à aimer Virgile. L'enfant eut également à cette époque pour maître bénévole, le général Lahorie, alors proscrit et que Mme Hugo accueillit pendant quelque temps aux Feuillantines. Il continua ainsi des études peu suivies jusqu'en
Bien que Hugo ait lui-même qualifié de "philosophiques" certaines de ses oeuvres - de Littérature et philosophie mêlées publié en 1834 au long poème intitulé "Philosophie" dans Religions et religion 1880 - il ne va pas pour autant de soi que l'on puisse véritablement parler d'une philosophie de Victor Hugo. Nietzsche estimait même, pour sa part, que "ce qui frappe chez Victor Hugo, qui a l'ambition de vouloir passer pour un penseur c'est l'absence de la pensée". Faut-il être aussi sévère ? On serait certes en peine de trouver chez Hugo un enchaînement rationnel des idées, une argumentation en bonne et due forme ou la construction d'un système cohérent, voire des idées philosophiques entièrement originales. Mais l'omniprésence, dans sa poésie comme dans son oeuvre en prose, de thèmes tels que Dieu, le mal, la mort, le droit et la morale, l'histoire et le progrès, la fatalité et la liberté témoignent de préoccupations authentiquement philosophiques, si l'on admet que la philosophie ne prend pas nécessairement une forme conceptuelle, mais peut revêtir une forme vivante et s'incarner dans des images. Ombre et lumière, Dieu et Satan, grotesque et sublime les antithèses, dont Hugo use et abuse, ne sont pas de simples figures rhétoriques. Elles expriment une vision du monde conçu comme un éternel combat entre les forces antagonistes du bien et du mal. Le mal est, chez lui, en premier lieu la conséquence nécessaire de la création "Dieu donc fit l'univers, l'univers fit le mal1." Le mal s'identifie ici au monde matériel - "Le mal, c'est la matière" - et à la nature elle-même, "effrayant abîme" que Hugo peint sous un aspect lugubre. La loi terrible du monde c'est que "toute la nature que nous avons sous les yeux est mangeante ou mangée. [...] Notre vie est faite de mort. Telle est la loi terrifiante". On songe à Schopenhauer. Au sinistre tableau des misères de la création, il faut ajouter les maux dont la responsabilité incombe à l'homme lui-même. Qu'il s'agisse des Thénardier, de Clubin dans Les travailleurs de la mer ou de Barkilphedro dans L'homme qui rit, les romans de Hugo sont peuplés de personnages dont l'extrême noirceur tient tout à la fois au déterminisme du caractère et à l'action des circonstances. S'il y a des âmes davantage prédisposées au mal et d'autres, pures et lumineuses - comme celles de Gilliatt ou de Gwynplaine -, qui inclinent naturellement au bien, toutefois, quels que soient la triste condition qui est la nôtre et le lot imparti à chacun, l'individu possède un libre arbitre qui lui permet de s'arracher à la fatalité - l'anankè - et d'écouter la voix du devoir "L'homme est une prison où l'âme reste libre." Jean Valjean, aux prises avec sa conscience dans le chapitre "Tempête sous un crâne" des Misérables, en est la figure exemplaire. Offre limitée. 2 mois pour 1€ sans engagement Mais les hommes sont-ils réellement responsables du mal ? Les textes suggèrent parfois le contraire "Ah ! vous voulez qu'on soit responsable ? De quoi ? /D'être homme de tel siècle ou bien fils de tel roi ? [...] Est-on donc accusable et sera-t-on puni /De la place où vous met l'obscure destinée ?" Cette idée, selon laquelle l'homme naît innocent, est de plus en plus accentuée chez Hugo, à mesure que s'affirme sa pensée sociale et politique. Il accuse désormais l'ignorance et les circonstances "Humanité, c'est identité. Tous les hommes sont la même argile. Nulle différence, ici-bas du moins, dans la prédestination. Même ombre avant, même chair pendant, même cendre après. Mais l'ignorance mêlée à la pâte humaine la noircit." Le mal ne saurait donc être une fatalité. Et si l'histoire "a été presque toujours écrite jusqu'à présent au point de vue misérable du fait ; il est temps de l'écrire au point de vue du principe". L'optimisme de Hugo procède ici de la conviction que l'histoire est en marche, que "Nous allons à l'amour, au bien, à l'harmonie" et que "Les mondes, qu'aujourd'hui le mal habite et creuse /Echangeront leur joie à travers l'ombre heureuse6". La légende des siècles sera l'épopée messianique de ce progrès. Victor Hugo se propose d'y peindre "l'épanouissement du genre humain de siècle en siècle, l'homme montant des ténèbres à l'idéal, la transfiguration paradisiaque de l'enfer terrestre, l'éclosion lente et suprême de la liberté". Sans doute davantage visionnaire que véritablement philosophe, le poète se conçoit comme le songeur ou le mage, dont le flambeau éclaire cette marche à l'Idéal pour le reste de l'humanité. Les plus lus OpinionsLa chronique de Pierre AssoulinePierre AssoulineEditoAnne RosencherChroniquePar Gérald BronnerLa chronique d'Aurélien SaussayPar Aurélien Saussay, chercheur à la London School of Economics, économiste de l'environnement spécialiste des questions de transition énergétique
7549citations de Victor Hugo. Si tu savais combien je t'aime, combien tu es nécessaire à ma vie, tu n'oserais . 7549 citations de Victor Hugo. Si tu savais combien je t'aime, combien tu es nécessaire à ma vie, tu n'oserais . fermer. Accueil Mes livres Ajouter des livres. Découvrir. Livres Auteurs Lecteurs Critiques Citations Listes Quiz Groupes Questions Prix
403 ERROR The Amazon CloudFront distribution is configured to block access from your country. We can't connect to the server for this app or website at this time. There might be too much traffic or a configuration error. Try again later, or contact the app or website owner. If you provide content to customers through CloudFront, you can find steps to troubleshoot and help prevent this error by reviewing the CloudFront documentation. Generated by cloudfront CloudFront Request ID 38_ZAOAgOr2S7AxFob3Bp2tqyR7Scqd0MsolickVz4xr4_AKoGN46Q==
Leprodige de ce grand départ céleste qu'on appelle la mort, [] - Victor Hugo. citation 1. Le prodige de ce grand départ céleste qu'on appelle la mort, c' est que ceux qui partent ne s' éloignent point. Ils sont dans un monde de clarté, mais ils assistent, témoins attendris, à notre monde de ténèbres. Ils sont en haut et tout près. La cathédrale parisienne frappée lundi par un vaste incendie, est aussi connue dans le monde entier grâce au chef-d’œuvre de Victor Hugo, Notre-Dame de Paris », publié en 1831, roman maintes fois adapté au cinéma, notamment par les studios Disney, à la télévision ou encore sous forme d’œuvres musicales. Notre-Dame en flammes, c’est un rendez-vous dramatique de la France avec elle-même »C’est pour sauver le monument, fort dégradé, que l’écrivain indigné entrepris, en 1831, l’écriture de cet ouvrage. On y trouve ce passage prémonitoire La suite après la publicité Tous les yeux s’étaient levés vers le haut de l’église. Ce qu’ils voyaient était extraordinaire. Sur le sommet de la galerie la plus élevée, plus haut que la rosace centrale, il y avait une grande flamme qui montait entre les deux clochers avec des tourbillons d’étincelles, une grande flamme désordonnée et furieuse dont le vent emportait par moments un lambeau dans la fumée. Au-dessous de cette flamme, au-dessous de la sombre balustrade à trèfles de braise, deux gouttières en gueules de monstres vomissaient sans relâche cette pluie ardente qui détachait son ruissellement argenté sur les ténèbres de la façade inférieure. » À mesure qu’ils approchaient du sol, les deux jets de plomb liquide s’élargissaient en gerbes, comme l’eau qui jaillit des mille trous de l’arrosoir. Au-dessus de la flamme, les énormes tours, de chacune desquelles on voyait deux faces crues et tranchées, l’une toute noire, l’autre toute rouge, semblaient plus grandes encore de toute l’immensité de l’ombre qu’elles projetaient jusque dans le ciel. »Il s’agit en fait d’une diversion de Quasimodo, le sonneur de cloches bossu, que l’on découvre caché dans les ténèbres, l’œil étincelant », pour distraire des truands ». Hugo écrit encore Deux jets de plomb fondu tombaient du haut de l’édifice au plus épais de la cohue. Cette mer d’hommes venait de s’affaisser sous le métal bouillant qui avait fait, aux deux points où il tombait, deux trous noirs et fumants dans la foule, comme ferait de l’eau chaude dans la neige. On y voyait remuer des mourants à demi calcinés et mugissant de douleur. Autour de ces deux jets principaux, il y avait des gouttes de cette pluie horrible qui s’éparpillaient sur les assaillants et entraient dans les crânes comme des vrilles de flamme. C’était un feu pesant qui criblait ces misérables de mille grêlons. »Le chef-d’œuvre d’Hugo sauva la cathédraleDans le chapitre intitulé Notre-Dame », Hugo écrit Sans doute, c’est encore aujourd’hui un majestueux et sublime édifice que l’église de Notre-Dame de Paris. » Mais, ajoute-t-il, si belle qu’elle se soit conservée en vieillissant, il est difficile de ne pas soupirer, de ne pas s’indigner devant des dégradations, des mutilations sans nombre que simultanément le temps et les hommes ont fait subir au vénérable monument, sans respect pour Charlemagne qui avait posé la première pierre, pour Philippe-Auguste qui en avait posé la dernière. »Dans la préface de son roman, Hugo se plaignait sans ambages du sort réservé depuis tantôt deux cents ans avec les merveilleuses églises du Moyen Age ». Les mutilations leur viennent de toutes parts, du dedans comme du dehors », suite après la publicité L’église elle-même s’effacera bientôt peut-être de la terre », prophétisait l’ publication du livre attira l’attention générale sur l’état inadmissible » du mouvement d’opinion aboutit à la décision d’établir un concours auquel participèrent de nombreux architectes, parmi lesquels Lassus et Viollet-le-Duc, dont le projet de réhabilitation du monument fut retenu en juillet 1845, une loi fut votée pour la restauration de la suite après la publicitéLe but de Victor Hugo était enfin huit siècles d’histoire en flammesHugo a-t-il sauvé Notre-Dame ? Sans aucun doute. Depuis la parution du chef-d’œuvre d’Hugo, tout un chacun de par le monde rêve que la cathédrale est hantée par les fantômes d’Esmeralda, Quasimodo ou la note rédigée par le romancier à l’occasion de la parution de l’édition définitive de son roman 1832, il prenait soin de rappeler que son livre était un cri contre la décadence actuelle de l’architecture et sur la mort ». “Notre-Dame de Paris” a peut-être ouvert quelques perspectives vraies sur l’art du Moyen Age, sur cet art merveilleux jusqu’à présent inconnu des uns, et ce qui est pis encore, méconnu des autres », écrivait Hugo. Mais l’auteur est bien loin de considérer comme accomplie la tâche qu’il s’est volontairement imposée », poursuivait l’écrivain. Il a déjà plaidé dans plus d’une occasion la cause de notre vieille architecture, il a déjà dénoncé à haute voix bien des profanations, bien des démolitions, bien des impiétés. Il ne se lassera pas. » Sansvoir la main d'où tombe à notre âme méchante L'amour, et sans savoir quelle est la voix qui chante. On arrive homme, deuil, glaçon, neige ; on se sent Fondre et vivre ; et , d'extase et d'azur s'emplissant, Tout notre être frémit de la défaite étrange Du monstre qui devient dans la lumière un ange . Victor HUGO Recueil: Les Nombre de vues 463 Ce que c’est que la mort Ne dites pas mourir ; dites naître. Croyez. On voit ce que je vois et ce que vous voyez ; On est l’homme mauvais que je suis, que vous êtes ; On se rue aux plaisirs, aux tourbillons, aux fêtes ; On tâche d’oublier le bas, la fin, l’écueil, La sombre égalité du mal et du cercueil ; Quoique le plus petit vaille le plus prospère ; Car tous les hommes sont les fils du même père ; Ils sont la même larme et sortent du même oeil. On vit, usant ses jours à se remplir d’orgueil ; On marche, on court, on rêve, on souffre, on penche, on tombe, On monte. Quelle est donc cette aube ? C’est la tombe. Où suis-je ? Dans la mort. Viens ! Un vent inconnu Vous jette au seuil des cieux. On tremble ; on se voit nu, Impur, hideux, noué des mille noeuds funèbres De ses torts, de ses maux honteux, de ses ténèbres ; Et soudain on entend quelqu’un dans l’infini Qui chante, et par quelqu’un on sent qu’on est béni, Sans voir la main d’où tombe à notre âme méchante L’amour, et sans savoir quelle est la voix qui chante. On arrive homme, deuil, glaçon, neige ; on se sent Fondre et vivre ; et, d’extase et d’azur s’emplissant, Tout notre être frémit de la défaite étrange Du monstre qui devient dans la lumière un ange. Victor HUGO 1802-1885 .